Edmondo Cione
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| Nom de naissance |
Domenico Edmondo Cione |
| Pseudonyme |
Barbariccia |
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| Partis politiques |
Regroupement national-républicain socialiste ( - Fronte dell'Uomo Qualunque (à partir de ) Mouvement social italien (- Démocratie chrétienne (après ) |
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Edmondo Cione, né le à Naples et mort le dans la même ville, est un journaliste, critique littéraire, homme politique et philosophe italien.
Éducation et début de l'activité politique
De tendance socialiste et d'abord antifasciste, il fut l'élève de Benedetto Croce. Persécuté dès le début par le fascisme, il fut enfermé au camp de Colfiorito à Foligno puis envoyé en détention à Montemurro[1].
Activité durant la République sociale italienne
Séduit par la nouvelle orientation exprimée par le Manifeste de Vérone, il adhéra à la République sociale italienne. Il demanda et obtint le consentement de Benito Mussolini (qui y consentit explicitement) pour la constitution d'un groupe politique indépendant du Parti fasciste républicain, initialement appelé Regroupement national- républicain socialiste et, plus tard, Parti socialiste républicain italien[1].
Sur la suggestion même de Mussolini, ce groupe politique fut également autorisé à publier un quotidien, intitulé L'Italia del Popolo[1]. Cependant, le Duce n'avait confiance ni en l'homme ni en l'entreprise, à tel point que lors d'une conversation avec l'ambassadeur Rudolf Rahn — inquiet d'une possible ouverture à gauche du dirigeant fasciste —, il déclara :
« Pour tromper nos adversaires, dès que j'ai pensé que le nouveau fascisme en Italie était suffisamment fort, j'ai laissé certaines contre-courants s'exprimer ; entre autres, j'ai permis la formation d'un groupe d'opposition sous la direction du professeur Cione. Le professeur Cione n'a pas une grande tête, et il n'aura pas de succès. Mais les gens qui cherchent actuellement à se créer un alibi se rassembleront autour de lui et seront ainsi perdus pour le Comité de libération, qui est beaucoup plus dangereux. »
— A. Spinosa, Mussolini. Il fascino di un dittatore, Mondadori, Milano, 1989, p. 293.
L'activité politique durant la période d'après-guerre
Après la guerre, il subit une brève exclusion du monde universitaire, qu'il qualifia lui-même de moins sévère que prévu. Réintégré comme professeur en 1946, il reprit ses fonctions à l'université de Naples en 1948[1]. Il mena une carrière politique dans l'Italie républicaine, au sein du Fronte dell'Uomo Qualunque de 1946 à 1949. Suite à la dissolution du parti, il rejoignit le Mouvement social italien (MSI) et fut élu conseiller municipal puis assesseur au sein du gouvernement d'Achille Lauro en 1952. En 1953, il se présenta aux élections sénatoriales sur la liste Flamme dans la circonscription d'Afragola, mais n'obtint que 7,8 % des voix et ne fut pas élu[1].
Déçu par le MSI, il adhéra à la Démocratie chrétienne, sans toutefois s'engager activement au sein du parti[1]. Dans les dernières années de sa vie, il a tenté de concilier le message du pape Jean XXIII avec les ouvertures de Nikita Khrouchtchev au-delà du « rideau de fer », pendant la période du « dégel »[1].
Publications
- Juan de Valdés: la sua vita e il suo pensiero religioso con una completa bibliografia delle opere del Valdés e degli scritti intorno a lui, Bari, Laterza, 1938 (2ª ed. Fiorentino, 1963),
- Francesco de Sanctis, Milano, Principato, 1938.
- L'opera filosofica, coautore Franco Laterza, Bari, Laterza, 1942.
- Napoli romantica, 1830-1848, Milano, Domus, 1944.
- L'estetica di Francesco De Sanctis, Milano, Pennetti Casoni, 1945.
- Dal De Sanctis al Novecento, Milano, Garzanti, 1941 (2ª ed. Milano, Pennetti Casoni, 1945).
- Il M.S.I. alla conquista del potere, Napoli, Humus, 1950.
- Nazionalismo sociale: l'idea corporativa come interpretazione della storia, Roma, A. Celli, 1950.
- Napoli e Malaparte, Napoli, Pellerano-Del Gaudio, 1950?.
- Storia della Repubblica sociale italiana, Roma, Latinità, 1951 ; Altergraf, 2018 (préfacé par Giuseppe Parlato)
- Benedetto Croce, coll. "I Marmi", Milano, Longanesi, 1953.
- Bibliografia crociana, Milano, F.lli Bocca, 1956.
- Francesco De Sanctis ed i suoi tempi, Napoli, Montanino, 1960.
- Questa Europa, Napoli, M. Mele, 1962?.
- Fascino del mondo arabo: dal Marocco alla Persia, Rocco San Casciano, Cappelli, 1962.
- Benedetto Croce ed il pensiero contemporaneo, Milano, Longanesi, 1963.
- Fede e ragione nella storia: filosofia della religione e storia degli ideali religiosi dell'Occidente, Bologna, Cappelli, 1963.
- La Cina d'oggi, Filippine, Formosa, Giappone, Milano, Ceschina, 1964 [stampa 1965].
- Leibniz, Napoli, Libreria scientifica editrice, 1964.
- Narrativa del Novecento, presentazione di Renzo Frattarolo, Napoli, Ist. editoriale del Mezzogiorno, 1965.
Conservateurs
- Francesco De Sanctis, Un viaggio elettorale, Milano, Bompiani, 1943.