Désinvestissement des énergies fossiles

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Début 2021, 1 300 institutions ont désinvesti 14 560 milliards de dollars de l'industrie des énergies fossiles[1].
Manifestation pour le climat et le désinvestissement des énergies fossiles (Berlin, 2015).
Étudiants réclamant que leur université désinvestisse des énergies fossiles (États-Unis, 2013).

Le désinvestissement des énergies fossiles est l'élimination des placements (actions, obligations et fonds d'investissement) des entreprises impliquées dans l'extraction de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz), dans le but de réduire le réchauffement climatique en s'attaquant à ses causes[2],[3],[4].

L'organisation non gouvernementale environnementale 350.org a annoncé, en , que 500 institutions dans le monde, représentant 3 200 milliards d’euros d’actifs, ont décidé de désinvestir des énergies fossiles (principalement des fondations philanthropiques, collectivités publiques, fonds de pension et universités)[3]. En 2020, 1 200 institutions ont désinvesti 14 000 milliards de dollars[5].

Une coalition de 40 institutions catholiques à travers le monde a décidé de désinvestir du charbon, du pétrole et du gaz en [6].

En plus des raisons éthiques et légales, le désinvestissement des énergies fossiles peut aussi être motivé par des raisons économiques.

France

Une des premières campagnes a pris place en 2008 à Philadelphie, lorsque des étudiants ont demandé à leur université de ne plus placer d'argent dans l’industrie des énergies fossiles (en s'inspirant de campagnes des années 1980 contre l'apartheid)[7].

En , l'ONG les amis de la terre publiait une étude pointant du doigt les insuffisances des politiques de désinvestissement charbon mises en place par les banques et les assurances, expliquant comment, par la faute d'engagements incomplets ou mal ciblés, leurs investissements continuaient à alimenter, par centaine de millions d'euros, le secteur du charbon[8],[9].

En , avant la Conférence de Paris sur le climat, Thomas Piketty (auteur du Capital au XXIe siècle) et Tim Jackson (Prospérité sans croissance) publient dans Le Monde un appel intitulé « Cessons d’investir dans les énergies fossiles ! »[10].

Annonces d'investisseurs institutionnels

Notes et références

Voir aussi

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