Edmond Machtens
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Edmond G. Machtens, né le à Molenbeek-Saint-Jean et mort le à Bruxelles, est un homme politique socialiste, ministre d'État, sénateur et bourgmestre de la commune de Molenbeek-Saint-Jean en Belgique entre 1939 et 1978, année de son décès. Un boulevard, un square et un stade de football portent son nom dans la commune.
Fils d'un livreur du « Bon pain bruxellois » et sans diplôme, Edmond Machtens a commencé à travailler à l’âge de 16 ans comme employé affecté au classement des polices dans une compagnie d’assurance (La Prévoyance sociale). Compétent, il devient rapidement agent d'assurance. Ce travail le met en contact avec la population et lui permet d'endosser un rôle plus social auprès de ses clients, notamment les aider à comprendre les formulaires d'assurance. Il s’est d’abord marié une première fois à Madame Rosalie Colon avec qui il a eu un fils, nommé Jacques, né en 1928. Il divorça de Rosalie et en secondes noces il se maria à Elsa Smeyers avec qui il aura une petite fille nommée Corinne, née en 1953[1].
En tant que bourgmestre, Edmond Machtens a participé à l'amélioration de Molenbeek : il a développé le « quartier rural », a fait bâtir des immeubles dans le « quartier Machtens » (ainsi nommé par la population), a été à l’origine de la création d’un troisième quartier et a initié la restauration du château du Karreveld, a créé une nouvelle maison communale et a participé à transformer des habitats précaires en logements plus sains. L'un de ses objectifs a toujours été de rendre Molenbeek plus attrayante, ce qui l'a poussé, durant sa carrière politique, à construire de nouveaux quartiers et à dynamiser la commune[2].
Sa carrière politique
Il est entré pour la première fois au conseil communal de sa commune en 1933 (31 ans). Il était à la base un conseiller communal suppléant. Mais ce qui lui a permis d’entrer au Conseil c’est la démission d'un conseiller effectif, Monsieur Gielis. Le il devient premier échevin désigné par le Conseil. C’est alors que le suivant, un arrêté royal le nomme bourgmestre de Molenbeek, sa commune fétiche. Ses fonctions commencent officiellement 5 jours plus tard soit le qu'il n’exercera qu’une petite année puisqu’en 1940, il s’est engagé dans la Résistance en tant qu’officier de l’Ordre de la Couronne. Il a obtenu ce titre ainsi que la Croix de guerre grâce à son investissement dans la guerre et son opposition à l’ennemi. Il n’a jamais baissé les bras et a toujours combattu. Après la guerre, il a bien sûr fait un retour triomphal dans sa commune. De plus, en 1946, il est de nouveau élu bourgmestre avec de nombreux votes de préférence. Plus les années passent, plus les molenbeekois sont nombreux à voter pour lui.
En 1961, il devient questeur au Sénat. En 1967, il est élu délégué à l’Assemblée générale de l’ONU.
Aux élections communales du , Edmond Machtens a, une fois de plus, obtenu le mayorat, à l’unanimité, dans la commune de Molenbeek[3].
À sa mort, c’est le premier échevin qui le remplace, suivi du docteur Marcel Piccart. Ce dernier est entré en conflit avec le collège socialiste à la base uni et homogène. De cette action, résulte son exclusion du parti socialiste par le comité exécutif puis par l’assemblée générale[4].

