La durée de vie est très subjective. Des jeux communs comme la belote ou le Monopoly, satisfont leurs pratiquants depuis des décennies et tout le monde peut en apprécier une partie ; mais lorsque le jeu vise les pratiquants assidus, la niche se réduit et l'auteur du jeu doit prendre en compte le caractère volatil de ce public.
Un jeu raté peut n'avoir aucun public : sa durée de vie se résumera alors aux premiers achats, mais ensuite plus personne ne s'y intéressera.
Il arrive souvent qu'un jeu oublié et abandonné par son éditeur reste pratiqué - voire distribué - par des pratiquants acharnés. C'est ce qui a donné naissance aux émulateurs qui reproduisent d'anciens supports de jeu vidéo.
À la base, la durée de vie dépend du nombre de parties que l'on peut faire. Un jeu vidéo qui ne propose qu'une seule aventure, un jeu de rôle qui se confond avec une campagne, auront une durée de vie très limitée : la victoire remportée, les joueurs ne verront pas l'intérêt de recommencer la même histoire. Un jeu incluant plus de hasard, comme un jeu de cartes à collectionner, durera plus mais finira quand même par s'épuiser.
Pour les jeux vidéo, la durée de vie peut être raccourcie par l'arrivée de nouveaux systèmes d'exploitation ou périphériques, avec lesquels ils ne sont plus compatibles malgré un intérêt persistant des joueurs.