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Dominique Belpomme

cancérologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Dominique Belpomme, né le à Rouen, est un médecin de cancérologie, professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est notamment connu pour ses prises de positions controversées sur l'électrosensibilité et son étude.

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Dominique Belpomme
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Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (d)
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Biographie

À sa naissance, Dominique Belpomme est domicilié au no 73 rue Chasselièvre à Rouen[1].

Carrière

Interne des hôpitaux de Paris à partir de 1967[2], il est ensuite chef de clinique à l'institut Gustave-Roussy puis à l'hôpital Saint-Louis de 1976 à 1982.

En 1978, il reçoit, avec Dimitre Dantchev, le prix Léon Dobry-Baratz de l'Académie de Médecine pour leurs travaux sur la sémiologie morphologique des leucocytes mononucléés normaux et pathologiques à l'aide de la microscopie électronique à balayage[3].

Il est nommé professeur le [4].

Prises de positions controversées

Chlordécone et autres pesticides

Signataire de l'Appel de Paris sur les dangers sanitaires de la pollution chimique en 2004[5]. Il avance alors qu'on peut « considérer que 80 à 90 % des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement »[6]. Cette affirmation est démentie par plusieurs études qui aboutissent à des chiffres nettement inférieurs (7 % à 20 % pour l'une, moins de 1% pour l'autre)[6]. Il est également critiqué par ses pairs, tel David Khayat, pour ses méthodes de calcul[7].

Dans le contexte du Plan National Santé Environnement (PNSE), le député Philippe Edmond-Mariette et plusieurs autres députés de la Martinique et de la Guadeloupe, constatant les dangers sanitaires liés à l’utilisation aux Antilles non seulement du chlordécone, mais aussi du paraquat, préoccupés par la très forte augmentation des cancers de la prostate, et du sein, contactent, en , Dominique Belpomme à l’ARTAC - Association Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, "pour lui demander son avis sur la situation sanitaire et environnementale liée à la pollution par les pesticides aux Antilles" et lui proposent une mission d’étude en Martinique.
En , dans un rapport [8] suivant une enquête réalisée du au "auprès de la population, du Conseil de l’Ordre des médecins, de l’Union des médecins libéraux de la Martinique, des élus, de plusieurs agriculteurs et chefs d’industries et de certains responsables administratifs de l’île", Belpomme dénonce l'utilisation du chlordécone aux Antilles, ce qui lui vaut d'être auditionné par une commission parlementaire d'enquête[9].

En 2009, il refuse d'être entendu par l'Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques du Sénat. Les conclusions de la commission exposent à nouveau des erreurs et raccourcis dans les calculs de Belpomme[10].

Il expose son point de vue sur les conséquences sur la santé de la dégradation de l'environnement dans une interview publiée le , affirmant à nouveau que « 70 à 90 % des cancers seraient liés à l'environnement »[11]. L'AFIS réfute ces affirmations en expliquant que les déclarations de Dominique Belpomme à Télérama seraient de « 70 % à 90 % à côté de la plaque[12] ».

Ondes électromagnétiques

En 2013, l'Anses (Autorité nationale de sécurité sanitaire) remet un rapport au sujet des ondes magnétiques, où elle estime que si l'exposition aux ondes électromagnétiques par les téléphones portables par exemple, "peut provoquer des modifications biologiques sur le corps", les données scientifiques disponibles ne montrent néanmoins "pas d'effet avéré sur la santé".

Dominique Belpomme réagit à ce rapport en affirmant au contraire que « les champs magnétiques sont néfastes pour la santé [et] aggravent les risques d'Alzheimer et de cancer du cerveau »[13]. Il se base alors sur l'étude Interphone de 2010 qui est elle-même critiquée pour sa méthodologie et ses résultats non concluants[14].

En 2018, Belpomme est poursuivi par l'Ordre des Médecins pour « manquement à la déontologie » en délivrant des certificats d'électrosensibilité non individualisés[N 1] et en déterminant le diagnostic à partir de méthodes non validées scientifiquement (l'encéphaloSCAN ou la tomosphygmographie cérébrale ultrasonore (TSCU))[15],[16]. En première instance, en , Dominique Belpomme écope d'un avertissement[17]. Le , la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des Médecins aggrave la sanction prononcée en première instance en prononçant une interdiction d'exercer pendant un an[18].

Documentaires

Dominique Belpomme participe à deux films documentaires traitant des problèmes liés aux pesticides : Nos enfants nous accuseront (2008) de Jean-Paul Jaud, et Sous les pavés, la terre (2009) de Thierry Kruger et Pablo Girault.

Il apparait aussi dans Les sacrifiés des ondes (2012) un film documentaire de Jean-Yves Bilien.

Publications

Notes et références

Notes

  1. Certificats stéréotypés avec uniquement le nom du patient changé

Références

Liens externes

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