Donalda Charron
allumettière et syndicaliste québécoise
From Wikipedia, the free encyclopedia
Donalda Charron, née le à Pointe-à-Gatineau et morte le à Hull, est la première femme présidente d'un syndicat au Québec, soit le Syndicat catholique des allumettières de Hull. Donalda Charron a lutté durant sa carrière pour les droits des employées de la compagnie E. B. Eddy, situé à Hull.
| Présidente Syndicat catholique des allumettières de Hull |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
Allumettière |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinction |

Biographie
Donalda naît le dans la paroisse Saint-François-de-Sales nouvellement construite à Pointe-Gatineau, au Québec[1]. Son père, Jérémie Charron, était un conducteur de chariot et sa mère Amélia Charron meurt à 31 ans, alors que Donalda n’a que neuf ans[1].
Pendant plusieurs années, elle occupe le poste de contremaîtresse au sein de la compagnie E. B. Eddy qui embauche de nombreuses jeunes filles en tant que « faiseuses d’allumettes ». Le rôle de contremaîtresse consiste à superviser les allumettières et les protéger des avances de la part d'employés de sexe opposé de la fabrique[2].
Elle meurt à Gatineau en 1967 à l'age de 80 ans[3].
Syndicalisme
Autour de 1919, Donalda Charron devient la porte-parole du Syndicat catholique des allumettières de Hull, une unité professionnelle de l'Association syndicale féminine catholique de Gatineau qui réunit des femmes du domaine de la fabrication d'allumettes[4].
Entre 1919 et 1924, Donalda Charron défend les droits des allumettières lors de deux conflits de travail. Celui de 1924[5] lui coûte son emploi chez compagnie E.B. Eddy.
Postérité
En 2019, les habitants de Gatineau votent pour nommer la future bibliothèque de la ville à la mémoire de Donalda Charron[6]. De plus, une rue porte son nom dans le quartier Zibi[7].
Le elle a été désignée comme personnage historique par le ministre de la Culture et des Communications[8].