Diégonéfla

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Diégonéfla
Vue aérienne de la ville de Diégonéfla du côté de la grande mosquée.
Géographie
Pays
District
Région
Département
Coordonnées
Démographie
Population
74 076 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut

Diégonéfla Écouter est une localité située au centre - ouest de la Côte d’Ivoire, dans le département d’Oumé, au sein de la région du Gôh et du district du Gôh-Djiboua. Comptant 75 167 habitants en 2024, elle constitue une ville importante au cœur de la boucle du cacao.

Le nom « Diégonéfla » vient de la langue Gouro et signifie « le village du tuteur garçon ». En langue Gban, la localité est appelée « Guiezala », ce qui se traduit par « ce village prendra des proportions plus grandes que les vôtres ». Ce nom reflète le fait que, autrefois, les villages voisins sous-estimaient Diégonéfla en raison de sa taille modeste.

Famille

Le village de Diégonéfla, dont le nom originel en langue Gban est Guiézala, signifie « ce village prendra des proportions plus grandes que les vôtres ». Ce nom traduit le regard des villages voisins qui sous-estimaient autrefois cette localité, jugée trop petite. Cependant, aujourd’hui, on l’appelle Diégonéfla, un nom provenant de la langue Gouro, qui signifie « le village du tuteur de garçon ». Ce surnom reflète l’histoire singulière du village et la cruauté du capitaine Fouchard, administrateur colonial et fondateur du village, surnommé par les Gouro « piment qui brûle » pour sa sévérité envers ses sujets. À l’époque, les Gouro servaient de traducteurs auprès des colons, ce qui a contribué à cette appellation.

Le village a été créé en 1908 par une initiative du capitaine Fouchard. Il rassembla quinze personnes issues de trois villages situés sur l’axe Gagnoa. Six membres provenaient de Tiegba, six autres de Bronda et trois de Goueda. Tous étaient Gban et vivaient de la chasse, de la cueillette et d’autres activités traditionnelles. L’objectif du capitaine Fouchard était de former une communauté organisée sur le site qu’il avait choisi, bien qu’il n’y ait pas trouvé d’habitants préexistants avec qui passer des accords. Diégonéfla a été officiellement érigé en village en 1910 par l’administration coloniale, même si la date exacte de l’acte de création reste inconnue.

Au fil des décennies, plusieurs chefs se sont succédé à la tête du village. Parmi eux : l’honorable Valia Kaouili Sassiwnsou, Sassibaclozoro, Kaouili Sarala Jean Pierre, Kaouili Gbakapascal, Kourdé Baclo Paul, et depuis le , Guigba Jean Samuel Danghon.

Diégonéfla est composée de dix grandes familles issues d’un ancêtre commun : Mana Xavia, Zikegougou, Sassiwnsson, Golezouka, Viguidangbo, Kaouili Kloudé (1908), Kouamegbohkohou (vers 1915), The Gbizie (vers 1915), Kakoourigouli (1912) et Mouhan Kouakfélé.

Le village possède plusieurs campements aux alentours, notamment la scierie Jacob, le groupement Tiama (ressortissants du canton N’Da de Bocabo), et UAU (Baoulé, Broukro et Kôlègua, Gban du canton N’Da). Parmi ses sites sacrés, le village abrite Zah Goliah, situé à l’entrée du cimetière sur l’axe Diégonéfla-Gagnoa.

La terre à Diégonéfla s’acquiert de différentes manières : par don, héritage, location ou achat. Les villages voisins comprennent Gandi Bomeneda, Tiegba, Blékoua, Akroufla, Dokoya et Tonla.

Aujourd’hui, Diégonéfla, qui compte 75 167 habitants en 2024, est reconnue comme une localité importante de la boucle du cacao, mêlant histoire coloniale, traditions locales et croissance démographique.


La localité de Diégonéfla a été créée entre 1898 et 1910 par le capitaine Fauchard, à l’origine comme un campement pénitencier. Le groupe Gban, dont le nom signifie « au milieu d’eux », vivait alors aux côtés des Gouro dans la ville d’Oumé. Contraints de quitter leur lieu de résidence par les Gouro, ceux-ci leur dirent en langue locale « Ka gou », c’est-à-dire « allez-y », donnant ainsi naissance au nom Gagou. Le peuple Gban se déplaça alors vers les Bétés de Gagnoa, s’installant à Lahouda, un village de la future sous-préfecture de Diégonéfla. En 1995, Diégonéfla fut officiellement érigée en commune par le décret n°95-942 du .

Les familles autochtones de la ville de Diégonefla sont les Mana , Zikegougou, Sassiwnsson, Golezouka, Viguidangbo, Kaouili Kloudé, Bakro, Kouamegbohkohou, Gbizie, Kakoourigouli et Mouhan Kouakfélé.

Géographie

Situation

La ville de Diégonéfla fait partie de la région du Gôh. Sa forme est polygonale et s’inscrit en grande partie dans la sous-préfecture de Tonla. Elle est limitée à l’est par la sous-préfecture d’Oumé, à l’ouest par le terroir villageois de Tiégba, à la sous-préfecture de Diégonéfla, au nord par la sous-préfecture de Tonla, et au sud par le terroir villageois de Bidié et le département de Lakota. Sa superficie est de 1 256 km2, avec une population d’environ 51 019 habitants en 2014. En 2021, la population de la ville était estimée à 74 076 habitants.

Climat

Diégonéfla se situe dans le sud de la Côte d’Ivoire, une région au climat très humide, caractérisée par quatre saisons. La grande saison des pluies s’étend d’avril à la mi-juillet, suivie d’une petite saison sèche de la mi-juillet à septembre. Une petite saison des pluies revient de septembre à novembre, puis la grande saison sèche domine de décembre à mars. Les températures y varient généralement entre 21 et 35 °C.[1]

Végétation

Diégonéfla se trouve dans une zone forestière dense, aujourd’hui largement dégradée en raison de l’expansion intensive de la culture du cacao[1].

Hydrographie

Diégonéfla est traversée par un affluent de la rivière Sangoué, qui coule sur sa rive droite et se ramifie en plusieurs branches, alimentant ainsi de nombreuses sources et cours d’eau secondaires. Ces affluents jouent un rôle essentiel dans l’irrigation des terres agricoles, soutiennent la biodiversité locale et constituent une ressource importante pour les habitants du village, tant pour les besoins domestiques que pour la pêche traditionnelle[1].

Administration

La commune de Diégonéfla fait partie du département d'Oumé, elle est située dans la région du Gôh et plus précisément dans le district du Gôh-Djiboua. Elle est un chef-lieu de commune[2].

Maire de la commune de Diégonéfla depuis 2013
Bagrou Goli, Maire de la commune de Diégonéfla
Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1995 Kouassi Body Théodore PDCI-RDA Homme politique élu
Ladé Anderson Homme politique élu
2013 Bagrou Goli Jean Simon[3] PDCI-RDA Homme politique élu
ZEGOUA DOMINIQUE député de la circonscription de Diégonéfla et Tonla.
ZEGOUA DOMINIQUE, député de la circonscription de Diégonéfla et Tonla.
Liste des députés successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
Feu Kakou Bankoulé Robert PDCI-RDA Homme politique élu
Décembre 2000 Odette Soyet FPI Femme politique élu
Kouassi Body Théodore PDCI-RDA Homme politique élu
2018 Zegoua Dominique RHDP Homme politique élu

Société

Éducation

La commune de Diégonéfla a plus de 230 écoles primaires, 12 établissements secondaires et un établissement secondaire technique.

  • Lycée Moderne de Diégonéfla
  • Collège APESDI
  • Collège MARSEH
  • Collège LAIDODIA
  • Collège CANDI
  • Collège KAOULY
  • Collège SANGOUE
  • Collège Christ Roi
  • Collège Grace divine
  • Collège MUPED
  • Collège USA

Santé

Le commune compte un centre de santé urbain (CSU), une maternité, un cabinet dentaire privé, plusieurs cliniques et trois pharmacies, dont la pharmacie de Diégonéfla, la pharmacie Sainte Espérance et …

Langues

La langue vernaculaire de la ville est le Gban mais dans la plupart des échanges, le français, langue officielle de la Côte d'Ivoire, est utilisé. De nombreuses personnes s'expriment également dans la langue véhiculaire qu'est le dioula.

Religion

Diégonéfla compte une forte communauté chrétienne et musulmane ainsi que de nombreuses églises évangéliques.

Économie

Diégonéfla est une zone essentiellement agricole : manioc, cacao, maïs, igname, riz, café, banane plantain et les produits vivriers.

Monuments

Monument du patriache Kplé Kaouly

Le monument du patriarche Kplé Kaouly, à l'espace Kaouly de Diégonéfla fondateur de la ville de Diégonéfla, 1er habitants du quartier Gban 1.

Sécurité

La ville de Diégonéfla compte une brigade de gendarmerie depuis 2004 avec pour premier commandant de brigade Aka Bosson ainsi qu'un commissariat de police ouvert depuis 2022 avec à sa tête le Caire Baro Alassane.

Culture

Diegonefla célèbre chaque fin d'année son festival culturel dénommé Festidiego initié par une plate-forme en ligne.

Media : DIEGO NEWS Chaîne en ligne qui reflète des informations sur la ville de Diégonefla[4].

Sport

La localité comptait un club de football, l'AS Union Sportive Diégonéfla, qui évoluait en Championnat de Côte d'Ivoire de football D3.

Quartier de la ville de Diégonéfla

Personnalités liées à la commune

Notes et références

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