EPISEINE

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Création2018
TypeService public
SiègeParis
EPISEINE
Image illustrative de l’article EPISEINE
La balise jaune est identifiée comme le repère visuel d’Episeine. Cette bouée est l’exacte réplique de la balise règlementaire utilisée en mer pour délimiter les zones de sécurité.
Situation
Création 2018
Type Service public
Siège Paris
Organisation
Dépend de Seine Grands Lacs

Site web episeine.fr

EPISEINE (Ensemble pour la Prévention des Inondations sur le bassin de la Seine)[1],[2] est un service gratuit qui a pour but de fédérer les acteurs et susciter la prise de conscience et l’engagement, afin de développer une véritable culture du risque inondation. L’enjeu est de taille : aider les franciliens à mieux se préparer, afin de limiter les dégâts humains et matériels occasionnés par les crues.

Initié et porté par l’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs dans le cadre du programme d’action de prévention des inondations (PAPI) de la Seine et de la Marne franciliennes, le dispositif EPISEINE est développé en partenariat avec la direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie et la préfecture de police de Paris[1].

Le dispositif EPISEINE s’appuie principalement sur trois outils : un site internet (episeine.fr), des ressources pédagogiques (formations en présentiel, formation en ligne, vidéos de sensibilisation, retours d’expériences, jeux, etc.) et des réseaux sociaux alimentés régulièrement en contenu et en actualités. Le dispositif utilise un ton ludique et des outils concrets. La démarche vise principalement à faciliter la mise en œuvre d’actions de sensibilisation menées par des acteurs relais à l’échelle locale (la commune, l’association, l’entreprise, le voisin).

Seine Grands Lacs

Logo de l'EPTB Seine Grands Lacs.

Le portage du projet est assuré par l’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs. Ce syndicat mixte regroupe la Ville de Paris, les départements des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis ainsi que les communautés d’agglomération de Troyes Champagne Métropole et de Saint-Dizier Der et Blaise. Sa mission historique est l’exploitation de quatre lacs-réservoirs situés en amont du bassin de la Seine afin d’écrêter les crues d’hiver et de printemps et de soutenir le débit de ces cours d’eau en été en automne.

Le risque inondation en Ile-de-France

Crue de 2018 à Esbly.

Le risque inondation par débordement et remontée de nappes constitue le principal risque d’origine naturelle affectant le territoire francilien[3]. Selon les estimations réalisées par les services de l’État, un Francilien sur deux serait touché directement ou indirectement par la prochaine crue de la Seine et de la Marne[4].

Les crues de la Seine et de la Marne sont des crues à cinétique lente. Ces phénomènes sont prévisibles quelques jours à l’avance. Le niveau de l’eau monte pendant plusieurs jours, se stabilise et peut mettre quelques semaines à redescendre[4],[5] à un niveau normal. Sur un épisode de crue dite centennale (1 chance sur 100 de se reproduire chaque année), similaire à celle vécue en début d’année 1910, les phénomènes de crues et d’inondations peuvent durer près de deux mois. Si ce phénomène se reproduisait aujourd’hui, la capitale et sa région tourneraient au ralenti, au rythme de la crue et ensuite de la reconstruction[6] des infrastructures et des bâtiments.

En cas de crue en région francilienne, les inondations ont lieu par débordement des cours d’eau et par remontée des nappes alluviales. Les effets de la crue touchent non seulement les zones inondables mais également des secteurs hors d’eau impactés par l’indisponibilité des réseaux[4],[3]. Une crue peut avoir des impacts sur les réseaux d’énergie, de production et d’assainissement des eaux, sur les réseaux de transports ainsi que sur les réseaux de télécommunications[3],[5]. Une crue similaire à celle de janvier- aurait aujourd’hui un coût estimé à plus de 30 milliards d’euros de dommages directs et des pertes de PIB à hauteur de 60 milliards d’euros sur 5 ans[7]. À l’échelle de la région francilienne, près de 400 000 emplois seraient affectés, 5 millions de personnes sinistrées, 1,5 million de personnes sans électricité et 1.3 million sans eau potable[7].

Les ouvrages de protection

Murette de protection dans le Val-de-Marne

L’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs exploite quatre lacs-réservoirs en amont du bassin de la Seine construits entre les années 1930 et 1990. Ces ouvrages permettent de limiter les crues en hiver et au printemps et ainsi de diminuer le risque, sans pour autant le faire disparaître. En moyenne, en cas de crue similaire à 1910, ces lacs-réservoirs permettent de faire baisser le niveau d’eau sur la Seine à Paris de 65 à 70 centimètres [6]. Bien qu’un cinquième ouvrage soit en projet (le casier pilote de la Bassée)[3] ces mesures structurelles restent insuffisantes pour protéger la région francilienne.

Si les barrages, lacs-réservoirs, digues et murettes jouent un rôle essentiel pour limiter les débordements en cas de crues faibles ou moyennes, l’efficacité des ouvrages est conditionné à la capacité des territoires de déployer et mettre en œuvre des mesures et des comportements adaptés à la situation de crise[3].

Le dispositif EPISEINE

L'animation du dispositif

Références

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