Downsizing (film)

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Titre québécois Petit Format
Titre original Downsizing
Réalisation Alexander Payne
Downsizing
Description de l'image Downsizing (film).png.
Titre québécois Petit Format
Titre original Downsizing
Réalisation Alexander Payne
Scénario Alexander Payne
Jim Taylor
Acteurs principaux Matt Damon
Kristen Wiig
Christoph Waltz
Hong Chau
Sociétés de production Ad Hominem Enterprises
Annapurna Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 135 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Downsizing, ou Petit Format au Québec, est une comédie de science-fiction américaine réalisée par Alexander Payne, sortie en 2017.

Ce film dystopique est un récit d'anticipation doublé d'une satire sociale qui a été présenté en avant-première à la Mostra de Venise en puis au festival de Toronto, en septembre de la même année.

Dans un futur proche, le scientifique norvégien Jørgen Asbjørnsen (Rolf Lassgård) met au point la miniaturisation cellulaire des êtres vivants. Les humains adultes miniaturisés ont une taille d’environ 12 cm et sont appelés « petits ». La miniaturisation est irréversible. Le but de l'entreprise qui a mis au point cette technologie de miniaturisation est officiellement de réduire la surpopulation et promouvoir la décroissance. Mais l'usage vertueux de cette technologie est progressivement détourné par les Américains de classe moyenne (en), pour accéder à un niveau de vie supérieur et consommer plus (maison, nourriture, parures de diamants aux petits formats coûtant moins cher) dans des nouvelles cités sous cloche dédiées spécialement aux petits. Les publicités de l'entreprise commerciale décrivent ces cités comme des paradis terrestres de l'oisiveté et elle prend en charge les opérations de miniaturisation[1].

Cette promesse d'augmenter de façon considérable leur niveau de vie, décide Paul Safranek (Matt Damon) et son épouse Audrey (Kristen Wiig), jeune couple au train de vie un peu morose et en proie à des problèmes de crédit, à abandonner leur quotidien à Omaha, pour se lancer dans une aventure qui change leur vie pour toujours. Les Safranek optent pour Leisureland, une cité de luxe où vivent déjà quelques audacieux. Après l'opération de miniaturisation, Paul se réveille seul : Audrey lui téléphone pour lui annoncer qu'elle a renoncé à la dernière minute à le suivre dans cette aventure, par peur d'être coupée de sa famille. Écœuré car sa miniaturisation est hélas irréversible, Paul élit domicile dans son manoir flambant neuf de Leisureland. Un an après son installation, son quotidien le rattrape. Ne pouvant effectuer son métier d'ergothérapeute[2], il doit se contenter d'un emploi dans un centre d'appel. En difficulté financière après son divorce, Paul est contraint d'habiter un modeste appartement. Crédule idéaliste, il se lie d'amitié avec son voisin, Dušan (Christoph Waltz), trafiquant serbe opportuniste et cynique qui s'est fait miniaturiser pour mieux flamber, et Ngoc Lan Tran (Hong Chau) (militante écologiste vietnamienne qui a été miniaturisée contre son gré par son gouvernement), la femme de ménage estropiée de ce dernier. Paul admire cette femme courageuse, unijambiste affublée d’une prothèse et qui fait la chasse au gaspillage pour nourrir les laissés-pour-compte, des immigrants vivant entassés dans des préfabriqués dans des bidonvilles en marge de la cité. Paul et Ngoc Lan tombent amoureux.

Paul, Dušan et Ngoc Lan rejoignent en Norvège le docteur Asbjørnsen, qui est devenu le gourou d'une communauté de miniaturisés radicale qui veut se réfugier sous terre en prévision de l'extinction prochaine de l'espèce humaine due au relargage du méthane de l'Arctique. Prêt à rejoindre cette communauté, Paul y renonce finalement, par amour pour Ngoc Lan. Paul reste à la surface. Le couple retourne à Leisureland et continue d'aider les plus démunis.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[4]
 Source et légende : version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[5]

Production

Genèse et développement

Alexander Payne et le scénariste Jim Taylor passent plusieurs années à développer le script, durant les sept ans séparant Sideways (2004) et The Descendants (2011). Downsizing devait initialement être produit après Sideways, mais Alexander Payne concrétisera d'abord The Descendants puis Nebraska (2013)[6]. En , Downsizing est officiellement annoncé comme le prochain projet du réalisateur après Nebraska[7].

Jusqu'en , la 20th Century Fox est attachée à la distribution avant que les droits soient acquis par Paramount Pictures[8]. En , Annapurna Pictures participe au financement du film[9], avec la société d'Alexander Payne, Ad Hominem Enterprises[7].

Attribution des rôles

Reese Witherspoon était liée au projet depuis 2009, tout comme Paul Giamatti et Sacha Baron Cohen[10],[11]. En , Matt Damon rejoint officiellement la distribution[12].

En , Reese Witherspoon est toujours attachée au film et doit retrouver le réalisateur après L'Arriviste (1999)[13]. Alec Baldwin, Neil Patrick Harris et Jason Sudeikis rejoignent ensuite le film[14].

En , la participation de Christoph Waltz et Hong Chau est officialisée[15]. Quelques jours plus tard, Kristen Wiig remplace finalement Reese Witherspoon dans le rôle féminin principal[16]. En , Margo Martindale est annoncée dans un petit rôle[17]. Alec Baldwin est finalement absent du film.

Tournage

Le tournage débute le à Toronto, notamment à l'Université York, CityPlace et aux Pinewood Toronto Studios. Il a également lieu aux États-Unis (Omaha et Los Angeles) ainsi qu'en Norvège (Trollfjord)[18],[19],[20],[21],[22].

Accueil

Accueil critique

Downsizing
Score cumulé
SiteNote
Metacritic 63/100
Rotten Tomatoes 49%
Allociné 2,0/5 étoiles
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Télérama[23] 2/5 étoiles

En France, le site Allociné propose une moyenne de 3,2/5 à partir de l'interprétation de 36 critiques de presse recensées[24].

La presse est partagée sur le film. Pour Le Monde, côté positif, « la mise en scène de Payne colle à ces ruptures de ton, avec cette faculté à installer une familiarité immédiate avec les personnages »[25]. Pour Le Parisien, « grand amoureux des comédiens, qui le lui rendent bien, Payne s'est entouré d'acteurs épatants »[26].

Moins convaincus, Libération évoque une « critique convenue de l’american way of life »[27]. Pour Rolling Stone, « Downsizing a donc tout pour plaire… et pourtant. Si son scénario repose sur les fondements solides d’une inquiétante quasi-réalité, il pèche par un manque cruel d’ambition »[28]. Pour Télérama, « la fable sarcastique prend, alors, une tournure à la fois plus politique et plus filandreuse, où l’écologie est assimilée à une secte. Pour finir dans un prêchi-prêcha potentiellement réactionnaire qui fait s’écrouler toute l’ironie de la première partie »[23].

Box-office

Sur le sol américain et canadien, Downsizing a rapporté 24,4 millions de dollars pendant ses six semaines d'exploitation. À l'international, le film cumule près de 30,5 millions de dollars de recettes. Produit avec un budget estimé à 68 millions de dollars, Downsizing est un échec puisqu'il engendre seulement 55 millions de dollars au box-office mondial ne permettant pas de couvrir l'intégralité des frais de production[29].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
24 449 754 $[30] 6
Drapeau de la France France 563 847 entrées[31] 6
Monde Total mondial 55 003 890 $[30] - -

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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