Droits LGBT en Roumanie
droits des personnes appartenant aux minorités d'orientation sexuelle et d'identité de genre en Roumanie
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Les droits des personnes LGBTQ en Roumanie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Cependant, ce pays a fait des progrès considérables dans la législation des droits LGBT depuis 2000.
Égalité de la majorité sexuelle en 2002
| Droits LGBT en Roumanie | |
GayFest à Bucarest en 2006. | |
| Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe | Égalité de la majorité sexuelle en 2002 |
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| Sanction | |
| Protection contre les discriminations | |
| Identité de genre | |
| Service militaire | |
| Partenariat | |
| Mariage | |
| Adoption | |
| modifier |
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La Roumanie a complètement décriminalisé l'homosexualité, a introduit et appliqué des lois contre la discrimination très larges, a rendu égale la majorité sexuelle, et a introduit des lois contre les crimes de haine homophobes. De plus, les communautés LGBT ont acquis une plus grande visibilité depuis quelques années, grâce à des événements tels que la Bucharest Pride, la marche des fiertés annuelle de Bucarest, et le festival des Soirées du film gay à Cluj-Napoca.
En 2006, Human Rights Watch classe la Roumanie parmi les cinq pays au monde à avoir fait « des progrès exemplaires dans les combats contre les abus de droit au motif de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre »[1], mais des lois transphobes sont votées en 2020.
Droits civils
Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe
Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont légales en 1996[2].
Depuis 2002, la majorité sexuelle est fixée à quinze ans, aussi bien pour les relations hétérosexuelles de même sexe.
Loi contre la discrimination
En 2000, le Parlement roumain a voté une loi qui pénalise explicitement la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans plusieurs domaines tels que l'embauche, l'accès aux biens et aux services, le logement, l'éducation, la santé, les programmations audiovisuelles, le système judiciaire, et d'autres services publics et de sécurité sociale[3]. Cette loi, qui est l'une des plus complètes de l'Union européenne[4], a été utilisée avec succès par le Conseil national pour combattre la discrimination (CNCD), qui a obtenu des amendes sanctionnant des personnes ou des entreprises pour discrimination au motif de l'orientation sexuelle. Ainsi, la compagnie aérienne nationale Tarom a reçu une amende pour avoir refusé des promotions de Saint-Valentin à des couples homosexuels en 2005[5]. Le CNCD a aussi contraint Tarom à rectifier la situation.
En 2006, le Code criminel est amendé dans le but de criminaliser l'incitation à la haine et au harcèlement au motif de l'orientation sexuelle[6].
De plus, le système légal roumain traite l'homophobie comme une circonstance aggravante dans les crimes et délits[6]. Un crime motivé par l'homophobie pourra recevoir une sentence plus dure.
Identité de genre
Depuis 1996, une personne ayant eu recours à la chirurgie de réattribution sexuelle peut légalement changer de genre dans ses documents officiels.
En 2020, un projet de loi transphobe prévoit qu'il serait interdit de parler d'identité de genre à l'école et à l'université (la loi interdit toute promotion de la théorie selon laquelle le genre est différent et indépendant du sexe biologique)[7].
Reconnaissance des couples de même sexe
En 2023, la CEDH condamne la Roumanie dans l'affaire Buhuceanu et autres c. Roumanie[8] dans le cadre de la non reconnaissance légale des couples du même sexe après un recours déposé par 21 couples en 2019 et 2020[9]. Le gouvernement annonce peu de temps après se pencher sur une loi visant à reconnaître les mariages entre personne du même sexe dans d'autres pays de l'Union européenne[10]. Toutefois, le Premier ministre, Marcel Ciolacu, pense que la société roumaine n'est pas prête à ce changement, et qu'il ne s'agit pas d'une priorité pour lui[11].
Adoption
Les femmes célibataires et les lesbiennes ont le droit de recourir à l'insémination artificielle par des moyens tels que la fécondation in vitro. En 2005, la Cour constitutionnelle a statué qu'il était inconstitutionnel de refuser la procréation médicalement assistée à des personnes, qu'elles soient mariées ou célibataires.
Service militaire
Les LGBTQ sont autorisés à servir ouvertement dans l'armée roumaine. Cependant, la peur des discriminations pousse les militaires LGBTQ à cacher leur orientation sexuelle.
Évènements notables
En , un groupe de manifestants nationalistes et ultra-orthodoxes rattaché au groupe Noua Dreaptă[12] interrompt une projection du film The Kids Are All Right au musée du Paysan roumain de Bucarest, insultant le public et empêchant la projection du film[13]. La police, bien que présente sur place, n'intervient que de façon minimum. ACCEPT (en), l'association à l'origine de l'événement, porte plainte avec cinq autres personnes auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour non-intervention de l'État[12]. Le , la cour donne raison aux parties plaignantes dans l’arrêt Association ACCEPT and Others v. Romania et condamne l'État roumain pour discrimination[14].
Des cortèges de travailleuses et travailleurs du sexe et cortèges roms sont pour la première fois présents à une marche des fiertés en 2019, à Bucarest[15].
La militante Antonella Lerca Duda est la première femme trans roumaine à tenter de se présenter à une élection dans le pays, lors des élections locales bucarestoises de 2020, mais elle échoue à obtenir les parrainages suffisants[15].