Edgard Le Bastard

industriel et homme politique rennais From Wikipedia, the free encyclopedia

Edgar Le Bastard (ou Edgard, , Tinchebray, Orne - , Rennes) est un tanneur industriel puis homme politique français. Il est maire de Rennes de 1880 à sa mort en 1892 et sénateur d’Ille-et-Vilaine de 1879 à 1888.

Élection5 janvier 1879
CirconscriptionIlle-et-Vilaine
Groupe politiqueGauche républicaine
Radical
Boulangiste
Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
Edgar Le Bastard
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(8 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 5 janvier 1879
Circonscription Ille-et-Vilaine
Groupe politique Gauche républicaine
Radical
Boulangiste
Conseiller général d'Ille-et-Vilaine

(20 ans)
Circonscription Canton de Rennes-Nord-Est
Prédécesseur Joseph Grallan
Successeur Vincent Morcel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tinchebray
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Rennes
Résidence Ille-et-Vilaine

Image illustrative de l’article Edgard Le Bastard
Maires de Rennes
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Tombe d’Edgar Le Bastard dans le Cimetière du Nord.

Biographie

Originaire de Normandie, il arrive à Rennes pour suivre ses études secondaires puis des études supérieures en droit. Après avoir obtenu sa licence, il prend la direction d’une tannerie, située au 4 de la ruelle Saint-Martin[1] et participe à son développement. Devenu un industriel important de la ville, il est élu président de la Chambre de Commerce[2].

Il entre en politique au moment de la chute du Second Empire en devenant membre de la commission municipale de Rennes en 1870. Républicain, il est élu maire en mais est remplacé dès le mois de mai par Pierre Martin, nommé par Adolphe Thiers. Il redevient maire en 1880, dans une ville désormais largement acquise à la cause républicaine, et le reste jusqu’à sa mort le [3]. Au cours de ses mandats, il a considérablement travaillé au développement de l’enseignement dans la ville, notamment l’université. Acquis à la filière équine à travers l'industrie du cuir et des maîtres tanneurs, il est à l'origine de la construction de l'hippodrome du parc des Gayeulles. Celui-ci remplaçait un champ de courses encore plus ancien, situé sur les landes de la Courrouze.

Après avoir échoué lors des élections législatives de 1871, il est élu sénateur d’Ille-et-Vilaine le . Il siège tout d’abord sur les bancs de la Gauche républicaine avant d’adhérer aux idées boulangistes. Il ne se représente pas lors des élections sénatoriales de 1888[2]. Il est conseiller général d'Ille-et-Vilaine, pour le canton de Rennes-Nord-Est à partir du . Ancien président de la chambre de commerce de Rennes, il est l’initiateur du Palais du commerce situé Place de la République et bâti de 1885 à 1929 par Jean-Baptiste Martenot puis Emmanuel Le Ray.

Laïcité

Dans les années 1880 sont votées les premières lois laïques en France (Lois Jules Ferry). À Rennes, le décret du puis le conseil du mettent la laïcité de l’éducation en application. L’école de la rue d’Échange est la première à être laïcisée en 1881.

Le Bastard est « républicain anticlérical mais pas antireligieux »[4].

Hommages

Projet de piédestal par Jean-Baptiste Martenot pour la statue d'Edgar Le Bastard

Une statue en bronze d’Emmanuel Dolivet fut inaugurée le sur la place de la République devant l’entrée du palais du Commerce dont il est à l’origine (encore en construction à l’époque). La statue fut ensuite déplacée au nord de la place Hoche en 1931[5] puis fondue par les Allemands sous l’Occupation[6].

La rue Le Bastard, précédemment rue aux Foulons, est une rue piétonne commerçante du centre-ville de Rennes située au nord de la place de la Mairie. Elle se situe dans le prolongement des rues de la Motte-Fablet (au nord) et d’Estrées (au sud), entre les rues Bertrand (au nord), La Fayette (au sud-ouest) et Nationale (au sud-est).

Réalisations

L'hippodrome du parc des Gayeulles

En lieu et place du parc des Gayeulles, un hippodrome faisait la plus grande joie des Rennais ou des Rennaises entre 1884 et 1978. Construit sous l’égide du maire Edgar Le Bastard, il remplaçait un champ de courses encore plus ancien, situé sur les landes de la Courrouze.

Dans les premiers temps, le lieu est quelque peu archaïque. En 1905, la société des courses obtient le droit d’édifier une tribune. Ce fut le début de réunions très suivies comme celle du mois d’ où se pressent les notables comme le général Langlois, Oscar Leroux (adjoint au maire), Monsieur Perchais ou le vice-président de la chambre de commerce.

Notes et références

Bibliographie

Annexes

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