Déchets de marchés en république démocratique du Congo

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Déchets de marchés en République démocratique du Congo
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Les déchets de marchés en République démocratique du Congo (RDC) désignent l’ensemble des ordures générées dans les marchés publics et privés du pays, comprenant des déchets organiques, plastiques, papiers, emballages et autres rebuts. Ces déchets constituent un défi environnemental et sanitaire majeur dans les zones urbaines congolaises en raison de l’absence de systèmes efficaces de gestion, de collecte et de traitement[1],[2],[3].

Dans les marchés congolais, une grande partie des déchets est d’origine organique, provenant de la vente de denrées périssables telles que les fruits, légumes, viandes et poissons. Une étude menée sur le marché Mfidi à Kinshasa a montré que les fractions organiques représentaient près de 59,5 % de l’ensemble des déchets générés, suivies par les cartons, plastiques et métaux[4].

Problèmes de gestion

La gestion des déchets dans les marchés reste largement insuffisante en RDC. Dans de nombreux marchés municipaux tels que ceux de Kisangani, l’absence de politique d’assainissement cohérente, de séparation entre déchets biodégradables et non biodégradables et de structures de collecte adaptées expose commerçants et consommateurs à des risques environnementaux et sanitaires[2].

Dans la ville de Goma, des organisations locales ont alerté sur le manque d’évacuation des déchets dans plusieurs marchés publics, ce qui accroît la menace de maladies d’origine hydrique et autres risques pour la santé publique[1].

Dans la province du Kongo-Central, les vendeurs du marché Damar à Matadi ont été critiqués pour une mauvaise gestion des immondices, contribuant à une accumulation de déchets sur les voiries et les allées du marché[3].

Enjeux sanitaires et environnementaux

L’absence d’un système efficace d’évacuation des déchets dans les marchés favorise l’accumulation d’immondices qui attirent les nuisibles, dégagent des odeurs et peuvent contaminer l’eau et les sols environnants. Ces conditions sont associées à une augmentation du risque de maladies, notamment celles d’origine hydrique ou vectorielle[1].

Initiatives et réponses locales

Certaines études et initiatives ont exploré des solutions durables telles que le compostage des déchets organiques pour améliorer la fertilité des sols, en particulier dans les grandes agglomérations comme Kinshasa. Ces démarches s’inscrivent dans une logique de gestion intégrée des déchets solides[4].

Défis institutionnels

Voir aussi

Notes et références

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