Edmondo Mazzucato

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Naissance
Décès
(à 56 ans)
Cervia
Nationalité
Edmondo Mazzucato
Edmondo Mazzucato en 1906.
Biographie
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Cervia
Nationalité
Activité
Autres informations
Organisation
Association Arditi d'Italie

Edmondo Mazzucato, né le à Forlì et mort en à Cervia, est un journaliste italien.

Mazzinien et militant anarcho-individualiste, il fut interventionniste durant la Première Guerre mondiale et combattit comme combattant Arditi. Après guerre, il participa à la fondation du mouvement fasciste puis continua sous le régime sa carrière de journaliste.

Jeunesse anarchiste

Né à Forlì en 1888 et fils de Luigi et Medea Zoli, le jeune Edmondo Mazzucato s'engage très tôt en politique au sein du mouvement républicain forlì, participant notamment à la grande grève générale de . L'année suivante, à peine âgé de 18 ans, il quitte sa ville natale pour venir s'installer à Milan en quête d'un emploi[1].

Dans la capitale lombarde, Mazzucato trouve d'abord un emploi au service publicité du journal socialiste Il Tempo, puis comme typographe à l'imprimerie Galimberti e Politti, où est imprimé le périodique anarchiste-individualiste Il Grido della Folla, dirigé par Giovanni Gavilli et auquel collaborent Leda Rafanelli et Giuseppe Monnanni[1]. Se décrivant lui même comme frappé « par l’esprit de sacrifice des rédacteurs de ce journal », il se convertit à l’anarchisme, entamant une collaboration avec le journal en utilisant parfois le pseudonyme de Moneddu et proposant également ses écrits à d’autres périodiques libertaires milanais, notamment ceux à orientation individualiste, dont La Protesta Umana[1].

Également engagé dans la propagande sur le terrain, il fut arrêté pour la première fois le , lors d’une manifestation commémorant le « Dimanche rouge » en Russie[1]. Ses démêlés avec la justice se poursuivirent dans le cadre de son service militaire, lorsqu’au début de 1909, il fut condamné à un an de prison (peine réduite par la suite à neuf mois) pour agression d’un supérieur et incarcéré à la prison militaire de Sant’Elmo à Naples. De retour à la vie civile, il reprit sa collaboration avec Il Grido della Folla, se faisant connaître pour une polémique virulente avec la rédaction La Scuola Moderna, revue bolonaise dirigée par Pietro Gori, Luigi Fabbri et Domenico Zavattero. Déclenchée par une conférence donnée au Teatro d'Arte Moderna de Milan le et se prolongeant pendant plus de trois mois, la polémique vit Mazzucato s'opposer aux objectifs et principes défendus lors de la réunion[1].

Se déclarant opposé aux théories « réformistes » de Francisco Ferrer, Mazzucato estime alors que celles-ci risquent de détourner le mouvement anarchiste de son intransigeance révolutionnaire[1]. Malheureusement pour lui, sa polémique avec La Scuola Moderna trouve peu de soutient parmi les rédacteurs de d'Il Grido della Folla, raison qui le pousse sans doute à cesser sa collaboration le . Entre-temps, il rencontra Benito Mussolini lors du congrès socialiste milanais d', où il fut apparemment frappé par l'esprit révolutionnaire et la véhémence oratoire de celui-ci[1] :

« Nous nous le rappelons dès les journées du congrès socialiste de Milan en 1910, quand avec son éloquence incisive et tranchante il fustigea tout un système d’opprobre, de compromissions obscènes, de renoncements volontaires de la part dite intellectuelle du Parti socialiste. Ce fut une révélation » (Edmondo Mazzucato, Governo di pigmei, L’Ardito)[2]

Le Première Guerre mondiale et la fondation du fascisme

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale en Europe, guidé par ses idées mazziniennes, Mazzucato s'engage comme interventionniste aux côtés de Mussolini et part sur le front comme volontaire Arditi[1].

Edmondo Mazzucato vers 1920.

Après la guerre, il intégre la section milanaise de l'Association Arditi d'Italie, collabore régulièrement au journal L'Ardito et participe, le , à la fondation du mouvement fasciste piazza San Sepolcro[1]. Par la suite, il fut de ceux qui prirent d'assaut les bureaux du journal l'Avanti ! et se présenta comme candidat du Blocco delle teste di ferro aux élections générales de novembre. Tout en restant un fervent partisan de Mussolini, Mazzucato finit par se retirer de la politique militante pour se consacrer pleinement à sa carrière de journaliste. Il meurt en [1].

Selon l'historien Alessandro Luparini, Edmondo Mazzucato incarnait parfaitement le fascisme naissant, révolutionnaire et volontariste, thèmes qui transparaitront clairement dans son autobiographie parue en 1934 et intitulée Da anarchico a sansepolcrista. Anteguerra, la guerra, gli arditi dall’armistizio alla marcia su Roma

Publications

Notes et références

Bibliographie

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