Coupe de France de football
compétition de football masculin
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La Coupe de France de football est une compétition de football à élimination directe, organisée annuellement par la Fédération française de football (FFF) et ouverte à tous les clubs qui lui sont affiliés jusqu'au dernier niveau amateur, y compris ceux d'outre-mer.
| Sport | Football |
|---|---|
| Création | 1917 |
| Autre(s) nom(s) |
Coupe Charles-Simon (1917-1919 et 1940-1944) |
| Organisateur(s) |
CFI (1917-1919) FFF (depuis 1919) |
| Éditions | 109 (en 2025-2026) |
| Périodicité | Annuelle |
| Nations |
|
| Participants | Tous les clubs affiliés à la FFF |
| Statut des participants | Amateur et professionnel |
| Site web officiel | fff.fr |
| Tenant du titre | RC Lens |
|---|---|
| Plus titré(s) | Paris Saint-Germain (16) |
| Meilleur(s) buteur(s) |
|
À sa création en 1917, la compétition prend le nom provisoire de Coupe Charles-Simon en attendant la fin de la Première Guerre mondiale. La Coupe reprend ce nom pendant la Seconde Guerre mondiale entre 1940 et 1944. En 2025, parrainée par le Crédit agricole, elle devient pour trois ans la « Coupe de France - Crédit Agricole »[1].
La compétition est créée pour soutenir l'unité du pays en proie à la Première Guerre mondiale, dans l'esprit de l'Union sacrée. Toutes les fédérations existantes, en lutte d'influence depuis le milieu des années 1900, mettent leurs vieux différends de côté et y participent, sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI). Son nom provisoire est un hommage à Charles Simon, le secrétaire général du CFI au déclenchement de la guerre, mort pour la France en 1915. Sa première édition est remportée en 1918 par l'Olympique, club de la Ligue de football association.
La compétition, reprise en 1919 par la Fédération française de football association nouvellement créée, et désormais appelée « Coupe de France », reste la seule compétition française d'envergure jusqu'à la création du championnat de France en 1932, son vainqueur étant régulièrement qualifié de « champion de France » par la presse. Le Red Star FC et l'Olympique de Marseille l'emportent trois fois pendant cette période.
Malgré la concurrence du championnat, la Coupe a conservé toute son importance, notamment grâce au gain d'une place qualificative pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de 1961 à 1998, puis pour la Ligue Europa depuis 1999. Les surprises qu'elle engendre, lorsqu'un club professionnel est éliminé par un club amateur, sont entrées dans le folklore et font le « charme de la Coupe ».
Son palmarès est notamment marqué par un premier triplé du Red-Star entre 1921 et 1923 puis celui du LOSC Lille entre 1945 et 1947, un quadruplé du Paris Saint-Germain entre 2015 et 2018 (club le plus titré avec seize trophées), par les victoires du Havre AC en 1959 et de l'En avant de Guingamp en 2009 (seuls clubs de deuxième division à avoir remporté la Coupe) ou encore par l'aventure du Calais RUFC, club de quatrième division arrivé en finale en 2000.
La compétition se déroule actuellement en huit tours préliminaires avant l'entrée des clubs de Ligue 1 en 32e de finale. La finale se déroule traditionnellement à Paris ou dans sa banlieue (au Stade de France depuis 1998) et en présence du président de la République depuis 1927.
Antécédents
Trophée de France
Le Trophée de France, disputé chaque année entre 1907 et 1914 sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI), met aux prises en fin de saison le champion de chacune des fédérations qui le composent.
Coupe de France 1916
En 1916, un tournoi est organisé selon le format du Trophée de France. La presse spécialisée[2],[3],[4],[5] et généraliste[6] de l’époque l'appelle « Coupe de France ».
Histoire
Création

La compétition actuellement connue sous le nom de « Coupe de France » est créée le 15 janvier 1917 au 5, place Saint-Thomas-d'Aquin à Paris dans les locaux de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)[7],[8] par le Comité français interfédéral (CFI, ancêtre de la Fédération française de football) sous l'impulsion d'Henri Delaunay, secrétaire général dudit CFI et de la FGSPF[9]. L'événement, dont le but est d'affirmer l'unité du pays et d'aider au développement de la jeunesse, est soutenu financièrement par la maison Hachette qui s'engage par contrat au versement de 5 000 francs pendant cinq ans[10] via le magazine Lectures pour tous[11]. Pour des raisons mémorielles[12], elle reçoit le nom de Coupe Charles-Simon[13] en mémoire du fondateur du CFI, Charles Simon, tombé au champ d'honneur en 1915 et dont Henri Delaunay a repris les fonctions[14]. Le trophée, offert par le docteur Paul Michaux, président de la FGSPF, est créé en 1917 par un ouvrier joaillier de Ménilmontant, M. Chovillon[13].

À l'image de l'Union sacrée, alors de mise durant la Première Guerre mondiale, cette compétition est ouverte à tous les clubs membres des quatre fédérations régissant alors le football en France[15]. Cette ouverture fait une partie du charme de l'épreuve qui rassemble 48 clubs à sa première édition en 1917, plus de 1 000 en 1949 et plus de 7 000 en 2013[16]. En 1919, la Coupe Charles-Simon est reprise par Fédération française de football association nouvellement créée et adopte alors définitivement le vocable de Coupe de France en conservant jusqu'à ce jour le même objet d'art comme trophée.
Les exigences pour participer à l'épreuve sont minimalistes : être licencié à la fédération, payer les droits d'inscription de l'épreuve et disposer d'un terrain homologué. C'est ce dernier point qui pose un problème aux deux tiers des clubs français, non inscrits. Les « grands clubs » tentent, dès les années 1920, de limiter l'accès à l'épreuve à une élite élargie comme pour le modèle anglais mais la fédération reste inflexible[17]. L'inflation du nombre d'inscrits oblige l'organisation à mettre en place des tours préliminaires avant les trente-deuxièmes de finale. Un premier tour préliminaire est ajouté lors de l'édition 1919-1920 puis un deuxième dans l'édition 1920-1921.

Modalités
Évolution du règlement
Différentes règles apparaissent, disparaissent ou évoluent au fil des éditions de la coupe. À partir de la première édition (1917-1918), chaque confrontation se déroule en un match unique à élimination directe et se joue sur la pelouse d'un des deux clubs. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, deux prolongations de 15 minutes chacune sont disputées. En cas de nul à la fin de ces prolongations, le match est rejoué jusqu'à ce qu'un club l'emporte. Il n'existe pas de tirage au sort, les rencontres sont désignées par la commission de la Coupe Charles-Simon, qui prend soin de répartir les rencontres entre équipes voisines. La finale se déroule sur un match et est rejoué en cas de match nul[18].
Lors de l'édition 1921-1922, à partir des 8e de finale, le processus du tirage au sort est mis en place pour déterminer les confrontations. De plus, les rencontres se jouent sur terrain neutre à partir de ce tour[18].
En 1926-1927, les ramasseurs de balle font leur apparition[18].
L'édition 1928-1929 voit les matchs se jouer sur terrain neutre à partir des 16e de finale[18].
Lors de la coupe de France 1932-1933, les (nouveaux) clubs professionnels ne peuvent se rencontrer qu'à partir des 16e de finale de la coupe. Ce traitement particulier des clubs professionnels est suspendu à partir de l'édition 1939-1940[18].
L'arrivée du second conflit mondial et de l'Occupation amène la fédération à modifier certaines règles (ces modifications sont propres au conflit et sont abandonnées une fois le conflit terminé) . En effet, le tirage au sort est abandonné, les matchs étant de nouveau désignés en fonction de la proximité géographique des clubs, car certains déplacements sont difficiles à effectuer. De plus, la règle du match sur terrain neutre (censée favoriser l'équité) est suspendue dans une démarche de simplification du déroulement de la compétition. Exemple de cette période de chamboulement : lors de l'édition 1940-1941, l'épreuve est divisée en zones, les vainqueurs de ces zones s'affrontant ensuite pour remporter la coupe Charles-Simon[18].
Lors de la première édition d'après-guerre (1945-1946), les numéros apparaissent sur les maillots[18].
En 1947-1948, le tirage au sort des confrontations se fait dès les 32e de finale[18].
À partir de l'édition 1964-1965, un tirage au sort est réalisé si deux équipes ne peuvent se départager après 3 rencontres disputées. Cette nouvelle règle est mise en place à cause du match en 16e de finale de l'édition 1963-1964 entre le CS Pierrots Strasbourg et le RC Agde qui a été joué pas moins de quatre fois (après prolongations) avant de voir un des deux clubs l'emporter[18].
Le après trois matchs nuls en demi-finales, l'Olympique lyonnais et l'AS Angoulême sont départagés à la pièce pour accéder en finale (l'OL remporte le pile ou face)[19].
La possibilité d'effectuer le remplacement d'un joueur au cours d'un match parmi deux réservistes sur le banc apparaît en 1967-1968[18].
L'édition suivante (1968-1969) voit l'apparition des tirs au but. Plus précisément : au niveau des 32e et 16e de finales, ils se jouent toujours sur un match sec. En cas de match nul, le match est rejoué. Cependant, au bout du troisième match nul, une séance de tirs au but est alors disputée. Concernant les oppositions à partir des 8e de finales, les confrontations se jouent sous la forme aller-retour (sur le modèle de la Coupe des clubs champions européens[20]). En cas d'égalité après les deux matchs joués, un match d'appui sur terrain neutre est disputé. En cas de nouveau match nul, une séance de tirs au but est alors effectuée. La règle du tirage au sort pour départager deux équipes est de fait supprimée, car jugée injuste. La finale se dispute toujours sur un match (rejoué en cas d'égalité au terme de la prolongation)[18].
À partir de l'édition 1970-1971, les 32e et 16e de finales se disputent toujours sur un match sec. Un match d'appui est disputé en cas de match nul. En cas de nul à la fin de de match d'appui, une séance de tirs au but est effectuée. À partir des 8e de finales, les tirs au but sont disputés en cas de match nul après la prolongation du match retour. Le mode de déroulement de la finale ne change pas[18].
Trois nouveautés accompagnent l'édition 1973-1974 : premièrement, les confrontations se déroulent désormais en matchs aller-retour dès les 16e de finales (et plus seulement à partir des 8e de finales comme auparavant). Deuxièmement, les demi-finales se déroulent sur un seul match. Troisièmement, la finale se dispute à présent le samedi soir (et plus le dimanche à 15 heures comme lors des éditions précédentes)[18].
Petite nouveauté au niveau du règlement en 1975-1976 : en 32e de finale, en cas de match nul après les prolongations, une séance de tirs au but est disputée (auparavant, le match était alors rejoué)[18].
À partir de l'édition 1976-1977, la règle des buts marqués à l'extérieur est adoptée lors des confrontations en aller-retour (donc à partir des 16e de finale). De plus, les demi-finales se déroulent à nouveau en matchs aller-retour[18].
Lors de l'édition suivante (1977-1978), un second remplacement en cours de match est autorisé[18].
Lors de l'édition 1981-1982, la fédération procède à quelques ajustements en vue de la tenue à la fin de la saison de la Coupe du monde 1982 : les demi-finales se disputent sur un match sec, sur terrain neutre[21] (comme lors des éditions 1973-1974 à 1975-1976). Cette règle s'applique seulement lors de cette édition. En addition, la finale de la coupe n'est pas rejouée en cas de match nul à l'issue des prolongations : une séance de tirs au but est alors disputée. Cette dernière règle est conservée et devient le mode de déroulement de la finale pour les saisons à venir[18].
À partir de l'édition 1989-1990, les matchs en aller-retour sont supprimés, laissant la place à un match unique par tour. De plus, seuls les 32e de finales se disputent désormais sur terrain neutre[18].
Lors de l'édition suivante (1990-1991), les matchs sur terrain neutre sont supprimés[18].
Une nouvelle règle concernant le tirage au sort est adoptée en 1992-1993 : chaque match est à présent joué sur le terrain du premier club tiré au sort. Petite subtilité : lorsque les deux clubs tirés sont issus de divisions différentes, la rencontre est alors jouée sur la pelouse du club de la division inférieure[18].
Un petit changement du règlement concernant le tirage au sort est effectué en 1993-1994 : lors du tirage au sort des confrontations, le premier club tiré au sort a toujours le bénéfice du terrain. Cependant, s'il y a au moins deux divisions d'écart entre les deux clubs tirés au sort, le match se déroule sur la pelouse du club issu de la division inférieure[18].
Un troisième remplacement au cours d'une rencontre est autorisé à partir de l'édition 1995-1996[18].
Depuis l'édition 2020-2021, les prolongations sont supprimées (excepté pour la finale). Par conséquent, en cas de nul à la fin du temps réglementaire, une séance de tirs au but est alors effectuée[22].
Lieux des finales
Traditionnellement, la finale de la Coupe de France se dispute à Paris ou dans sa banlieue. De 1918 à 1998, six enceintes parisiennes ont accueilli au moins une finale : le stade de la rue Olivier-de-Serres (1918), le Parc des Princes (1919, 1938, 1940, 1943, 1944, 1963, 1965 à 1967, 1972 à 1997), le stade Bergeyre (1920) et le stade Pershing (1921 à 1924) à Paris, le stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes (1925 à 1937, 1939, 1942, 1945 à 1964, 1968 à 1971) et le stade Bauer à Saint-Ouen-sur-Seine (1941). Depuis son ouverture en 1998, c'est toujours au Stade de France à Saint-Denis que se déroule la finale. En raison des travaux de mise à niveau du stade de France pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la finale 2024 est délocalisée au stade Pierre-Mauroy. C'est la première fois dans l'histoire de la compétition qu'une finale est disputée en province.
Les surprises historiques de la coupe
Les rencontres opposant les professionnels et les amateurs produisent régulièrement des surprises mettant alors en lumière un petit club, surnommé « Petit Poucet » ou « Cendrillon » de la Coupe de France. Lorsque cette situation se présente, on parle souvent de la « magie de la coupe » pour qualifier le fait que des équipes de divisions inférieures parviennent sur un match à mettre en difficulté des équipes théoriquement supérieures.
Ainsi, l'Entente Sportive Périgueux/Strasbourg formée en 1939, lorsque des milliers d'Alsaciens se sont réfugiés en Périgord pour fuir la guerre. Composée de joueurs non mobilisés des clubs strasbourgeois et Périgordins associés à des militaires stationnés dans la région et présidée par Paul Wolff, elle est autorisée à disputer deux compétitions : la Coupe de France de guerre et le Championnat de Dordogne. Le , l'Entente élimine les Girondins de Bordeaux en 16e de finale de la Coupe dans l'antique stade des Chartrons de Bordeaux devant plus de 5 000 spectateurs. Elle s'incline en 8e de finale face au FC Sète mais il reste de cet exploit une carte postale signée par tous les joueurs au soir de la victoire et un article du magazine Football qui souligne : « Leur club a voulu affirmer à la face du monde que la jeunesse alsacienne, transplantée, demeure elle-même. » Le , l'Entente remporte 4 à 0 la finale du Championnat de Dordogne à Périgueux[23].

Le , le club algérien du SCU El Biar élimine le Stade de Reims, finaliste de la précédente coupe des clubs champions européens[24]. D'autres formations amateures ont éliminé des équipes professionnelles, parmi lesquelles l'US Quevilly qui est finaliste en 1927, puis victorieux en huitième de finale de l'Olympique lyonnais en 1968 avant d'enchaîner deux séries mémorables en trois ans : en 2010 face au Angers SCO, au Stade rennais FC et à l'US Boulogne avant de perdre en demi-finale 1-0 contre le Paris Saint-Germain; puis en 2012 face au Angers SCO, à l'Olympique de Marseille et au Stade rennais FC avant d'échouer 1-0 contre l'Olympique lyonnais en finale.
Cependant depuis les débuts de la Coupe de France, seuls Le Havre AC (Division 2) en 1959 et l'En avant de Guingamp (Ligue 2) en 2009 l'ont gagnée en étant pensionnaires d'une division inférieure.
De son côté, la Ligue de football professionnel se dote d'une coupe : la Coupe de la Ligue, réservée aux seuls clubs professionnels. Ces derniers participent toujours à la Coupe de France, beaucoup moins dotée que sa concurrente mais beaucoup plus prestigieuse. Le fait de voir des amateurs affronter des professionnels conduit « mécaniquement » l'opinion publique à prendre la plupart du temps fait et cause pour les amateurs lors de ces matchs, comme ce fut le cas lors de l'épopée du Calais RUFC en 2000. Guy Lacombe, entraîneur du club professionnel de l'AS Monaco, s'est énervé publiquement de cette logique en 2011 après l'élimination de son équipe par le Stade olympique de Chambéry en 32e de finale (aux tirs au but), match où son équipe s'est vu refuser deux buts selon lui valables. Il a notamment qualifié la compétition de « dérive populiste », estimant qu'« il fallait que les petits passent car les médias sont là ».
Déroulement de la compétition
La compétition est répartie en treize tours plus une finale où chaque division entre une à une en jeu[25]:
- les clubs de districts départementaux (à partir de Départemental 1) entrent au premier tour, sauf exception selon le nombre de clubs par district ;
- les clubs de ligues régionales (De Régional 1 à Régional 3) entrent au deuxième tour, sauf exception selon le nombre de clubs par Ligue ;
- les clubs de National 2 entrent en compétition au troisième tour ;
- les clubs de National 1 entrent en compétition au quatrième tour ;
- les clubs de Ligue 3 entrent en compétition au cinquième tour.
Ces six premiers tours sont organisés par les Ligues régionales. Chaque Ligue dispose d'un nombre de qualifiés (stable depuis plusieurs années) définis en fonction du nombre de clubs engagés et du nombre d'équipes participant à des compétitions nationales. En fonction de cette répartition, elles gèrent l'organisation des six premiers tours, parfois avec un tour préliminaire :
- Auvergne-Rhône-Alpes : 19
- Bourgogne-Franche-Comté : 7
- Bretagne : 14
- Centre-Val de Loire : 4
- Corse : 2
- Grand Est : 21
- Hauts-de-France : 20
- Méditerranée : 5
- Normandie : 8
- Nouvelle-Aquitaine : 12
- Occitanie : 11
- Paris-Île-de-France : 11
- Pays de la Loire : 11
- Guadeloupe : 2
- Guyane : 2
- Martinique : 2
- Mayotte : 1
- Réunion : 2
- Nouvelle-Calédonie : 1
- Tahiti : 1
- les clubs de Ligue 2 et d'outre-mer entrent en compétition au septième tour ;
- les clubs de Ligue 1 ainsi que le tenant du titre, s'il n'évolue pas en Ligue 1, entrent en compétition au neuvième tour (trente-deuxièmes de finale).
Ce dernier cas s'est produit en 2009-2010 où l'En avant de Guingamp, tenant du titre de la compétition et évoluant en seconde division, a été automatiquement qualifié pour les 1/32e. Lors de l'édition 2000-2001, le finaliste héroïque de quatrième division, le Calais RUFC avait été invité par la Fédération à entrer directement en 1/32e de finale au lieu du 4e tour. Cette invitation était pourtant en contradiction avec le règlement, aucun article ne prévoyant la possibilité pour ce club de ne pas débuter avec les autres équipes de CFA. De même, l'Amiens SC, finaliste en 2001 alors qu'il évoluait en troisième division, a été invité en 32e de finale en édition 2001-2002.
Dans le cas des six premiers tours organisés par les ligues régionales, si, par suite de l’obscurité, de la pluie, de la neige, du gel, du brouillard et, en général, de toute intempérie, l’épreuve de tirs au but ne pouvait se dérouler, le club de la série inférieure ou, si les deux clubs appartiennent à la même série, le club visiteur est qualifié (est considéré comme club visiteur le club désigné initialement par la Commission, quel que soit le lieu de la rencontre)[25].
Les inversions de match après tirage au sort ont lieu seulement s'il y a deux divisions d'écarts entre les deux clubs[26], ce qui permet à la plus petite équipe de recevoir les équipes évoluant dans de meilleures divisions. À noter qu'entre 1995 et 1999, la FFF avait mis en place le principe carton bleu, qui récompensait le fair-play. Des points étaient attribués à chaque club en fonction du nombre de cartons reçus, du comportement du public… À chaque tirage au sort, le club ayant le plus de points était bénéficiaire du carton bleu et assuré de recevoir (même avec plus de deux divisions d’écart)[27].
Pour les trente-deuxièmes de finale, les équipes encore en lice sont réparties en groupes, puis à compter des seizièmes de finale le tirage au sort devient intégral.
Les matchs se jouent en un aller simple à élimination directe où une équipe est éliminée lorsqu'elle perd un match. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire (deux fois quarante-cinq minutes), le match se poursuit avec une prolongation de deux fois quinze minutes. Si l'égalité persiste, une séance de tirs au but a lieu. Depuis l'édition 2020-2021, les tirs au but ont lieu directement en cas d'égalité après quatre-vingt-dix minutes (sauf pour la finale).
La Coupe de France assure aujourd'hui à son vainqueur une qualification directe pour la phase de groupes de l'édition suivante de la Ligue Europa. Si le vainqueur vient à se qualifier pour la Ligue des champions, cette place qualificative est attribuée selon le classement de la Ligue 1. Un temps évoquée avec l'élection de Michel Platini à la tête de l'UEFA, l'option d'autoriser les vainqueurs des coupes nationales à intégrer la Ligue des champions de l'UEFA formulée au cours de l'année 2007 est abandonnée.
La finale de la Coupe Gambardella, qui est l'équivalent de la Coupe de France pour les moins de 18 ans, se joue en lever de rideau de la finale de celle-ci.
Identité visuelle
Depuis sa fondation, la Coupe de France a connu différents logos.
- 1998-2006
- 2006-2018
- 2018-2022
- 2022-2025
- Depuis 2025
Trophée
La coupe Charles-Simon originelle (avec le socle), a été créée en 1916 et conçue dans l'atelier des établissements Chobillon au 155 rue de Ménilmontant (dans le 20e arrondissement de Paris). Le docteur Paul Michaux, fondateur de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, l'a commandée puis offerte. Sa valeur était de 2 000 francs[18].
Elle pèse 18,2 kilos, mesure 48 centimètres et a un diamètre de 33 centimètres. Elle est en argent massif ciselé sur socle de marbre blanc des Pyrénées. Le nom de chaque club vainqueur de la compétition est gravé sur le socle. Sur la face principale, entre les deux anses, il y est inscrit : « A la glorieuse mémoire de Charles Simon, président fondateur du CFI, mort au champ d'honneur le 15 juin 1915 »[18].
Cette coupe est mise en jeu entre 1917 et 1967. Lors de l'année 1967, une réplique (sans le socle en marbre) est créée afin de célébrer les 50 ans de la Coupe de France. Par conséquent, ce trophée-là ne pèse plus que 3,2 kilos. C'est cette réplique qui est présentée au club vainqueur de la coupe depuis cette année-là[18].
Ce trophée est conservé une année par le club vainqueur puis revient à la Fédération pour une petite restauration avant d'être remis en jeu. La coupe est volée une fois en 1979, après la première victoire nantaise, mais elle est rapidement retrouvée. Un modèle réduit est donné définitivement au vainqueur tandis que tous les finalistes et l'arbitre reçoivent une médaille en argent[28].
Le président de la République remet traditionnellement le trophée au capitaine vainqueur. C'est Gaston Doumergue qui inaugure cette tradition[29] (que tous les présidents suivants s'attacheront à suivre[note 1]) le , la remettant au capitaine marseillais Ernest Clère. L'image de Charles de Gaulle lors de la finale de 1967 au Parc des Princes renvoyant le ballon depuis la tribune où il avait été dégagé est restée célèbre[29]. Le président François Mitterrand sera présent lors des 14 éditions s'étant déroulé sous son mandat, record de présence d'un président en fonction[29]. En 2002, lors de la finale opposant Lorient à Bastia, le président Jacques Chirac quitte provisoirement la tribune : des supporters bastiais ayant sifflé La Marseillaise[29].
En 2017, la valeur théorique de la coupe est estimée à 43 000 euros. Cependant, de par son histoire, les symboles qu'elle véhicule, la passion qu'elle matérialise, sa véritable cote est sûrement supérieure à cette valeur, voire même inestimable[18].
Palmarès
Palmarès par édition
- Match rejoué.
- Match limité à 4 000 spectateurs en raison de la pandémie de Covid-19.
- Match limité à 1 000 spectateurs en raison de la pandémie de Covid-19.
Palmarès par club
Statistiques
Clubs
- Plus grand nombre de victoires : 16 victoires[35]
- Paris Saint-Germain (1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006, 2010, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2024 et 2025)
- Plus grand nombre de victoires consécutives : 4 victoires
- Paris Saint-Germain (2015, 2016, 2017 et 2018)
- Plus grand nombre de finales : 21 finales
- Paris Saint-Germain (1982, 1983, 1985, 1993, 1995, 1998, 2003, 2004, 2006, 2008, 2010, 2011, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2024 et 2025)
- Plus grand nombre de finales perdues : 9 finales
- Olympique de Marseille (1934, 1940, 1954, 1986, 1987, 1991, 2006, 2007 et 2016)
- Plus grand nombre de finales consécutives : 7 finales
- Paris Saint-Germain (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021)
- Plus grand nombre de buts marqués sur un match : 32 buts
- 32-0 pour RC Lens - Auby-Asturies en 16e de finale (1942)
- Plus large victoire en finale : 5 buts d'écart
- 5-0 pour AS Saint-Étienne - FC Nantes (1970)
- Plus grand nombre de buts marqués en finale : 9 buts
- 6-3 pour Toulouse FC (1937-1967) - Angers SCO (1957)
- Finale la plus fréquemment jouée : 4 fois
- Girondins de Bordeaux - Olympique de Marseille (1943, 1969, 1986 et 1987)
- Record d'affluence lors d'une finale : 80 056 spectateurs
- Stade rennais FC - EA Guingamp (2009)
- Clubs de D2 ayant remporté la Coupe de France : 2 clubs
- Le Havre AC (1959)
- En avant de Guingamp (2009)
- Clubs de D2 ayant disputé au moins une finale : 12 clubs
- FCO Charleville (1936)
- RC Lens (1948)
- US Valenciennes-Anzin (1951)
- Le Havre AC (1959)
- AJ Auxerre (1979, 2015)
- US Orléans (1980)
- FC Sochaux-Montbéliard (1988)
- CS Sedan Ardennes (1999, 2005)
- LB Chateauroux (2004)
- En avant de Guingamp (2009)
- Clubs de D3 ayant disputé une finale : 4 clubs
- Nîmes Olympique (1996)
- Amiens SC (2001)
- US Quevilly (2012)
- Les Herbiers (2018)
- Clubs de D4 ayant disputé une finale : 1 club
- Calais RUFC (2000)
- Vainqueur n'ayant encaissé aucun but durant tout son parcours : 1 club[36]
- 2 fois : Paris Saint-Germain (1993 et 2017)
- Vainqueur sans avoir rencontré une seule équipe de D1 : 1 club
- FC Metz (1988)
- Vainqueur n'ayant joué aucun match à domicile : 2 clubs
- Girondins de Bordeaux (2013)
- Paris Saint-Germain (2020 et 2025)
- Vainqueur relégué en D2 la même saison : 4 clubs
- AS Saint-Étienne (1962)
- OGC Nice (1997)
- RC Strasbourg (2001)
- FC Lorient (2002)
- Clubs ayant réalisé le doublé Coupe de France / Coupe Gambardella : 3 clubs
- AS Saint-Étienne (1970)
- FC Sochaux-Montbéliard (2007)
- Girondins de Bordeaux (2013)
- Clubs ayant réalisé le doublé Championnat / Coupe de France : 12 clubs
- 6 fois : Paris Saint-Germain (2015, 2016, 2018, 2020, 2024 et 2025)
- 4 fois : AS Saint-Étienne (1968, 1970, 1974 et 1975)
- 2 fois : Olympique de Marseille (1972 et 1989) et LOSC Lille (1946 et 2011)
- 1 fois : FC Sète (1934), RC Paris (1936), OGC Nice (1952), Stade de Reims (1958), AS Monaco (1963), Girondins de Bordeaux (1987), AJ Auxerre (1996) et Olympique lyonnais (2008)
- Clubs ayant réalisé le doublé Coupe de France / Coupe de la Ligue : 1 club
- 7 fois : Paris Saint-Germain (1995, 1998, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2020)
- Clubs ayant réalisé le quadruplé Championnat / Coupe de France / Coupe de la Ligue / Trophée des champions : 1 club
- 4 fois : Paris Saint-Germain (2015, 2016, 2018, 2020)[37].
Joueurs
Plus grand nombre de victoires
Il n'existe ni palmarès officiel concernant les joueurs, le cas n'étant pas prévu dans le réglement de l'épreuve, ni de consensus quant à considérer si un joueur d'un club vainqueur n'ayant pas disputé la finale est à considérer comme vainqueur ou pas. Ainsi, dans son ouvrage Le guide français et international du football, le journaliste de France Football Eric Lemaire dresse une liste des joueurs vainqueurs en ne retenant que les joueurs ayant disputé les finales[38].
Ainsi, Marquinhos a remporté sept Coupe de France avec le Paris Saint-Germain FC en 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2024 et 2025. En 2015, il était également présent sur la feuille de match lors de la victoire parisienne, mais il n'a pas disputé le match.
Meilleur buteur
Le meilleur buteur est Jean Boyer avec 89 buts.
Le , à la suite d'un quintuplé de Kylian Mbappé en 32e de finale de la Coupe de France 2022-2023, de nombreux médias comme Onze Mondial[39], Le Parisien[40], Le Monde[41], RMC[42], ont annoncé que Mbappé et Jean-Pierre Papin étaient les meilleurs buteurs de la compétition avec 29 réalisations. Cette assertion était fausse[note 4].
Il est par exemple certifié que Jean Boyer, triple vainqueur de l'épreuve avec l'Olympique de Marseille dans les années 1920, a marqué 52 buts en phase finale rien qu'avec l'OM entre 1923 et 1935, plus 19 buts sur la même période en tours préliminaires[48]. Jean Boyer, également vainqueur en 1919 avec le CA sports généraux, a en fait marqué pas moins de 89 buts en 70 matchs de Coupe de France, ce qui en fait le vrai meilleur buteur de l'histoire de la Coupe de France[49]. Stefan Dembicki, meilleur buteur de l'histoire du RC Lens, a quant à lui marqué 81 buts en Coupe avec son club entre 1936 et 1949, notamment grâce à 16 buts marqués dans le même match en lors d'un 32-0 face à Auby-Asturies[50]. Parmi les autres grand buteurs, on peut noter Jules Devaquez, triple vainqueur de l'épreuve pour cinq finales entre 1918 et 1927 avec l'Olympique et l'Olympique de Marseille, 61 buts en 61 matchs de Coupe entre 1917 et 1932[51], Jean Baratte, quadruple vainqueur avec le Lille OSC après-guerre, 57 buts[52], André Simonyi, 56 buts[53], ou encore le quadruple vainqueur Paul Nicolas, 54 buts entre 1919 et 1935 avec le Red Star et l'Amiens AC[54].
Entraineurs
- Plus grand nombre de victoires pour un entraîneur (depuis 1946) : 4 victoires
- André Cheuva (1947, 1948, 1953 et 1955 avec le LOSC Lille)
- Guy Roux (1994, 1996, 2003 et 2005 avec l'AJ Auxerre)
Arbitres
- Plus grand nombre de finales pour un arbitre : 5 finales
- Michel Vautrot (1979, 1982, 1983, 1984 et 1987)

