Détatouage laser

From Wikipedia, the free encyclopedia

Le détatouage laser consiste à éclater les pigments du tatouage grâce à un effet photo-acoustique par un laser. Cette méthode est utilisée par les dermatologues en clinique, ainsi que par certains tatoueurs.

Le laser rubis a été le premier laser déclenché utilisé dans les années 1980[réf. souhaitée].

Aujourd'hui, il est reconnu que la technique la plus efficace et la plus sûre pour retirer un tatouage est le laser, et en particulier le laser qualifié de « déclenché » ou de « pigmentaire ». Avec 20 à 30 millions de personnes tatouées dans le monde occidental[1], dont beaucoup s'étant fait assez récemment tatouer (entre 1990 et 2010), cette demande devrait encore s'accroitre[1].

Méthode

En mode impulsionnel déclenché (dit Q-switched) est plus récent est le moins douloureux et le moins destructeur pour la peau, mais il est coûteux, pas toujours totalement efficace, et nécessite souvent plusieurs séances (plus d'une dizaine parfois). Il peut laisser certaines séquelles à la suite de complications telles que purpura[2], brûlures[2], infections[2], hypo- et hyperpigmentations[2], troubles de cicatrisation[2], chéloïdes[2] et réactions eczématiformes[2] et dans un cas au moins urticaire aiguë généralisée avec angio-œdème[2].

Les lasers nanosecondes et picosecondes sont les plus efficaces et puissants du marché. Ils ne laissent ni trace, ni cicatrice et offrent un résultat définitif. Pour effacer un tatouage, le laser doit atteindre les gouttes d’encre qui ont été injectées dans la surface cutanée. Par un impact photomécanique, le laser fragmente les gouttes d'encre présentes dans la peau, jusqu'à ce qu'elles atteignent une taille comprise entre 5 et 10 microns.

Vidéo d'une séance de détatouage laser en Australie.

Principe des lasers déclenchés

La « tête laser », d'où sort le faisceau lumineux initial, comporte deux éléments importants : un milieu actif (souvent un solide, comme le rubis, l'alexandrite ou le Nd:YAG) et un dispositif d'excitation (souvent constitué de lampes flash). Cette tête laser est placée dans une cavité de résonance comprenant deux miroirs (dont un semi-transparent) placés à chacune de ses extrémités.

Dans la « cavité de résonance » des lasers déclenchés, il existe un élément spécifique appelé Cellule de Pockels (ou Q-Switch). Cet élément agit comme un obturateur qui va laisser passer uniquement des impulsions énergétiques géantes ultra courtes (de l’ordre de quelques nanosecondes). L'énergie est très concentrée, et la puissance instantanée de ces impulsions atteint quelques dizaines, voire quelques centaines de Mégawatts. L'intérieur de l'épiderme et les pigments qui y sont logés reçoivent alors des « ondes de choc » qui pulvérisent les particules d'encres.

Un laser déclenché génère un faisceau lumineux possédant généralement une des longueurs d’onde suivantes :

  • 695 nm (laser rubis – rayon rouge),
  • 755 nm (laser alexandrite – rayon rouge) ou
  • 1 064 nm (laser Nd:YAG – rayon infra-rouge).

Chaque longueur d'onde est spécifique d'une couleur d'encre de tatouage donnée. Certains lasers Nd:YAG sont doublés en fréquence et produisent une deuxième longueur d’onde (532 nm - rayon vert).

Effets indésirables avec les lasers déclenchés

Le résultat cosmétique est généralement difficile. Des complications dermatologiques et certains effets secondaires peuvent résulter de traitement au laser, dont des séquelles en termes de cicatrices[1], hypopigmentation[1], hyperpigmentation[1], effacement incomplet du tatouage[1], voire foncement d'une couleur claire (noircissement d'un jaune par exemple[1]), ou encore infection[1], saignements[1].

Les tatouages réalisés par les amateurs sont souvent plus superficiels, et alors plus faciles à supprimer. Ceux effectués par les professionnels demandent parfois jusqu'à une dizaine de séances de détatouage, souvent sans résultat complet.

Les pigments synthétiques sont souvent plus faciles à détatouer que les pigments naturels comme l'encre de Chine. Par ailleurs, les couleurs jaune et turquoise ne peuvent être effacées que par un laser de resurfaçage qui en fait va brûler totalement cette zone de peau.

Les effets secondaires (douleur, rougeur, inflammation…) sont souvent transitoires quand le traitement est bien fait. Ce sont les lasers rubis ou alexandrite, dont les longueurs d’onde sont fortement absorbées par la mélanine de l’épiderme, peut conduire à des hypopigmentations (disparition des pigments de la peau), et quelquefois à des hyperpigmentations sur les peaux foncées[1]. Les lasers Nd:YAG respectent mieux la peau. Les risques de cicatrices disgracieuses diminuent actuellement avec les nouveaux lasers plus performants.

Autres applications des lasers déclenchés

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI