La déclaration de Venise (ou «déclaration du Sommet de Venise») est un accord publié par le comité économique de la Communauté économique européenne, réuni en avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui a appelé à la reconnaissance des droits des Palestiniens à l'autonomie gouvernementale et aux droits de l'OLP à participer aux initiatives de paix.
Du fait de l'escalade du conflit israélo-arabe, les pays européens décident que les négociations alors menées par les États-Unis étaient peu satisfaisantes, et que la situation était suffisamment sérieuse pour intervenir, justifiant plus avant cette intervention sur la base de leurs liens traditionnels et des intérêts communs qu'ils avaient avec la région[1].
Au paragraphe 4, les États membres appellent à promouvoir les «deux principes universellement acceptés par la communauté internationale: le droit d'exister en sécurité de tous les États de la région, dont Israël, et la justice pour les peuples, ce qui implique la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien»[3]. Cela implique selon les États membres la reconnaissance des frontières établie et la résolution des différends frontaliers afin d'assurer la sécurité des populations dans leurs limites[4].