Dans le cadre de sa mission, le professeur Étienne Gayraud fit construire un amphithéâtre d'anatomie et créa une Chaire d'Anatomie et de Dissection à l'Hospital San Juan de Dios, pour permettre aux étudiants en médecine d'acquérir une formation clinique pratique et non plus exclusivement théorique comme c'était jusqu'alors le cas[5]. Il demanda à Dominique Domec, qu'il décrit comme « un des internes les plus distingués de l'hôpital Saint-Éloi de Montpellier[5] », de l'assister dans la mission de modernisation de la chirurgie en Équateur. Dominique Domec est nommé professeur d'anatomie. Les deux chirurgiens ont transmis leur expertise technique à leurs confrères équatoriens dans le cadre d'enseignements lors d'interventions chirurgicales ou dans l’amphithéâtre d'anatomie de la faculté de médecine de Quito. Dominique Domec contribua notamment à l'introduction de l'anesthésie au chloroforme[6], et aux techniques de conservation de cadavres pour l'enseignement avec du formol[1]. Il a réalisé l'autopsie du président Gabriel Garcia Moreno après son assassinat en 1875. Il a également observé l'impact bénéfique du climat et de l'altitude de Quito sur l'incidence et le pronostic de la tuberculose[5].
Étienne Gayraud et Dominique Domec ont publié leurs observations sur la médecine à Quito dans un ouvrage intitulé La Capitale de l'Équateur au point de vue médico-chirurgical[5] publié après son décés en 1886 et réédité en 2013.
Dominique Domec est également l'auteur de plusieurs articles scientifiques[7] : L'Empoisonnement par la strychnine, observation et réflexions (1877) ; Sur la désarticulation de la hanche (1878) ; La Syphilis sous le microscope (1879 ; réédité en 2018) ; La Chirurgie dite conservatrice au lit du malade (1879) ; Quelques considérations sur les causes de revers dans les opérations (1880).
Maison natale de Dominique Domec
Portrait de Dominique Domec
Ouvrage rédigé par les professeurs Gayraud et Domec
Article rédigé par le professeur Domec