Eavan Boland

poétesse irlandaise From Wikipedia, the free encyclopedia

Eavan Boland, née le à Dublin et morte le dans la même ville est une professeure de littérature et une poétesse irlandaise.

Décès
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DublinVoir et modifier les données sur Wikidata
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Eavan Boland
Biographie
Naissance
Décès
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DublinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Père
Frederick Boland (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Frances Kelly (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Après une enfance entre l'Irlande, le Royaume-Uni et les États-Unis, elle écrit ses premiers poèmes à l'université. Très investie pour les droits des femmes, ses poèmes se font l'écho de sa place de femme irlandaise dans la poésie, de la place des femmes et des sans voix dans l'histoire de l'Irlande. « Première grande poétesse dans l'histoire de la poésie irlandaise », ses écrits sont récompensés de nombreux prix.

Biographie

Eavan Boland naît le 24 septembre 1944[1] dans une famille aisée, son père est le diplomate Frederick Boland (en) et sa mère l'artiste Frances Kelly (en)[2]. Sa mère a une grande influence sur ses futurs écrits[3]. Du fait du métier de son père, la famille déménage régulièrement, ce qu'elle vit comme de la solitude et du réracinement[2]. A Londres, elle fait notamment face à du ressentiment anti-irlandais qui renforce son lien avec son pays et trouve place dans nombre de ses écrits[4]. Son premier recueil de poésie, 23 Poems est publié alors qu'elle est étudiante au Trinity College[5]. Elle s'engage à cette époque dans le Mouvement de libération des femmes irlandaises[3]. Mariée en 1969 au poète Kevin Casey (de), le couple déménage Dundrum où il reste toute sa vie et elle devient rapidement mère de famille[6]. Elle compte parmi ses proches la femme politique Mary Robinson qui cite l'un de ses poèmes dans son discours d'investiture[3],[6]. Eavan Boland est tour à tour critique littéraire, poétesse en résidence, professeure de littérature irlandaise et professeure d'écriture créative, notamment à l'Université de Stanford et au Trinity College[7],[2]. A ce titre, elle est à l'origine de nombreuses vocations d'écrivains et d'écrivaines[8].

Elle meurt le 27 avril 2020 à Dublin[5]. Elle est célébrée comme la « première grande poétesse dans l'histoire de la poésie irlandaise »[6].

Travaux

Les écrits d'Eavan Boland traitent de la condition des femmes, notamment des femmes irlandaises et de leur place dans l'histoire de l'Irlande[5].

Se définissant comme féministe, elle rejette la place que la littérature traditionnelle donne aux femmes, comme muses, figures allégoriques[3]... Elle s'est notamment élevée contre le peu de place des femmes dans des anthologies de littérature irlandaise[3] et de manière générale dans la politique et les arts[9]. Dans un contexte où elle ne voit pas d'autres femmes poètes dans son entourage, elle écrit sur l'expérience des femmes qui est alors perçue comme privée (anorexie, violence intrafamiliale, cancer, infanticide) mais aussi sur les joies d'être mère[10],[11]. Elle rend hommage aux femmes oubliées, mais aussi aux sans voix de l'histoire irlandaise, qui apparaissent dans ses vers comme des fantômes[12],[13].

Eavan Boland regrette le peu de place laissée à la poésie irlandaise sur le traitement de l'ordinaire, la « dailiness » et écrit sur la nature irlandaise et la vie quotidienne en Irlande[10]. Elle en explore aussi le passé et les conflits, comme la famine de 1847 ou la violence des luttes politiques (attentats de 1974)[14],[15]. Son écriture est analysée comme technique, parfois agressive[16] tout en laissant une place aux silences de l'histoire et à l'étrange[12],[17]. Elle critique la place du nationalisme dans la poésie, qui donne une importante place au « nous », pour dans ses écrits au contraire utiliser le « je »[18].

Hommages et distinctions

  • Son poème, Our Future Will Become the Past of Other Women (Notre avenir va devenir le passé d'autres femmes) est déclamé à la tribune de l'ONU[19].
  • Lifetime Achievement Award aux Irish Book Awards en 2017[5].
  • Membre honoraire de la Royal Irish Academy[2], membre de l'Académie américaine des arts et des sciences[2], membre de l'Académie irlandaise des lettres[2]
  • Prix de la Fondation Lannan[3]
  • Médaille Bucknell[3]

Postérité

Le prix Eavan Boland, fondé par Poetry Ireland, est créé en son honneur en 2021[20] ;

Une bibliothèque du Trinity College porte son nom[21].

Publications

  • Night Feed (1982)
  • Outside History (1990)
  • Against Love Poetry (2001)
  • A Woman Without a Country (2014)

Références

Annexes

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