DogMan (film, 2023)
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Jonica T. Gibbs
| Réalisation | Luc Besson |
|---|---|
| Scénario | Luc Besson |
| Musique | Éric Serra |
| Acteurs principaux |
Caleb Landry Jones Jonica T. Gibbs |
| Sociétés de production |
Luc Besson Production Europacorp |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 114 minutes |
| Sortie | 2023 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
DogMan est un drame psychologique français réalisé par Luc Besson, sorti en 2023[1].
Il est présenté en avant-première à la Mostra de Venise 2023.
Incarcéré après avoir été arrêté alors qu'il conduisait un camion rempli de chiens, Douglas « Doug » Munrow raconte son parcours à Evelyn, une psychiatre. Son père, tyrannique, élevait des chiens pour les combats. Pour que les chiens soient plus combatifs, il les affamait. La mère de Douglas, soumise, était aussi aimante qu'elle pouvait. Le père interdisait à la mère de nourrir les chiens. Le frère de Douglas l'observe donner discrètement de la nourriture aux chiens. Il le dénonce à son père. Douglas déclare qu'il préfère les chiens à sa famille. Pour le punir, son père l'enferme dans le chenil avec les chiens. Les chiens le protègent et lui témoigne de l'affection. Douglas s'échappe et grandit auprès de ces chiens, qui deviennent ses seuls amis. Le héros est par ailleurs handicapé en raison d'une balle reçue dans le dos. Adulte, mais encore traumatisé, Douglas mène une vie de marginal. Peu à peu, il sombre dans une folie meurtrière[2],[3].
Au travers de flashbacks, Doug raconte l'histoire de sa vie. Parmi ces épisodes, le spectateur découvre son bref passage dans une institution pour mineurs où il tombe amoureux de sa professeure de théâtre, Salma. Cette dernière lui fait découvrir Shakespeare dont il connaîtra par cœur toutes les pièces, plus tard. On découvre aussi Douglas en maître-chien. Bien dressés, les chiens dont il s'occupe l'aident tantôt à voler des bijoux et des objets précieux, tantôt à protéger des personnes dans le besoin. Doug révèle également qu'il s'est régulièrement produit en tant que drag queen dans un numéro de cabaret.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original et francophone : DogMan
- Réalisation et scénario : Luc Besson
- Musique : Éric Serra
- Décors : Hugues Tissandier
- Costumes : Corinne Bruand et Jacki Roach
- Photographie : Colin Wandersman
- Son : Yves Levêque
- Montage : Julien Rey
- Production : Virginie Besson-Silla et Steve Rabineau
- Sociétés de production : Luc Besson Production ; avec la participation d'Ondamax Films et d'EuropaCorp
- Société de distribution : Apollo Films (France)
- Pays de production :
France - Langue originale : anglais
- Budget : 20 millions d'euros [4]
- Format : couleur - 2.39:1
- Genre : drame, thriller
- Durée : 114 minutes
- Dates de sortie[5] :
- Italie : (Mostra de Venise)
- France : (Festival de Deauville) ; (sortie nationale)
Distribution
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Caleb Landry Jones (VF : Donald Reignoux)[6],[7]: Douglas « Doug » Munrow[8]
- Lincoln Powell (VF : Donald Reignoux) : Douglas Munrow adolescent
- Jonica T. Gibbs (VF : Corinne Wellong) : Evelyn
- Christopher Denham (VF : Anatole de Bodinat) : Ackerman
- Clemens Schick (VF : Loïc Houdré) : Mike Munrow, le père de Douglas
- John Charles Aguilar (VF : Diego Asensio) : El Verdugo
- Grace Palma (VF : Angèle Humeau) : Salma Bailey
- Iris Bry (VF : elle-même) : la mère de Douglas
- Marisa Berenson (VF : elle-même) : l'aristocrate
- Alexander Settineri (VF : Clément Moreau) : Richie Munrow, le frère de Douglas
- Michael Garza (en) (VF : Esteban Oertli) : Juan
- Joe Sheridan : Rodney
- Emeric Bernard-Jones (VF : Jean-Michel Vaubien) : Cher, drag-queen
- Kyran Peet (VF : Yoann Sover) : Madonna, drag-queen
- Jérémy Finet : Annie Lennox, drag-queen
- Tom Leeb (VF : lui-même) : Bradley, le mari de Salma
- Tom Hudson (VF : lui-même) : l'assistant d'Ackerman
- Kam Hugh : elle-même, drag-queen
- Corinne Delacour : la mère d'Evelyn
- Hedi Bouchenafa : un homme de main d'El Verdugo[9]
- Clément Penhoat (VF : lui-même) : un homme de main d'El Verdugo[10]
Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[11] et carton du doublage français.
Production
Genèse et développement
En , il est annoncé que Luc Besson fera son retour au cinéma, quatre ans après Anna, sorti en 2019[12]. La première bande-annonce est diffusée lors d'un événement privé au Grand Rex le et s'ouvre sur une citation d'Alphonse de Lamartine : « Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien[3]. » L'acteur et chanteur américain Caleb Landry Jones décroche le rôle principal[13]. Selon Variety, sa performance « intense » et « démesurée » devrait accroître la reconnaissance internationale dont il bénéficie depuis son prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2021 pour Nitram[3]. La presse évoque un film aux tonalités sombres, plus proche des premiers longs-métrages du réalisateur, centré sur un personnage en marge de la société, à l'instar des protagonistes de Léon ou de Subway[3],[14].
Tournage
Le tournage débute en au château de Saint-Germain-Lès-Corbeil et se poursuit en à Newark, dans le New Jersey[15]. Des prises de vues ont également lieu en France, notamment dans les studios Dark Matters situés à Tigery (Essonne), spécialisés dans la production virtuelle[16]. Le film est tourné en format large anamorphosé[3].
Musique
- Speak Softly Love.
- La Foule (sur la scène du cabaret transformiste première interprétation en playback de Douglas travesti en Édith Piaf).
- Lili Marleen (sur la scène du cabaret transformiste interprétation en playback de Douglas travesti en Marlene Dietrich).
- Non, je ne regrette rien (sur la scène du cabaret transformiste interprétation en playback de Douglas travesti en Édith Piaf).
Bande originale
La musique du film est composée par Éric Serra[17], marquant sa seizième collaboration avec Luc Besson[18].
La liste de morceaux comporte[19] :
1. Arresting Marylin (01:43)
2. Not Sick Just Tired (05:04)
3. Starving The Dogs (01:19)
4. Family Lunch (01:29)
5. Meet Your New Family (01:02)
6. Mother Leaving (01:47)
7. In The Name Of God (01:04)
8. Juan Request For Hearing (02:46)
9. El Verdugo (03:45)
10. Evelyn on the crime scene (01:29)
11. New Peaks Of Hysteria (05:28)
12. Drained Of Emotions (02:14)
13. Salma And The Mirror (01:37)
14. Way Up To Broadway (02:05)
15. The bulging scrapbook (00:43)
16. Dogs Never Lie (04:25)
17. Romeo And Juliet And The Dogs (02:07)
18. Eagle-Eyed Ackerman (02:13)
19. Shortcut To Derelict School (01:52)
20. Kids We Have Company (01:10)
21. Do You Like Chili (02:31)
22. Angels Of The Apocalypse (01:29)
23. Gangbanger Traps (02:46)
24. We Had A Deal (02:30)
25. They Know What To Do (01:45)
26. Something In Common (02:19)
27. Walking To My Death (01:59)
28. Non, Je Ne Regrette Rien - Edith Piaf (02:22)
29. Autumn Star - Sateen (03:41)
30. No Regrets - Edith Piaf (02:29)
Accueil
Festivals et sortie
Le film devait initialement sortir en France le . En , il est annoncé que le film sera en compétition officielle à la Mostra de Venise 2023[20]. Il est ensuite projeté hors compétition au festival du cinéma américain de Deauville 2023.
Critique
| Site | Note |
|---|---|
| Metacritic | 45/100[21] |
| Rotten Tomatoes | 59%[22] |
| Allociné |
| Périodique | Note |
|---|---|
| Le Parisien | |
| 20 Minutes | |
| CNews | |
| Ouest-France | |
| Le Point | |
| Télé 7 jours | |
| Le Monde | |
| Télérama | |
| Le Figaro |
Le film reçoit un accueil mitigé de la part de la presse dans le monde. Le site anglophone Rotten Tomatoes donne une moyenne de 59% d’avis positifs d’après l’interprétation de 19 critiques[22]. Sur Metacritic, qui utilise une moyenne pondérée, le film obtient une note de 45⁄100 pour 11 critiques[21]. Les retours spectateurs sont par contre largement plus positifs sur ces deux sites[22]
En France, le site Allociné propose une moyenne de 2,9⁄5, d'après l'interprétation de 26 critiques de presse et une note de 4⁄5 sur la critique spectateurs[23].
Box-office
| Pays ou région | Box-office | Date d'arrêt du box-office | Nombre de semaines |
|---|---|---|---|
| 289 480 entrées[24] | terminé | 6 | |
| 440 000 entrées | en cours | 6 | |
| 184 537 entrées | en cours | 6 | |
| 45 000 entrées | en cours | 6 | |
| 45 000 entrées | en cours | 6 | |
| 972 358 entrées | en cours | 6 | |
| 1 261 838 entrées - 6 100 549 USD[25] | en cours | 6 |
- France
Le film sort en salle le . Lors de sa première journée d’exploitation, le film comptabilise 28 387 entrées, avant-première comprise[26].
Une semaine après sa sortie, le film attire près de 140 000 spectateurs et atteint la troisième place du box-office. Il s’agit par ailleurs du second pire démarrage de la carrière du réalisateur[27].
Le film est un échec dans le territoire national, il peine à atteindre seulement 280 000 entrées après un mois d’exploitation[28].
- Hors de France
Le film sort simultanément dans les salles au Maroc, en Tunisie, aux Pays-Bas, en Hongrie et en Suisse romande avant une sortie plus large dans une trentaine de pays à travers le monde, d’ à [29].
Après des petits démarrages dans plusieurs pays et notamment en Croatie, en Slovénie, aux Pays-Bas et en Allemagne, c’est finalement en Italie où le film fait un bon démarrage en atteignant la troisième place au box-office national italien avec un cumul de plus de 66 000 entrées lors de sa première semaine d’exploitation[30].
Le film se maintient toujours dans le top 10 italien lors de sa deuxième semaine et parvient à atteindre 135 000 entrées en 15 jours. Dans le même temps, le cumul hors France dépasse les 150 000 entrées avec pour principal marché l’Italie, l’Allemagne (25 000 entrées) et les Pays-Bas[31].