Dominique Trijoulet, née Cros, athlète exceptionnelle, a commencé le handball à Pessac (SPUC), avec qui elle est championnes de France en 1972 dès la première saison du club dans l'élite[5],[6]. Elles seront également demi-finalistes en 1974.
Dès 17 ans, elle connaît sa première sélection en équipe de France[2]. Elle ne l'a plus quittée, hormis pour la naissance de son fils, pendant plus de quatorze ans et totalise ainsi 151[7], 153[8] ou 154[2] sélections. Elle détient alors le record du nombre de sélection en équipe nationale, aussi bien chez les femmes que les hommes[8].
Entre-temps, elle a rejoint en 1974 ou 1975[9] le Sport athlétique mérignacais bien qu'il n'y avait alors aucune équipe féminine senior[8] : « J'y suis allée essentiellement pour des raisons professionnelles. Alors, au début, je jouais au volley ». Elle reste malgré cela sélectionnée en équipe de France[8] et construit peu à peu une équipe à Mérignac à partir de jeunes joueuses. Le titre de champion d'Aquitaine constitua un tremplin pour une équipe qui, après trois saisons en Nationale II (D2), se hisse en 1982 au plus haut niveau. Malgré les performances de Trijoulet qui termine troisième meilleure buteuse[10], le club est relégué dès sa première saison dans l'élite.
Elle reste pourtant à Mérignac, continuant à jouer le double rôle d'entraîneuse et de joueuse[3]. Elle permet ainsi au club de jouer plusieurs saisons dans l'élite dans les années 1990 avant d'être remplacée sur le banc par Thierry Vincent en 1999.