Edmond Magnier
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| Maire d'Hyères | |
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| Sénateur de la Troisième République | |
| Conseiller général |
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| Nom de naissance |
Pierre Joseph Edmond Magnier |
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Pierre Joseph Edmond Magnier, né le à Boulogne-sur-Mer et mort le à Paris, est un journaliste français.
En 1860, il obtient pour son livre Dante et le Moyen Âge le prix d’histoire de la Société académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer et il est aussi lauréat de l'Académie d'Arras.
En 1869, il fonde à Boulogne-sur-Mer le journal La France du Nord puis l’Union indépendante à Calais.
En 1870, il rejoint Le Figaro et en dirige la rédaction[1] en l’absence de Villemmesant. Il rédige un article par lequel il apporte un soutien total à la proposition de paix du nouveau gouvernement provisoire pour mettre fin à la guerre.
Chassé du Figaro, car il avait rejoint la République en 1870, il dirige à Amiens le journal La Somme.
Il fut attaché au cabinet de Gambetta et collabora avec Jules Barni au Bulletin d'instruction républicaine.
Avec Auguste Dumont, il fonde L’Évènement en . Magnier, d'abord proche de Thiers, réunit une équipe de qualité. Il glisse ensuite vers le radicalisme et l’anticléricalisme. En 1880, la diffusion s'élevait à 15 000 exemplaires.
Il fut candidat malheureux à la députation à Nice en et en à Draguignan.
En 1879, il achète le château de San Salvadour à Hyères.
En 1886, Edmond Magnier se bat en duel à l'épée avec le comte Albert de Dion durant lequel son comportement est raillé[2],[3], puis contre Georges Legrand et M. Thomeguex[4]. Il se bat l'année suivante avec Joseph Reinach à la suite des polémiques Boulanger-Ferry[5].
En 1886, il fait la connaissance de Jean Lorrain qui quitte le Courrier français pour l’Évènement.
Il est conseiller général de Saint-Tropez en 1880, élu maire d’Hyères en 1887 sur un programme touristique comprenant notamment la construction d’un vrai casino. Il préside le conseil général du Var de 1890 à 1892.
En 1889, il se présente sans succès contre Gustave Paul Cluseret aux élections législatives du Var.
Pendant l’affaire Dreyfus, il souligne la nécessité de ne pas condamner sans preuve.

Le , il est élu sénateur du Var. Il est déchu le en raison d’une condamnation à un an de prison par la cour d'assises pour corruption[6] : il avait en effet détourné à son profit les subventions de l’État pour renflouer les caisses des Chemins de fer du Sud. Il prit alors la fuite[7] avant de se constituer prisonnier[8]. L'année suivante, ses propriétés dans le Var, dont son château, sont mises en ventes[9]. En raison d'irrégularités commises durant son procès, le procureur de la République est remplacé[10].
Il meurt quelques années plus tard dans un hospice dépendant des frères Saint-Jean-de-Dieu[11].
Œuvres
- Lignes politiques de M. Edmond Magnier, Imprimerie de Gimbert fils, Giraud et Cie, 1877.
- Dante et le Moyen Âge, Paris, Garnier, 1860.
- Chemin de fer de Boulogne à Calais. Section de Marquise, Boulogne, C. Le Roy, 1864, 8 p.
- Protestation de M. Edmond Magnier directeur-propriétaire de l'Évènement, candidat des comités républicains contre l'élection de M. Roissard de Bellet candidat officiel, Paris, Dubouisson, 1877, 60 p. Note(s) : Avant le titre : "Élections du Deuxième circonscription de Nice"
- M. Edmond Magnier contre le plébiscite : campagne dans la presse et les réunions publiques en avril et mai 1870, Paris, Dubuisson et Cie, 1877, 47 p.
- Histoire d'une commune de France (Boulogne-sur-Mer) au XVIIIe siècle, 1875.
- L'Exposition Internationale de pêche de Boulogne-sur-mer, Guillaumin & Cie, 1866.
