Edmond Malinvaud

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Naissance
Nom de naissance
Edmond Camille André MalinvaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Edmond Malinvaud
De gauche à droite : Gérard Debreu, Yves Balasko et Edmond Malinvaud en 1977.
Fonctions
Président
Association française de science économique (d)
-
Jean Bénard (d)
André Babeau (d)
Directeur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques
-
Directeur (d)
ENSAE Paris
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Edmond Camille André MalinvaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Directeurs de thèse
Maurice Allais, Eugene Morice (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales

Edmond Malinvaud, né le à Limoges et mort le à Paris[1],[2], est un économiste français de renommée mondiale, professeur au Collège de France et administrateur de l'INSEE.

Spécialisé en économétrie, il est le fondateur de la théorie du déséquilibre, qui est une tentative de justification microéconomique de la macroéconomie keynésienne.

Jeunesse et études

Ancien élève de l'École polytechnique (Promotion X1942), puis de l'ENSAE, alors École d'application de l'INSEE, où il suit les cours de Maurice Allais. Il devient administrateur de l'Insee en 1946[3].

Son épouse Elisabeth est décédée en 2017 à 89 ans.

Parcours professionnel

En 1950, bénéficiant d'une bourse de la Cowles Commission, il séjourne aux États-Unis avec Gérard Debreu, et s'y spécialise en comptabilité nationale et en économétrie[4]. De retour à Paris, il est chargé, à la future ENSAE, des cours d'économétrie et d'histoire de la pensée économique.

Il est successivement directeur de l'ENSAE (1962-1966), directeur de la Prévision au ministère de l'Économie et des Finances (1972-1974), puis directeur général de l'Insee de 1974 à 1987[5].

Aux élections législatives de 1986, les statistiques du chômage font, comme souvent, l'objet de controverses. Pour en sortir, Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales du gouvernement de cohabitation, demande à Edmond Malinvaud de se saisir de la question. Le « Rapport Malinvaud », qui recommande notamment l'usage du « taux de chômage » calculé selon les normes du BIT, en place des statistiques mensuelles des « demandes d'emploi non satisfaites »[6] fait longtemps autorité.

Parcours professoral

En 1957, il est nommé directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, poste qu'il conserve jusqu'à sa retraite.

Professeur au Collège de France de 1988 à 1993, Edmond Malinvaud y est titulaire de la chaire d'analyse économique. Il est le premier président de l'Académie pontificale des sciences sociales[5]. Il est membre fondateur de l'Académie des technologies. Il reçoit en 1995 le doctorat honoris causa de HEC Paris[7].

La promotion 2007 de l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE) porte son nom.

Décorations

Travaux et apports

Il est l'auteur de nombreux travaux de recherche en économie mathématique, ainsi que de nombreux manuels :

  • Dans le livre La croissance française (1972), Edmond Malinvaud, Jean-Jacques Carré et Paul Dubois démontrent que le progrès technique explique en grande partie la croissance des Trente Glorieuses.
  • Il participe aux travaux sur la théorie de l'emploi et les politiques de lutte contre le chômage (controverse entre chômage classique et chômage keynésien). Ses travaux en compagnie d'autres économistes, dont Robert W. Clower, constituent une contribution importante à la théorie des équilibres non walrassiens à prix fixes (parfois appelée théorie du déséquilibre) .

Publications

Notes et références

Liens externes

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