Dominique Domec
Professeur de chirurgie français, créateur de l'école de chirurgie en Equateur (1845-1884)
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Dominique Domec est un médecin spécialisé en chirurgie né à Ossun-ez-Angles (Hautes Pyrénées) en 1845 et décédé à Quito (Équateur) en 1884. Il a contribué à fonder l'école de chirurgie équatorienne dans la seconde moitié du XIXe siècle.
| Enseignant Faculté de médecine, maïeutique, sciences de la santé de Lille | |
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| - | |
| Chirurgien Hospital San Juan de Dios (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Faculté de médecine de Montpellier (doctorat) (jusqu'en ) |
| Activités |
Chirurgien, professeur agrégé de chirurgie |
| Fratrie |
Benjamin d'une fratrie de dix enfants |
| Conjoint |
Clementina Velasco |
| Maître |
Étienne Gayraud (d) |
|---|
Biographie
Dominique Domec est le fils de François Domec (1800-1881) cultivateur et maire d'Ossun-ez-Angles, et d'Anne Dabadie (1803-1867) qui est issue d'une famille de maîtres chirurgiens. Il a effectué ses études de médecine à la faculté de médecine de Montpellier. Après avoir été interne des hôpitaux, il a obtenu son doctorat en 1871. En 1873, il rejoint à Quito le professeur Étienne Gayraud, chirurgien à Montpellier, dans le cadre d'une mission effectuée à la demande du président Gabriel García Moreno qui voulait fonder une école de médecine moderne à Quito[1],[2],[3]. Dominique Domec effectua cette mission de 1873 à 1878. Il a ensuite été nommé professeur d'anatomie à Faculté libre de médecine de Lille en 1877[4], où il a également été chargé de l'enseignement sur les maladies syphilitiques[5]. Du fait de la détérioration de son état de santé, lié selon Étienne Gayraud au fait qu'il « se surmenait pour suffire à ses nombreuses occupations[5] », il renonce à ses missions d'enseignement et revint en 1882 à Quito, dont il appréciait la douceur du climat[1]. Il y décède de « fatigue cérébrale qui parait être le triste apanage des intelligences d'élite[5] » le à 39 ans, laissant un fils né à Quito.
Oeuvre et travaux scientifiques
Dans le cadre de sa mission, le professeur Étienne Gayraud fit construire un amphithéâtre d'anatomie et créa une Chaire d'Anatomie et de Dissection à l'Hospital San Juan de Dios, pour permettre aux étudiants en médecine d'acquérir une formation clinique pratique et non plus exclusivement théorique comme c'était jusqu'alors le cas[5]. Il demanda à Dominique Domec, qu'il décrit comme « un des internes les plus distingués de l'hôpital Saint-Éloi de Montpellier[5] », de l'assister dans la mission de modernisation de la chirurgie en Équateur. Dominique Domec est nommé professeur d'anatomie. Les deux chirurgiens ont transmis leur expertise technique à leurs confrères équatoriens dans le cadre d'enseignements lors d'interventions chirurgicales ou dans l’amphithéâtre d'anatomie de la faculté de médecine de Quito. Dominique Domec contribua notamment à l'introduction de l'anesthésie au chloroforme[6], et aux techniques de conservation de cadavres pour l'enseignement avec du formol[1]. Il a réalisé l'autopsie du président Gabriel Garcia Moreno après son assassinat en 1875. Il a également observé l'impact bénéfique du climat et de l'altitude de Quito sur l'incidence et le pronostic de la tuberculose[5].
Étienne Gayraud et Dominique Domec ont publié leurs observations sur la médecine à Quito dans un ouvrage intitulé La Capitale de l'Équateur au point de vue médico-chirurgical[5] publié après son décés en 1886 et réédité en 2013.
Dominique Domec est également l'auteur de plusieurs articles scientifiques[7] : L'Empoisonnement par la strychnine, observation et réflexions (1877) ; Sur la désarticulation de la hanche (1878) ; La Syphilis sous le microscope (1879 ; réédité en 2018) ; La Chirurgie dite conservatrice au lit du malade (1879) ; Quelques considérations sur les causes de revers dans les opérations (1880).
- Maison natale de Dominique Domec
- Portrait de Dominique Domec
- Ouvrage rédigé par les professeurs Gayraud et Domec
- Article rédigé par le professeur Domec
