Dragonnier Ajgal

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Dracaena draco ajgal, Ajgal

Dracaena ajgal
Description de cette image, également commentée ci-après
Un des plus vieux Dragonnier Ajgal au village Agadir Ougjgal près de Tiznit.
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Liliales
Famille Liliaceae
Genre Dracaena

Espèce

Dracaena ajgal
(L.) L., 1767

Classification APG III (2009)

Ordre Asparagales
Famille Asparagaceae
Sous-famille Nolinoideae

Statut de conservation UICN

( CR )( CR )
CR B2ab;C2a :
En danger critique

Le Dragonnier Ajgal, ou Ajgal (Dracaena draco L subsp. ajgal), est une sous-espèce de plantes à fleurs monocotylédone de la famille des Liliaceae (ou Dracaenaceae) selon la classification classique, ou des Asparagaceae (ou Ruscaceae) selon la classification phylogénétique. C'est une plante arborescente endémique du Maroc.

Le nom Ajgal est le nom vernaculaire local berbère donné au dragonnier par la population locale dans la région du djebel Imzi (sv). Il signifie : « celui qui se maintient en haut ou « l’inaccessible » en Berbère ».

Elle est considérée comme sous-espèce du dragonnier des Canaries découverte en 1996 par F. Cuzin et A. Benabid dans le cadre d'un voyage dans l'Anti-Atlas marocain[1]. Son nom scientifique est Dracaena draco ajgal.

Localisation du dragonnier Ajgal sur le Djebel Imzi et Djebel Adad Medni entre les gorges d'Assif Oumarhouz

C'est une espèce endémique du sud du Maroc et de l'Anti-Atlas où elle a été découverte par F. Cuzin et A. Benabid en 1996 dans le djebel Imzi situé à 100 km à l'est d' Anzi et de Tiznit. Dans ce secteur occidental de l'Anti-Atlas où des populations de quelques milliers d’individus de dragonniers Ajgal vivent sur les falaises du djebel Imzi et du djebel Adad Medni à 1 500 m d'altitude au milieu des gorges de la rivière appelée Assif Oumarhouz. Ici, les brouillards d'été sont fréquents ; ils remontent par la vallée pour envelopper les plus hautes altitudes où les précipitations annuelles doivent tourner autour de 500 mm.

De part et d’autre de ces gorges, le dragonnier organise de très beaux peuplements qui ornent les falaises du djebel lmzi et du djebel Adad Medni, deux massifs montagneux qui, en raison de l'inaccessibilité, assurent une conservation remarquable des écosystèmes. Les plus fortes densités et les plus gros individus de Dracaena s’observent en exposition Nord sur des vires, alors que les expositions Sud abritent des peuplements plutôt lâches ou simplement des individus épars et dont les dimensions n’atteignent guère celles de l'ubac. Une estimation préliminaire permet d’avancer que l’effectif des populations est de quelques milliers d’individus qui s’étendent sur une superficie, rapportée à un terrain plan, évalué à 500 ha[2].

Ce site comporte une importante richesse floristique sur les plans des espèces endémiques tels que l'Arganier et autres espèces rares.

Description

Le dragonnier Ajgal a un port de palmier avec un feuillage dense et étrange reposant sur plusieurs troncs. Il peut mesurer de 6 à 10 mètres de haut.

Utilisation

Le dragonnier Ajgal se caractérise par la résine qui s'écoule de ses blessures ou incisons et qui prend en séchant une couleur rougeâtre, ce qui lui a valu le nom de sang du dragon. On attribuait à cette résine des vertus thérapeutiques. Les anciens l'utilisaient comme colorant pour faire des dessins dans les grottes. On trouve au Maroc des dessins rupestres anciens réalisés avec la résine du dragonnier.

Les branches du dragonnier Ajgal étaient aussi utilisés par la population locale dans l’apiculture comme ruche pour les abeilles, du fait de leur caractère isolant. Des plants sont commercialisés. On insiste alors sur sa plus grande rusticité par rapport aux plantes issues des Canaries.

Menaces

Galerie

Notes et références

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