Doucha

compétition de dégustation de thé en Chine et dans la sphère culturelle chinoise (Chine, Corée, Japon, Vietnam) From Wikipedia, the free encyclopedia

Le doucha (chinois simplifié : 斗茶 ; chinois traditionnel : 鬥茶 ou 闘茶 ; pinyin : dòuchá ; litt. « lutte de thé », prononcé en japonais tōcha (闘茶?)), également appelé mingzhan (茗戰 / 茗战, míngzhàn, « bataille de thé ») sous la dynastie Tang (618-907), qui pourrait être traduit par « compétition de thé », est un loisir et un art chinois, qui est également apprécié dans la sphère culturelle chinoise (Chine, Corée, Japon, Vietnam). Apparu sous la dynastie Tang, il consiste à boire et à comparer les qualités de différents thés.

Image de doucha (鬥茶圖) par Zhao Mengfu (1254-1322), dynastie Yuan.

Les deux principaux critères de jugement étaient la couleur de l'infusion de thé (湯色 / 汤色, tāngsè) et sa mousse (湯花 / 汤花, tānghuā). Cette tradition chinoise de la qualité de la mousse est à l'origine de la technique du matcha[1].

Sous la dynastie Song (960-1279), on utilisait également le terme de « fureur du thé » (chinois : 狂茶 ; pinyin : kuángchá)[2], cette pratique y est devenue très importante[1].

Ce loisir est apporté au Japon pendant la période Kamakura (1185-1333).

De nos jours, une fête de doucha (天心村民间斗茶节, « fête populaire du doucha du village de Tianxin ») à lieu en novembre dans les monts Wuyi (notamment connus pour les thés da hong pao et lapsang souchong), au cœur de la province du Fujian. La compétition se déroule dans un lieu nommé « Banquet du thé des 100 maisons » (百家茶席), où 200 cultivateurs de thé de la région sont tirés au sort pour participer à la dégustation[3],[4].

Notes et références

Voir aussi

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