Edmond Dosse
général français
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Edmond Dosse, né le à Embrun et mort le à Annecy, est un général de l'Armée de terre française pendant la guerre du Rif et la Seconde Guerre mondiale. Il est à l'origine du renouveau des troupes de montagne françaises dans l'entre-deux-guerres.
Le général Dosse en février 1930. | ||
| Naissance | Embrun |
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| Décès | (à 74 ans) Annecy |
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| Allégeance | ||
| Grade | Général d'armée | |
| Années de service | 1893 – 1940 | |
| Commandement | 27e DI (1930-1931) 16e RM (1931-1932) 14e RM (1932-1936) |
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| Conflits | Première Guerre mondiale Guerre d'indépendance de la Lettonie Guerre du Rif Seconde Guerre mondiale |
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| Distinctions | Grand-officier de la Légion d'honneur | |
| Autres fonctions | Gouverneur militaire de Lyon (1932-1936) Membre du conseil supérieur de la guerre (1936-1939) |
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Carrière militaire
Formation et Première Guerre mondiale

Edmond Louis Dosse nait le à Embrun (Hautes-Alpes)[1].
Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1873[1] et sorti deux plus tard, il combat pendant la Première Guerre mondiale, d'abord comme officier d'état-major. Blessé le lors d'une mission dans les tranchées, il est fait de chevalier de la Légion d'honneur le . Lieutenant-colonel en 1916, il reçoit le commandement du 160e RI et est cité à l'ordre du corps d'armée[2].
Envoyé comme sous-chef d'état-major de l'armée française d'Orient, il y est deux fois cité, à l'ordre de l'armée et du corps d'armée. Il est nommé colonel en [2].
Théâtres d'opérations extérieures
Après un temps de commandement au 99e RI, il rejoint d' à la mission française dans les pays baltes sous le commandement du général Niessel. Le colonel Dosse est cité à l'ordre de l'armée (et décoré de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs) pour les risques qu'il a pris personnellement pour parvenir au respect du cessez-le-feu dans le contexte de la guerre d'indépendance de la Lettonie[2].
Nommé commandant par intérim l'infanterie de la 11e DI en [3], il est envoyé au Maroc pendant la guerre du Rif. Il y reçoit quatre citations pour ses actions jusqu'en 1926[2]. Pendant ce conflit, il est d'abord mis à la tête de 21e brigade de la 11e DI[4]. Nommé général de brigade en , il reçoit le commandement de la 128e DI puis de la 3e division marocaine de marche[2].
Développement des troupes de montagne
Après un passage au centre des hautes études militaires, il reçoit le le commandement de la 53e brigade d'infanterie (27e division d'infanterie) puis en celui du centre d'études de montagne d'Annecy. Il est promu général de division le et garde son poste[1].

En , il reçoit le commandement de la 27e division d'infanterie[1].
En , il est nommé à la tête de la 16e région militaire (Perpignan)[1]. Il y transforme plusieurs troupes de cette région, dont la 29e division d'infanterie, en unités de montagne (« alpins » des Pyrénées)[5]. Dès , il reçoit le commandement de la 14e région militaire (Lyon) et est nommé gouverneur militaire de Lyon[2].
Le , il est nommé membre du conseil supérieur de la guerre sur proposition du ministre de la guerre Jean Fabry, en remplacement du général Niessel. Il conserve son commandement à Lyon[6] jusqu'à la nomination de son successeur le [7]. Le général Dosse prend pendant trois ans la responsabilité d'inspecteur général du perfectionnement des cadres de réserve et de la préparation militaire supérieure. Atteint par la limite d'âge le , il quitte alors le conseil supérieur de la guerre et est remplacé par le général Giraud[8].
Fin de carrière
Le général Dosse est rappelé à l'activité du au , comme inspecteur des troupes de l'Intérieur[9]. Sa femme est tuée le en sortant de leur propriété de Veyrier-du-Lac, percutée par un automobiliste[10].
Le général Dosse meurt le à l'hôpital d'Annecy après une congestion cérébrale[11]. Ses obsèques sont célébrées à Annecy le par l'évêque d'Annecy Auguste Cesbron et il est inhumé le lendemain au cimetière Saint-Louis de Versailles[12].
Engagements montagnards
Le général Dosse a toujours été proche du monde de la montagne. Il organise des concours de ski à Chamonix dès 1908[13], à Cauterets en 1910 puis au Lioran, etc.[14]. À l'hiver 1920-1921, il fait rouvrir l'école de ski militaire de Briançon fermée par la Grande Guerre[15].
Longtemps vice-président de la fédération française de ski[16], il est à partir de 1929[14] jusqu'en 1934[17] vice-président du club alpin français[2],[16].
Dans l'Armée, après avoir créé les sections d'éclaireurs-skieurs en 1930[15], il est à l'origine en 1932 de la création de l'école de haute montagne à Chamonix[18].
Le général René Madelin n'hésite pas à le qualifier en 1935 de « premier alpin de France »[19]. Par sa réorganisation des troupes de montagne à partir de 1927[20], il est également considéré comme l'initiateur de l'armée des Alpes, qui stoppa l'attaque italienne en [5].
Décorations
Françaises
Grand officier de la Légion d'honneur, remis le 14 juillet 1935 par le général Debeney
Croix de guerre -
Officier d'académie- Médaille de vermeil des épidémies
Étrangères
Ordre de Sainte-Anne, 3e classe
Officier du Nichan Iftikhar (Tunisie)- Ruban commémoratif italien
- Officier de l'ordre du Rédempteur
Ordre de l'Étoile de Karageorge avec glaives, 4e classe
Chevalier de l'ordre de l'Aigle blanc, 3e classe