C'est l'un des dolmens les plus connus du complexe archéologique des dolmens d'Alcántara[3].
Construit en pierre de schiste, il se compose d'une chambre funéraire qui conserve six de ses sept orthostates latérales taillées d'origine. Il présente une large ouverture ornée de onze pierres (dont certaines avec des coupes et des pétroglyphes) partiellement restaurées en 1997.
Ses dimensions sont bien supérieures à celles de son voisin, le dolmen de Maimón II. La chambre a un diamètre de 2,3 m et une hauteur de 1,5 m. Le couloir mesure environ 5 m de long et 0,9 m de haut. Le tumulus, qui entourait presque entièrement la chambre (mais pas complètement le passage), avait un diamètre d'environ 8 m.
La chambre a été pillée, ce qui explique l'état de certains orthostates Au niveau du sol d'origine, on a trouvé plusieurs pointes de flèches, une grande idole en argent percée d'œillets et des frises triangulaires décoratives. Quelques perles ont également été découvertes.
Sa dernière utilisation attestée remonte au début de l'âge du bronze (entre 2200 et 1900 av. J.-C.) par la culture campaniforme. Ses derniers occupants ont laissé leur empreinte dans le passage, près de la chambre, en y déposant une traverse. Une coupe, une plaque de métal et un vase ont été placés à cet emplacement. Il s'agit d'un décor typique de la culture campaniforme, avec la particularité que les vases sont ici dépourvus de décoration.
Lors des fouilles au sol, des haches polies endommagées, des coupes, des perles et des pointes de flèches ont été découvertes, dont la typologie est reflétée dans les gravures rupestres.