Désert côtier de la mer Rouge

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Désert côtier de la mer Rouge
Écorégion terrestre - Code PA1333
Description de cette image, également commentée ci-après
Désert près de Safaga en mars 2007.
Classification
Écozone Paléarctique
Biome Déserts et terres arbustives xériques
Géographie et climat
Superficie
59 300 km2
min.max.
Altitude m 2 187 m
Température 18[1] °C 31[1] °C
Précipitations 3[1] mm 200[1] mm
Oiseaux
84[2]
Mammifères
28[2]
Squamates
28[2]
Conservation
Statut
Vulnérable
Aires protégées
5 %
Ressources web

Localisation

Description de l'image AT1317 map.png.

Le désert côtier de la mer Rouge est une écorégion terrestre en Afrique définie par le WWF, appartenant au biome des déserts et terres arbustives xériques, dans l'écozone paléarctique. Il couvre une bande étroite le long de la mer Rouge en Égypte et au Soudan.

Diagramme climatique de Port-Soudan.

Cette région couvre la partie orientale du désert arabique entre le massif montagneux de l'Itbay à l'ouest, le golfe de Suez et la mer Rouge à l'est. Elle comprend le littoral égyptien de cette mer, sauf la péninsule du Sinaï, et la moitié nord du littoral du Soudan, bordée de récifs coralliens[1]. Frank White (1983) la classe comme faisant partie de l'aire somali-masaï dans l'écozone afrotropicale ; on la classe aujourd'hui comme zone de transition de l'écozone paléarctique[3],[1].

La température moyenne mensuelle va de 18°C en janvier à 31°C en août sur la côte, de 3°C à 18°C sur les sommets où le gel n'est pas exceptionnel. Le pic du Gabal Elba (en) (1435 m) reçoit des précipitations assez fortes par soulèvement orographique. Les précipitations, surtout hivernales, sont très faibles sur la côte (3 mm par an) mais peuvent atteindre 100 à 200 mm par an sur les sommets, sous forme de brume et de rares orages qui causent des inondations dans les oueds[3],[1].

Histoire et population

Campement de Bisharin en 1906.
Parking de l'aéroport de Marsa Alam en mars 2008.

La richesse de l'Égypte antique tenait à la fertilité de la vallée du Nil, mais aussi à ses mines de cuivre et de pierres précieuses, améthyste, topaze et autres, concentrées dans les hauteurs entre le Nil et la mer Rouge. Agatharchide de Cnide, fonctionnaire des Ptolémées au IIe siècle av. J.-C., a laissé une description de cette côte et de ses exploitations minières ; elle était en même temps une escale pour le commerce avec les Sabéens d'Arabie du Sud et les peuples de la Corne de l'Afrique[4]. La population est peu nombreuse, avec moins de 5 habitants au km², et en partie nomade : les Bisharin (branche des Bedja) n'y font que d'assez brefs séjours et préfèrent séjourner dans la vallée du Nil, mieux pourvue en eau[3].

Les sécheresses des années 1980 ont amené une partie des habitants à abandonner le pastoralisme pour se fixer dans les villes comme Port-Soudan[5]. Chez les Hadendoa, branche méridionale des Bedja, depuis la loi de 1970 sur les terres vacantes, la gestion du cycle pastoral dépend de l'État plus que des anciennes coutumes tribales[6]: le bétail passe par la zone irriguée de Tokar (en) de décembre à mars, puis de mars à mai par les pâturages naturels de Tokar, et de mai à août le long des oueds autour de Sinkat (en). En août et septembre, les Hadendoa se consacrent principalement au travail sur leurs parcelles cultivées ou se louent pour d'autres emplois[7]. Les sols salins sont généralement impropres à l'agriculture : la population, depuis l'Antiquité, vit surtout de pêche et d'élevage. Depuis le milieu du XXe siècle, le tourisme, la pêche industrielle et la pollution par les pétroliers en transit depuis le Moyen-Orient causent de graves dommages à l'environnement[3],[1].

Flore

Faune

Voir aussi

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