Dominique Ferrero

dirigeant d'entreprise français From Wikipedia, the free encyclopedia

Dominique Jean Ferrero, né le à Nice et mort le à Guéthary[1], est un dirigeant d'entreprise français, directeur général du Crédit lyonnais de 1999 à 2003, et directeur général de Natixis de 2006 à 2009. Il est candidat aux élections municipales de 2020 à Guéthary[2].

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Dominique Ferrero
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Biographie

Études et débuts

Dominique Ferrero, né d'un père chauffeur routier italien et d’une mère caissière, grandit à Nice[3],[4]. Il est un ancien élève de l'École normale supérieure (promotion lettres 1968)[5],[6].

Dominique Ferrero commence sa carrière bancaire en 1978 à la Banque française du commerce extérieur (BFCE). En 1983, il devient conseiller technique, puis chargé de mission au cabinet d'Édith Cresson, ministre de l'industrie et du commerce extérieur[3]. En 1986, il revient à la BFCE en qualité de sous-directeur, puis directeur du développement[3], et est nommé directeur général en 1994 par le ministre de l'économie et des finances[5].

Natexis/BFCE

En , à la suite de la fusion Crédit national/BFCE, Dominique Ferrero est nommé directeur général du nouvel ensemble qui prend le nom de Natexis[7]. En 1997 il engage la fusion de Natexis avec la Caisse Centrale des Banques Populaires (CCBP) qui donne naissance à Natexis-Banque Populaire, dont il est nommé directeur général[3] avec le directeur général de la caisse centrale des banques populaire , Paul Loriot.

Crédit lyonnais/Agricole

En , appelé par Jean Peyrelevade, Dominique Ferrero est nommé directeur général du Crédit lyonnais et préside son comité exécutif. Six mois après son arrivée, il recompose l'état-major exécutif du Crédit lyonnais[3] et le dirige jusqu'à son rachat par le Crédit agricole.

En , lorsque le Crédit agricole initie la fusion avec le Crédit lyonnais en lançant une OPA amicale, Dominique Ferrero devient le numéro deux du nouveau groupe dirigé par Jean Laurent[8]. En , il devient premier directeur général délégué de Crédit agricole SA[9]. En , après la prise de contrôle complète du Crédit lyonnais par le Crédit agricole, il quitte le groupe en mettant fin aux mandats sociaux liés à ses fonctions[10].

En , Dominique Ferrero devient senior adviser et vice-président de Merrill Lynch Europe, alors l'une des rares banques d'affaires en France à ne pas avoir joué de rôle dans la fusion Crédit agricole-lyonnais[11].

Natixis

En , Philippe Dupont et Charles Milhaud confient à Dominique Ferrero le plan de rapprochement des groupes Caisse d'épargne et Banque populaire[12],[13]. En , aux côtés de Philippe Dupont, Dominique Ferrero prend la tête du groupe Natixis et participe à son introduction à la bourse de Paris[14],[15].

Peu après son lancement, en raison de ses décisions d'investissement, Natixis est pris dans l'engrenage de la crise des subprimes. Le groupe bancaire enregistre une perte de 2 milliards d’euros entre 2007 et 2008[16], et sa filiale américaine de rehaussement de crédit CIFG enregistre une chute de 38% de ses revenus[17]. Dominique Ferrero engage de nombreuses restructurations pour réduire la volatilité des participations du groupe[16]. Le groupe vend son siège social de la rue Saint-Dominique à Paris[17], réduit ses effectifs et abandonne ses projets de développement en Inde et en Corée[18].

La valeur de l'action Natixis chute de 85% en 2008[18], une année durant laquelle Dominique Ferrero renonce à sa rémunération variable[14],[19]. Il est critiqué pour le salaire fixe de 600 000 euros touché cette même année[20] et pour le recrutement de Jean-Pascal Beaufret qui ne reste que neuf mois[21]. Au-delà des activités de banque d'investissement et de financement (BFI) violemment touchées par la crise, toutes les autres activités du groupe sont restées saines et performantes[14]. Le , il quitte la direction générale de Natixis[22],[23].

En , il est nommé conseiller spécial (opérations complexes) du président du directoire de BPCE François Pérol[20]. En , il organise le Grand débat national à Guéthary sur le thème "fiscalité et recette publiques"[24], puis est candidat malheureux "de l'alternative" aux élections municipales de Guéthary le [2].

Autres fonctions

Distinctions

Notes et références

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