Dossier 137

film français réalisé par Dominik Moll From Wikipedia, the free encyclopedia

Dossier 137 est un film français réalisé par Dominik Moll et sorti en 2025.

Réalisation Dominik Moll
Scénario Dominik Moll
Gilles Marchand
Musique Olivier Marguerit
Acteurs principaux Léa Drucker
(liste complète)
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Dossier 137
Description de cette image, également commentée ci-après
Dominik Moll, Mathilde Roehrich, Guslagie Malanda et Marc-Henri Dufresne lors d'une projection spéciale de "Dossier 137" au Cinéma des cinéastes, le 10 décembre 2025.
Réalisation Dominik Moll
Scénario Dominik Moll
Gilles Marchand
Musique Olivier Marguerit
Acteurs principaux Léa Drucker
(liste complète)
Sociétés de production Haut et Court
France 2 Cinéma
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Policier
Durée 115 minutes
Sortie 2025

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Il raconte l'enquête après la grave blessure d'un homme par un tir de Flash-Ball lors des manifestations liées au mouvement des Gilets jaunes. Stéphanie Bertrand, enquêtrice à l'inspection générale de la Police nationale (IGPN), est chargée d'en déterminer les responsabilités. Le film est présenté en « compétition officielle » au Festival de Cannes 2025.

Synopsis

Le , lors d'une manifestation de gilets jaunes dans le 8e arrondissement de Paris, Guillaume Girard  âgé de 20 ans  est grièvement blessé à la tête par un tir de flash-ball. Sa mère, Joëlle Girard, va porter plainte à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Stéphanie Bertrand prend sa déposition. Elle ne connait pas la famille Girard, qui habite à Saint-Dizier, ville d'origine de Stéphanie Bertrand et où habitent encore ses parents.

Joëlle Girard explique qu'elle est venue manifester avec toute sa famille, qu'elle a à un moment été séparée de Guillaume et de Rémi Cordier, le petit ami de sa fille Sonia, et que pendant ce temps, son fils a été gravement blessé. Rémi a été arrêté par la suite et se trouve à la prison de Fleury-Mérogis.

Stéphanie Bertrand commence à interroger les témoins et à examiner les vidéos des caméras de surveillance situées à proximité du lieu où Guillaume Girard a été blessé. Elle dispose également d'une vidéo tournée par un journaliste. Elle repère un groupe de cinq hommes en civil se déplaçant dans le quartier qu'elle finit par identifier comme étant des membres de la BRI. Elle interroge de nombreux policiers présents sur les lieux qui lui expliquent la difficulté de leur tâche ce jour-là, les pressions du pouvoir politique, le fait que beaucoup des policiers engagés n'étaient pas formés au maintien de l'ordre, et la confusion générale. Stéphanie est également critiquée par son ex-mari, policier dans la brigade des stupéfiants, parce que son enquête remet en cause le travail de la police dans des circonstances particulièrement difficiles.

Stéphanie se rend à Saint-Dizier avec son fils Victor pour voir ses parents. Dans un supermarché, elle rencontre par hasard Joëlle Girard, qui est aide-soignante. Elle se rend compte que cette dernière connait sa mère, à laquelle elle a peu auparavant donné des soins à la suite d'un accident.

L'examen de la vidéo du journaliste lui permet d'établir l'identité des cinq policiers. Elle lui permet également de voir qu'une personne a manifestement vu la scène depuis une fenêtre de l'hôtel Prince de Galles. Le personnel de l'hôtel lui indique qu'une femme de chambre, Alicia Mady, se trouvait dans la chambre à l'heure des faits. Interrogée, elle nie d'abord avoir vu les faits, puis reconnaît avoir enregistré une vidéo de l'incident. Cette vidéo montre que, contrairement à d'autres manifestants, Guillaume Girard ne s'est pas montré agressif ce soir-là et que deux policiers lui ont tiré dessus alors qu'il s'enfuyait. L'un d'eux lui a donné un coup de pied alors qu'il était blessé, à terre, et aucun ne semble s'être rendu compte de la gravité de ses blessures.

Il s'avère impossible de déterminer lequel des deux policiers ayant tiré a blessé le jeune homme à la tête. Aucun des deux n'est donc poursuivi pour ce fait. Guillaume Girard souffre quant à lui de séquelles à vie.

La responsable de son service reproche à Stéphanie de ne pas avoir fait état de ses liens personnels avec la famille Girard.

Fiche technique

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Distribution

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  • Léa Drucker : Stéphanie Bertrand
  • Jonathan Turnbull : Benoît Guérini, le coéquipier de Stéphanie
  • Solan Machado-Graner : Victor, le fils de Stéphanie
  • Théo Navarro-Mussy : Mickael Fages, de la BRI
  • Guslagie Malanda : Alicia Mady
  • Stanislas Merhar : Jérémy, l'ex de Stéphanie
  • Florence Viala : Mme Jarry, commissaire IGPN
  • Geneviève Mnich : la mère de Stéphanie
  • Mathilde Roehrich : Carole Delarue
  • Théo Costa-Marini : Arnaud Lavallée
  • Valentin Campagne : Rémi Cordier
  • Sandra Colombo : Joëlle Girard, la mère de Guillaume
  • Côme Peronnet : Guillaume Girard, la victime
  • Mathilde Riu : Sonia Girard, la sœur de Guillaume
  • Hélène Alexandridis : Mme Nicollet, directrice IGPN
  • Christian Sinniger : Gérard, le père de Stéphanie
  • Gabriel Almaer : Michel Brzezenski, de la BRI
  • Antonia Buresi : Noélie, la compagne de Jérémy
  • Gauthier Battoue : M. Roussel
  • Laurent Bozzi : Santoni
  • Dorothée Martinet : Chrystelle
  • Étienne Guillou-Kervern : le syndicaliste de la police
  • Yoann Blanc : un policier interrogé, CRS ayant lancé un pavé

Production

Genèse et développement

Le scénario est de la main de Dominik Moll et Gilles Marchand, et la réalisation est assurée par Dominik Moll[3],[4],[5],[6],[7].

La production est assurée par Haut et Court et France 2 Cinéma, et la distribution par Haut et Court[3],[4],[6],[7].

Attribution des rôles

Léa Drucker, qui a obtenu le César 2019 de la meilleure actrice pour le film Jusqu'à la garde, tient le premier rôle, celui de Stéphanie, enquêtrice à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices[1],[2],[3],[4],[5].

Tournage

Le tournage se déroule du au à Paris, au dojo de Montmorency dans le département du Val-d'Oise ainsi qu'à Saint-Dizier dans la Haute-Marne en région Grand Est[1],[2],[3],[6],[9],[11].

Accueil

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Accueil critique

Le film a reçu un bon accueil de la critique, avec une note moyenne de 3,9⁄5 sur le site Allociné (sur la base de 40 critiques de presse).

Christophe Caron (La Voix du Nord) a notamment qualifié le film de « passionnant », jugeant qu'il « parvient à donner de la chair à une litanie de procès-verbaux » et plus généralement « s’interroge sur le rapport de la Nation avec ses citoyens, sur le mépris de classe, la doctrine du maintien de l’ordre, le sens des images, la post-vérité »[12]. Clément Colliaux (Libération), considère lui que « la réussite [du film] tient à l’attention méticuleuse que porte Dominik Moll à l’image de son enquêtrice, aux détails des procédures et à la rigueur des interrogatoires »[13]. Le jeu de Léa Drucker est également salué par plusieurs critiques, notamment Anne-Claire Cieutat (Bande à part) qui la juge « aussi précise et vive que lumineuse »[14], ou Étienne Sorin (Le Figaro) qui la dit « impressionnante en enquêtrice à fleur de peau, très professionnelle et pourtant capable d’empathie »[15].

Les Cahiers du cinéma (Yal Sadat) sont plus critiques, estimant, en comparaison avec La Nuit du 12 - précédent film de Dominik Moll - que Dossier 137 est plus « documentaire » et « didactique » et regrettant que celui-ci « reste à la surface du bourbier politique dans lequel il s’exerce, et gratte l’écorce du social sans creuser dans le psychisme où se loge le venin qui l’empoisonne »[16]. Dans la même optique, François Léger (Première) déplore que Dominik Moll « refuse une opinion claire et force Dossier 137 à tenter d’embrasser une fonction de réconciliation entre la France des ronds-points et celle des flash-balls »[17].

Box-office

Le film a réalisé 687 273 entrées lors de son exploitation en France, du 19 novembre 2025 au 25 mars 2026 (dont 220 345 entrées en première semaine).

Distinctions

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Récompenses

Nominations

Sélections

Notes et références

Liens externes

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