Dominique Demerville
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Dominique Demerville, né le à Soues, mort guillotiné le à Paris, est un agent de renseignements et militant néojacobin français, proche du député Bertrand Barère. Il est impliqué dans la « conspiration des poignards », projet d'attentat contre le Premier consul le 18 vendémiaire an IX, vendredi 10 octobre 1800.
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| Décès |
(à 33 ans) Paris |
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| Activité |
Le secrétaire de Barère
Origines familiales
Né à Soues, commune voisine de Tarbes, le 21 avril 1767[1], fils naturel de Jeanne-Marie Donat et de père inconnu. Il est adopté par Dominique Juveniau-Demerville, « contrôleur des actes au bureau de la ville de Tarbes », mort en 1779[2].
Employé du Comité de Salut public et agent de Barère
Compagnon charpentier, il se rend à Paris le 8 mars 1789. Recommandé à Bertrand Barère, membre de l'Assemblée constituante, il entre à son service en tant que secrétaire particulier et collabore à son journal Le Point du Jour. Il est employé vraisemblablement grâce à lui comme commis et secrétaire au Comité de Défense générale[3] puis au Comité de Salut public où il est chargé de la correspondance des représentants du peuple aux armées et aux départements[4],[5]. Le 30 vendémiaire an IV, 22 octobre 1795, il est nommé directeur de l'hôpital du Gros-Caillou[6]. Barère arrêté et incarcéré à Saintes suite à l'émeute du 12 germinal an III, 1er avril 1795, Demerville l'aide à s'évader et à se cacher à Bordeaux. Il défend l'ancien député dans la presse néojacobine[7] et diffuse son ouvrage La Liberté des Mers[8],[9].
Un agitateur républicain sous le Consulat
Dominique Demerville est inculpé dans la conspiration des poignards[10], projet d'assassinat du Premier Consul Napoléon Bonaparte à la sortie du Théâtre des Arts[11]. Il est guillotiné le 11 pluviôse an IX[12] soit le samedi 31 janvier 1801 avec ses complices Arena, Ceracchi, et Topino-Lebrun.
