Edme Quenedey des Riceys
peintre et graveur français (1756-1830)
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Edme Quenedey des Riceys, né le au Ricey-Haut et mort le à Paris, est un peintre et graveur français.
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- |
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Joseph Charles Bailly (gendre) |
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Biographie
Né d'Étienne Quenedey, un père vigneron et tonnelier, et de Françoise Pissier, aîné d'une famille de huit enfants[1], Edme Quenedey est destiné à la prêtrise. Cependant il suit les cours de dessin de Dijon fondée par François Devosge, puis gagne sa vie comme précepteur et restaurateur de tableaux.
Il épouse Marie-Madeleine Pella, avec qui il a deux filles, Fanchette Henriette Aglaë en 1792 et Adèle Marie Joséphine[2] en 1793[3] (ou le 28 novembre 1789[4] ?).
En 1796, il s'installe avec sa famille à Bruxelles et à Anvers, avant de quitter la France pour le Saint-Empire et émigre à Hambourg. De retour à Paris en 1801, il reprend son activité 15, rue des Petits-Champs jusqu'à sa mort, en 1830. Quenedey enseigne la miniature et la gravure à ses filles, qui l'aident en retour toutes deux à exécuter ses portraits[3]. Sa fille Aglaë est d’abord son assistante, avant de lui succéder[5].
Œuvre
En 1785, Edme Quenedey des Riceys s’installe à Paris comme peintre de portrait miniature. Ayant appris l’invention par Chrétien du physionotrace, il le rencontre à Versailles et s’associe avec lui en . Le , Quenedey passe une publicité dans le Journal de Paris pour annoncer son activité au 45 rue des Bons-Enfants. Le portrait grandeur nature, appelé « grand trait » coûte six livres, pour 15 livres ; on obtient douze épreuves du portrait réduit et gravé, enfin il en coûte trois livres pour chaque gravure coloriée. Quenedey reçoit les clients et manipule le physionotrace, exécutant les grands traits. Il réduit et parachève les dessins qu'il adresse à Chrétien qui grave les portraits. En , trois cents portraits sont produits et un millier, un an plus tard. Le , une rupture intervient entre Quenedey et Chrétien qui finissent par exercer chacun de leur côté.
Quenedey a réalisé le portrait d’un grand nombre de personnages célèbres de la Révolution, du Consulat, et de l’Empire comme La Fayette, Stendhal (1807), Germaine de Staël, mais aussi des musiciens (Berton, Cherubini, Méhul…), des parlementaires ou des militaires (le général de Lauberdière). Il a aussi dessiné son propre portrait qui a été gravé par Soliman Lieutaud.
- Joseph de Beauchamp d’après François Marie Rosset (d)
, 1798.