Eau en Afrique du Sud

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Un château d'eau de Johannesburg.
Sensibilisation de la population dans un village de Ga-Mokgotho dans la province de Limpopo (2019[1]).

La gestion des ressources en eau est un enjeu important en Afrique du Sud. L'ouest du pays dispose de ressources moindres que l'est, et est fréquemment sujet à des situations de stress hydrique. De nombreux progrès ont été réalisés pour l'accès à l'eau potable, mais les populations les plus défavorisées ou isolées ont toujours des difficultés à y accéder.

Précipitations

Les ressources naturelles en eau sont inégalement réparties selon la géographie de l'Afrique du Sud. Alors que l'ouest est sec et ne reçoit des pluies qu'en été, à raison de 100 mm par an, l'est et le sud-est reçoivent plus de 1 000 mm de précipitations en moyenne.

Avec le réchauffement climatique, la saison sèche devient plus longue et plus sèche, conduisant à une augmentation des pénuries. L'année 2019 voit ainsi des niveaux d'eau 10 % à 60 % inférieurs à ceux de 2018[2]. Cette année-là, le président Cyril Ramaphosa reconnaît que « la situation est terrible » dans cinq des neuf provinces sud-africaines[3].

Cours d'eau

Carte hydrographique de l'Afrique du Sud.

Le fleuve Orange est le plus long d'Afrique du Sud et se jette dans l'océan atlantique. Le Limpopo est également un fleuve important. Les monts Drakensberg sont la source d'une grande partie des cours d'eau du pays.

Dessalement

L'Afrique du Sud est bordée par l'océan Atlantique et l'océan Indien. La piste du dessalement de l'eau de mer est étudiée, mais nécessite beaucoup d'énergie, dont le pays manque[4].

Aménagements

Le barrage de Katse, au Lesotho, alimente l'Afrique du Sud en eau potable.

Des barrages et des tunnels de transfert d'eau ont été construits, notamment en coopération avec le Lesotho.

Accès à l'eau

Histoire

Le département ministériel de l'eau est fondé en 1912.

À partir des années 1950, le régime d'apartheid construit un système de barrages afin de transférer l'eau vers l'ouest et le sud[5], principalement pour des raisons agricoles.

Après la chute de l'apartheid, le nouveau gouvernement de l'ANC signe les principes édictés en 1992 lors de la Conférence internationale sur l'eau et l'environnement de Dublin[6].

La constitution de 1996 reconnaît dans son article 27, le droit d'accès à l'eau[7],[8].

Une loi de 1997 précise que tout foyer doit se trouver à moins de 200 mètres d'une source fournissant au moins 25 litres par jour et par personne, et en 2000, il est décidé que les six premiers mètres cubes sont gratuits[7].

En 1990, on estimait que 15 millions de personnes n'avaient pas accès à l'eau potable de façon fiable, et 20 millions à des services sanitaires. La politique volontariste du gouvernement sud-africain permit d'apporter l'eau à 10 millions de personnes, en à peine quinze ans. En 2006, l'UNICEF estimait que 93 % de la population avait accès à l'eau[7].

En , Lindiwe Sisulu, ministre de l'eau, propose un plan à 900 milliards de rands pour améliorer la situation hydrique de l'Afrique du Sud. Il est alors estimé que plus d'un tiers de l'eau est perdue en raison des fuites de tuyaux, des infrastructures défectueuses ou vieillissantes, d'actes de vandalisme, et de pollution. Parmi l'éventail de propositions, on trouve le dessalement, l'ensemencement des nuages, les forages, la réutilisation ou recyclage des eaux usées et de meilleures solutions de stockage[9].

Desserte de la population

26 % de la population n'a pas accès à une eau potable de façon fiable, et l'accès à une eau polluée cause plusieurs morts, notamment dans les townships[10].

Agriculture

Industrie

Au niveau local

Voir aussi

Notes et références

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