Avec Paul Alexandre, Ditis lance le , les quatre premiers romans de la collection «Détective-club» sortent des presses[2]: la collection suisse donnera 114 numéros jusqu'en 1955.
En , le siège de la maison est en partie transféré à Paris, d'abord au 4, rue Choron, puis finalement au 13 rue de Buci en 1948[1]. La direction en est confiée à Paul Alexandre, un ami de Ditis. Une filiale a pignon sur rue à Bruxelles. Une autre collection «Détective-club» est lancée à Paris et comptera 97 numéros jusqu'en 1955.
Orientées vers le roman policier d'énigme, le suspense, le roman noir et la science-fiction, les collections de Ditis visent un large public, notamment «Détective-club», spécialisée dans les auteurs américains, et «La Chouette» qui permet à de jeunes auteurs français de faire leurs premières armes et qui totalise deux cent vingt numéros sous des couvertures signées Gianni Benvenuti(en) (1926-2005)[3]. La sous-collection «Sciences-S-fiction» lancée en 1960 ne compta que 8 titres[4].
En , Frédéric Ditis, sous l'impulsion de Flammarion, lance avec Jacques Gervais[5], la collection de poches «J'ai Lu» et la sous-collection J'ai lu policier réédite dans les années 1960 plusieurs des romans parus dans «Détective-club»[6].
En conséquence, les éditions Ditis cessent de publier des collections littéraires après 1962. Dans l'intervalle, en 1959, Ditis fonde les Éditions Alpha qui publient une collection de livres, «Les Visuels», consacrée aux sujets scientifiques par l'image, qui amenèrent la maison à s'orienter vers la réalisation de films d'animation[1].
↑ Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux, «Le boom éditorial de l’après-guerre», in: Aux origines de la Pop Culture. Le Fleuve noir et les Presses de la Cité au cœur du transmédia à la française, 1945-1990, Paris, La Découverte, 2022, p.14-143 — extrait sur Cairn.info.