Donald Shebib

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Décès
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TorontoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Donald Everett Shebib
Nationalité
Donald Shebib
Donald Shebib en 2010.
Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Donald Everett Shebib
Nationalité
Activités

Donald Shebib est un réalisateur, monteur, directeur de la photographie, scénariste et producteur canadien né le à Toronto (Ontario), où il est mort le [1],[2].

Shebib est né à Toronto, en Ontario , fils de Mary Alice Long, une Terre-Neuvienne d'origine irlandaise[3], et de Moses « Morris » Shebib[4], né à Sydney, en Nouvelle-Écosse, en 1910, lui-même fils d'immigrants libanais[3].

Dans sa jeunesse, Shebib joue au football semi-professionnel et étudie la sociologie et l'histoire à l'Université de Toronto.

En 1961, Shebib s'inscrit à l'École de théâtre, de cinéma et de télévision de Los Angeles, où il acquiert une première expérience en travaillant sur des productions de Roger Corman, notamment comme directeur de la photographie et assistant monteur sur Dementia 13 (1962), le premier film de son camarade de promotion Francis Ford Coppola, et sur L'Halluciné (1963). Il réalise également ses premiers courts métrages. En 1965, il obtient une maîtrise ès arts, mais décide de rentrer chez lui plutôt que de poursuivre une carrière à Hollywood.

Au cours des cinq années suivantes, Shebib se fraye un chemin dans l'industrie cinématographique canadienne et s'impose rapidement, réfléchissant à sa décision de revenir en 1970. Shebib réalise, filme et monte plusieurs documentaires pour l'Office national du film du Canada, le réseau de télévision CTV et la Société Radio-Canada dans les années 1960, notamment Le Duel (1962), son film de thèse, Surfin (1964), un court métrage qui documente l'adaptation des surfeurs de la région de Toronto aux eaux froides du lac Ontario, et Satan's Choice (1965), un regard de l'intérieur sur le club de motards, avant de se tourner vers la réalisation de longs métrages[5]. Il est salué par la critique pour son court métrage documentaire de 1969, Good Times, Bad Times qui mêle des interviews de vétérans à des images d'archives de la guerre. Le film remporte le prix Écrans canadiens du meilleur long métrage documentaire au 21e Palmarès du film canadien[6].

Shebib se fait connaître et reçoit les éloges de la critique pour son film phare de 1970, Goin' Down the Road, qui mêle récit et tradition documentaire canadienne. Pour financer le tournage, le réalisateur a vendu sa précieuse Morgan sport noire et blanche[7]. Le film a été projeté à New York et salué notamment par Pauline Kael et Roger Ebert. Il est généralement considéré comme l'un des meilleurs et des plus influents films canadiens de tous les temps[8],[9]. Après le succès de Goin' Down the Road, Shebib exprima sa préférence pour la fiction plutôt que le documentaire et réalisa une série de films de genre qui ne rencontrèrent pas le succès commercial, à commencer par la comédie pour adolescents Rip-Off (1971) et le très apprécié Between Friends (1973), récit poignant de deux surfeurs en herbe qui préparent un braquage de mine dans le nord de l'Ontario, un plan qui tourne mal. Shebib est l'un des quatre réalisateurs, et de nombreux critiques, à s'interroger sur la pertinence du film qui remporta le prix du meilleur long métrage lors de la 25e édition des Prix du cinéma canadien, déjà fragilisée par le boycott des cinéastes québécois. Les prix prévus pour l'année suivante furent annulés et ne revinrent qu'en 1975. En 1976, Shebib présente son film suivant, Second Wind, et remporte le prix du Meilleur Montage. Toutefois sur le plan commercial, Second Wind est un échec, tout comme Fish Hawk sorti en 1979. Shebib retrouve le succès avec Heartaches (1981), histoire de deux jeunes femmes qui nouent une amitié improbable lors d'un voyage en bus vers Toronto. L'intrigue présente des similitudes avec Goin' Down the Road, où deux complices masculins font face à la pauvreté, au travail en usine, à une grossesse et à l'exil en ville.

À partir des années 1980, Shebib travaille principalement pour la télévision, en réalisant The Fighting Men (1977), By Reason of Insanity (1982) et Slim Obsession (1984), tous deux produits pour la série For the Record de la CBC et vendus à l'étranger, ainsi que les téléfilms The Climb (1986), The Little Kidnappers (1990) et The Pathfinder (1996). Au XXIe siècle, le documentaire sur Gilbert et Sullivan, A Song to Sing-O (2007), est également bien accueilli.

Il réalise également l'épisode The Fix de la série Paul et les Jumeaux en , l'épisode Bad Timing de la série Brigade de nuit en , l'épisode Things to Do at Horace Hyde White When You're Dead de la série Mystère Zack en .

Il revient occasionnellement au cinéma avec Running Brave (1983), Change of Heart (1993), The Ascent (1994) et Down the Road Again (2011), une suite de Goin' Down the Road, réunissant certains acteurs du film original ainsi qu'une nouvelle génération de personnages[10],[11].

Son dernier film, Nightalk, est projeté en première au Festival international du film de Toronto 2022. Il le décrit comme « un film écrit par deux hommes de 80 ans qui traite de la sexualité féminine ». Le réalisateur explique que l'idée lui est venue d'une conversation qu'il a surprise à Edmonton quinze ans auparavant dont il tire un scénario coécrit avec Claude Harz, avec qui il travaille depuis 50 ans. Le tournage a en grande partie abouti grâce à l'aide financière de son fils, producteur exécutif Noah James Shebib[7].

Vie privée

Shebib a épousé l'actrice canadienne Tedde Moore, qu'il a rencontrée par l'intermédiaire d'un ami commun[12]. Ils ne vivaient plus ensemble, bien que Moore l'appelait son « partenaire de vie »[13]. Il est le père de Noah James Shebib.

Donald Shebib est décédé le , à l'âge de 85 ans, après une courte maladie[12].

Filmographie

Références

Liens externes

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