Dora Schmidt
haut fonctionnaire et féministe suisse
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Biographie
Origines et famille
Dora Augusta Johanna[1] Schmidt naît le à Bâle. D'origine allemande, elle obtient la bourgeoisie de Riehen, dans le canton de Bâle-Ville, et donc la nationalité suisse grâce à la naturalisation de son père en 1909[2]. Elle grandit à Riehen[1].
Son père, Paul Wilhelm[1] Schmidt, est professeur de théologie ; sa mère est née Elisa Johanna Schröder[2]. Dora Schmidt a cinq frères[1] dont Franz Schmidt, député au Conseil cantonal de Saint-Gall et membre de la direction nationale du Parti socialiste[2].
Elle épouse Friedrich Grob, un ami d'enfance, en 1946 aux États-Unis. Elle y vit alors par intermittence, jusqu'à son divorce en 1952[1].
Études
Après le gymnase de l'école de jeunes filles de Bâle, Dora Schmidt fait des études d'histoire et de philologie à l'Université de Bâle, suivies par un brevet d'enseignant au niveau secondaire[1],[2].
Elle étudie ensuite l'économie politique et de droit public aux universités de Bâle, de Berne, et de Berlin. Elle obtient un doctorat en 1926, avec une thèse portant sur la fiscalité[1],[2].
Parcours professionnel
Adjointe à l'Office fédéral de l’industrie, des arts et métiers et du travail (OFIAMT) de 1925 à 1941, Dora Schmidt est la première femme à occuper un poste de dirigeant dans l'administration fédérale[2]. Elle s'y spécialise dans la protection des travailleuses et des jeunes travailleurs[2].
Elle dirige le groupe d'économie domestique de l'Office fédéral de guerre pour l'alimentation de 1939 à 1942, est membre de la commission fédérale du contrôle des prix de 1942 à 1944 et occupe un poste de conseiller économique à l'Union de banques suisses de 1942 à 1946[2].
Elle est l'auteur de nombreuses contributions sur l'économie, la politique sociale et les sujets féministes[2].
Féminisme
Dora Schmidt est présidente du groupe industrie de l'exposition suisse du travail des femmes (SAFFA) de 1928[2]. Elle porte les revendications visant à ce que le salaire des femmes permette d'assurer le minimum vital et la reconnaissance des femmes célibataires. Elle se bat également pour que les femmes bénéficient d'une prévoyance vieillesse indépendante de celle des hommes.
Elle est l'une des fondatrices en 1945[2] ou 1947[1] du club de Zurich de l’association Business and Professional Women (de), qui réunit des femmes occupant des postes à responsabilité[2].
Mort
Fonds d'archives
Les archives de Dora Schmidt sont conservées à la Fondation Gosteli[2].