Entente sportive Saintes Football
club français de football
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L’Entente sportive Saintes Football, couramment appelée ES Saintes, est un club de football français situé à Saintes, en Charente-Maritime. Son histoire sportive remonte cependant au Stade Saintais Cheminot Club, fondé en 1927. Après la Seconde Guerre mondiale, le club devient en 1946 l'Union Sportive Saintaise Cheminot Club (US Saintes CC), au moment de la création de la structure omnisports de l'Union Sportive de Saintes[1].
cours du Maréchal-Leclerc
17100 Saintes
| Nom complet | Entente Sportive Saintes Football |
|---|---|
| Fondation | 1927 |
| Stade | Stade Yvon-Chevalier |
| Siège |
Stade Yvon-Chevalier cours du Maréchal-Leclerc 17100 Saintes |
| Championnat actuel | Départemental 2 (Charente-Maritime) |
| Président | Mathieu Araez |
| Site web | essaintesfootball.fr |
Dernière mise à jour : .
Entre 1975 et 2003, l'équipe première dispute quatorze saisons dans les championnats nationaux : six en Division 3, quatre en Division 4, deux en National 3 et deux en CFA 2[1].
L'équipe atteint également à cinq reprises les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, en 1970, 1975, 1979, 1990 et 1996[2],[3],[4],[5],[6].
Lors de la saison 2026-2027, l'équipe première évolue en Départemental 2 de Charente-Maritime[1],[7]
Histoire
Origines et évolution du club
Fondé en 1927 sous le nom de Stade Saintais Cheminot Club, le club s'inscrit dans l'histoire du football et du mouvement sportif cheminot de Saintes. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient en 1946 l'Union Sportive Saintaise Cheminot Club (US Saintes CC), au moment de la création de la structure omnisports de l'Union sportive de Saintes[1].
En 2006, le club adopte l'appellation Entente sportive Saintes Football[1].
Parcours en championnat
Après une deuxième place en Division d'Honneur du Centre-Ouest en 1973-1974, l'US Saintes remporte le championnat en 1974-1975 et accède à la Division 3[1]. Relégué après deux saisons, le club remporte de nouveau la Division d'Honneur en 1977-1978 et retrouve immédiatement le troisième niveau national, où il se maintient jusqu'en 1982. Au total, ses six saisons en Division 3 représentent 180 rencontres, pour 49 victoires, 47 matchs nuls et 84 défaites[1].
Après une saison en Division 4 en 1982-1983, Saintes retourne dans les compétitions régionales. Champion de Division d'Honneur en 1988-1989, il retrouve la Division 4 pour trois saisons, de 1989 à 1992. Sur ses quatre saisons disputées à ce niveau, le club totalise 104 rencontres, avec 29 victoires, 29 matchs nuls et 46 défaites[1].
Un nouveau titre de Division d'Honneur en 1993-1994 permet à Saintes d'accéder au National 3. Le club y dispute deux saisons, terminant 11e du groupe E en 1994-1995 puis 14e du groupe G en 1995-1996, avant de retrouver le niveau régional[1].
En 2000-2001, l'US Saintes remporte une nouvelle fois la Division d'Honneur du Centre-Ouest, avec dix-sept victoires, six matchs nuls et trois défaites en vingt-six rencontres[1]. Promu en CFA 2, il termine 13e du groupe F en 2001-2002 puis 14e en 2002-2003. Cette dernière saison constitue à ce jour sa dernière présence dans un championnat national[1].
Sous l'appellation ES Saintes, le club évolue ensuite entre niveaux régional et départemental. Il remporte notamment le championnat de Départemental 1 de Charente-Maritime en 2008-2009 sans connaître la défaite, avec seize victoires et six matchs nuls en vingt-deux rencontres[1]. Après plusieurs promotions au début des années 2010, Saintes évolue plusieurs saisons en Régional 2 et termine encore 3e de son groupe en 2022-2023. Après une 11e place en Régional 2 en 2023-2024, Saintes évolue en Régional 3 la saison suivante, où il termine 12e. Cette saison 2024-2025 est également marquée par un imbroglio administratif autour de deux licences non valides, que Sud Ouest présente comme ayant pesé sur les résultats de l'équipe[8]. L'équipe première joue ensuite en Départemental 1 en 2025-2026, avant d'évoluer en Départemental 2 lors de la saison 2026-2027[1],[7].
| Compétition | Saisons | Nombre de saisons | Meilleur classement |
|---|---|---|---|
| Division 3 | 1975-1976, 1976-1977, 1978-1979 à 1981-1982 |
6 | 10e |
| Division 4 | 1982-1983, 1989-1990 à 1991-1992 |
4 | 8e |
| National 3 | 1994-1995, 1995-1996 | 2 | 11e |
| CFA 2 | 2001-2002, 2002-2003 | 2 | 13e |
| Total | 14 | — | |
- Source : Stat Football Club France.[1]
Parcours en coupes
L'US Saintes remporte la Coupe du Centre-Ouest en 1951 puis une seconde fois en 1979[1].
En Coupe de France, le club atteint pour la première fois les trente-deuxièmes de finale lors de l'édition 1969-1970. Alors pensionnaire de Division d'Honneur, Saintes s'incline 2-1 contre l'US Le Mans, qui évolue en championnat de France amateur[2] En 1974-1975, le club atteint de nouveau ce stade de la compétition : le 2 février 1975, au stade de Périgueux, le SEC Bastia, alors en Division 1, s'impose 3-1, Daguet inscrivant le but saintais à la 90e minute[9],[3]. Quatre ans plus tard, l'AS Angoulême élimine Saintes 3-2 en trente-deuxièmes de finale[4].
Saintes retrouve les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France 1989-1990. Évoluant alors en Division 4, les Saintais affrontent le Brest Armorique, club de Division 1, le 17 février 1990 sur terrain neutre à Angoulême. Après avoir égalisé à 1-1, ils regagnent les vestiaires avec un seul but de retard avant de s'incliner 4-2. Sud Ouest relève que, malgré une certaine inhibition face à un adversaire professionnel, Saintes est parvenu à inquiéter les Brestois[5],[10].
Le parcours de 1995-1996 conduit Saintes à son cinquième trente-deuxième de finale. Au tour précédent, le club élimine Châtellerault, alors quatrième de National 1, sur le score de 2-0[11]. En trente-deuxièmes de finale, Saintes est opposé à l'AS Saint-Étienne, pensionnaire de Division 1. Alors que la rencontre devait initialement se jouer à Saintes, elle doit être délocalisée à Saint-Étienne après l'avis défavorable de la commission de sécurité, malgré les efforts entrepris par la municipalité pour mettre le stade Yvon-Chevalier en conformité. La Fédération française de football inverse en conséquence l'affiche, qui se dispute le 13 janvier 1996 au stade Geoffroy-Guichard[12]. Devant 3 275 spectateurs, les Saintais ne sont menés que 1-0 à la mi-temps avant de céder en seconde période et de s'incliner 5-0[13].
Relégué en Division d'Honneur, Saintes retrouve en décembre 1996 un adversaire de National 1 en Coupe de France, le Paris FC, au stade Yvon-Chevalier. Les Saintais s'inclinent 2-0 devant environ 660 spectateurs, les deux buts parisiens étant inscrits en première période[11].
Identité du club
Appellations
Les principales appellations successives retracées par les sources sont :
- Stade Saintais Cheminot Club, à partir de 1927 ;
- Union Sportive Saintaise Cheminot Club, ou US Saintes, à partir de 1946 ;
- Entente Sportive Saintes Football, depuis 2006[1].
Installations
Le stade Yvon-Chevalier est utilisé par l'équipe première. Pour la saison 2025-2026, le District de Football de la Charente-Maritime indique « Stade Yvon Chevalier 1 » comme installation de « Saintes Football Es 1 » dans les engagements du championnat de Départemental 1[14].
Le stade-vélodrome de Bellevue est utilisé pour les entraînements. Le site officiel du club y programme les séances des seniors masculins les mardis et jeudis[15].

Direction
Au printemps 2025, après le départ des coprésidents Jean-Philippe Rigolot et Julian Pinier dans un contexte de difficultés sportives et du report du projet de terrain synthétique, Ahmed Menzer prend la présidence du club tandis qu'Yves London en devient le manager. Les nouveaux dirigeants annoncent alors vouloir restructurer le club et renforcer notamment la formation des jeunes[8].
Ahmed Menzer démissionne au printemps 2026, de même que son épouse Véronique, trésorière du club, après environ un an à la tête de l'association[16].
Le 13 mai 2026, Mathieu Araez prend la présidence de l'ES Saintes. Le club élargit parallèlement son conseil d'administration à vingt membres afin de répartir davantage les responsabilités et d'assainir sa situation financière. La nouvelle direction fixe comme priorités le retour de l'équipe première au niveau régional, le développement de la formation et celui du football féminin[17].
Formation et football féminin
Résultats sportifs
Palmarès
Les résultats saison par saison recensés par Stat Football Club France font apparaître pour l'US puis l'ES Saintes les titres suivants[1] :
- Champion de Division d'Honneur du Centre-Ouest : 1975, 1978, 1989, 1994 et 2001
- vainqueur de la Coupe du Centre-Ouest : 1951 et 1979
Personnalités liées au club

L'ancien international polonais Jan Banaś, passé notamment par le Polonia Bytom et le Górnik Zabrze, poursuit une partie de sa carrière en France. La Fédération de football de Silésie indique qu'il exerce comme joueur-entraîneur à Saintes puis à Mantes[20].

Gilles Brisson, né à Saintes en 1958, évolue notamment au Paris Saint-Germain, au Toulouse FC et au FC Sochaux avant de devenir entraîneur. Il dirige l'équipe de Saintes lors de la saison 1997-1998[21].
Bruno Steck, ancien joueur professionnel passé notamment par le FC Nantes, avec lequel il est champion de France en 1977, puis par le FC Tours, le Brest Armorique, les Chamois niortais et le Stade lavallois, devient ensuite entraîneur. Après avoir notamment dirigé Gap, il entraîne Saintes lors de la saison 2002-2003, au cours du dernier passage du club en CFA 2[22]. Un compte rendu de championnat publié en février 2003 le mentionne explicitement comme entraîneur de l'équipe saintaise[23].
Thierry Gros, défenseur formé à l'AS Saint-Étienne, où il effectue l'essentiel de sa carrière professionnelle avant de jouer deux saisons à l'ASOA Valence, rejoint Saintes au début de la saison 1995-1996[24],[25]. Utilisé notamment comme libéro, il joue un rôle particulier lors du trente-deuxième de finale de Coupe de France 1995-1996 contre son ancien club : sa connaissance de l'équipe stéphanoise lui permet de conseiller ses coéquipiers avant la rencontre[26]. Il est titulaire lors de la rencontre disputée au stade Geoffroy-Guichard[25].
Frédéric Zago, ancien joueur passé notamment par l'AS Monaco, l'Olympique lyonnais et le SCO Angers, rejoint Saintes en 1996, où il poursuit sa carrière de joueur jusqu'en 1999. Il participe notamment à la rencontre de Coupe de France contre le Paris FC en décembre 1996[11]. Parallèlement, il encadre les jeunes du club lors des saisons 1996-1997 et 1997-1998, puis prend en charge l'équipe première en Division d'Honneur en 1998-1999[27],[28],[29].
Jean-Pierre Sallat, attaquant né à Saintes, joue ensuite notamment au Limoges FC, au Havre AC et à l'Amiens SC[30]. Avec Saintes, il figure dans le onze de départ lors du trente-deuxième de finale de Coupe de France contre Bastia en février 1975[9].
Karim Maroc, passé par Saintes en 1975-1976 avant de rejoindre l'Olympique lyonnais, poursuit ensuite sa carrière notamment au SCO Angers, au FC Tours, au Stade brestois et au Montpellier HSC. Devenu international algérien, il participe avec l'Algérie aux Coupes du monde 1982 et 1986[31].