Relais de l'influence de l'Angola en RDC[3], il exfiltre le président Kabila pendant l'attaque rwandaise sur Kinshasa en et gagne sa confiance[1]. Il remplace Joseph Kabila, fils de Laurent-Désiré Kabila, au poste de chef de l'armée congolaise le , après que celui-ci a brièvement remplacé Célestin Kifwa[4]. Il devient quelques mois plus tard aide du camp du président[2].
Le , Eddy Kapend découvre Laurent-Désiré Kabila assassiné par Rashidi Mizele, son garde du corps. Ce dernier est immédiatement abattu par les soldats de garde[5]. Avec le général Yav Nawej Jean, le colonel Kapend travaille à l'ascension de Joseph Kabila comme successeur de son père[1]. Le , il est arrêté et mis au secret[3]. Une enquête est ouverte pour déterminer l'implication d'Eddy Kapend dans l'assassinat: il est accusé d'avoir tué le meurtrier, dissimulé l'arme du crime et manœuvré pour prendre le pouvoir[6]. D'après Kapend, le meurtrier se serait suicidé et il accuse son accusateur, le procureur militaire et colonel Charles Alamba[2]. Il est condamné à mort à l'issue de son procès[7], sentence non exécutée[8]. En conséquence, les appels à sa libération se multiplient[2].
À l'occasion de la nouvelle année 2021, le président Félix Tshisekedi gracie les personnes condamnées pour l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, dont Eddy Kapend[9].
Deux ans après sa grâce, le colonel Eddy Kapend réintègre l'armée congolaise comme général de brigade et est nommé commandant de la 22e région militaire par le président Félix Tshisekedi le [10].
Notes et références
1234Robert Belleret, «Eddy Kapend, l'éminence grise du régime de Kinshasa», Le Monde, (lire en ligne)
1234Marie-France Cros, «RDC: L’Asadho appelle Tshisekedi à libérer «Eddy Kapend et consorts»», La Libre AFRIQUE, (lire en ligne)