Edna Politi
réalisatrice israélienne
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Edna Politi est une cinéaste qui a réalisé principalement des films documentaires. Les plus connus abordent deux thématiques distinctes : la création de l’État d'Israël d'une part ; la musique contemporaine d'autre part.
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Biographie
Née à Saïda, de nationalité libanaise, Edna Politi émigre en Israël puis à Berlin. Elle a une licence d'histoire de l'art et d'histoire islamique de l'Université hébraïque de Jérusalem. Elle acquiert une formation dans le domaine de la réalisation à la Deutsche Film- und Fernsehakademie de Berlin[1].
Elle quitte l'Allemagne pour vivre entre Paris et Genève, et collabore avec la Télévision Suisse Romande, pour laquelle elle réalise divers documentaires de 1985 à 1989. En 1993 elle fonde Contrechamps Productions[1].
Filmographie
- 2008 : Kurtàg - Fragments – First of Three Parts : un film centré sur le compositeur György Kurtág[1].
- 2001 : Paul Sacher, portrait du mécène en musicien[1].
- 1997 : Ombres – Autour du «Concerto pour violon – Hommage à Louis Soutter» de Heinz Holliger[1]. Le film a obtenu le Grand Prix pour la Qualité de l’Image, UNESCO Paris 1997[2].
- 1992 : Le Quatuor des Possibles[1]. Le film a obtenu le Golden Gate Award au San Francisco International Film Festival 1993, le Grand Prix Prague d’Or 1993 et le Prix du Documentaire au Festival de Mannheim 1993[2].
- 1989 : Medea-Medea[1].
- 1985 : Hanjo-Hanjo[1].
- 1984 Luciano Berio, folklore privé[1].
- 1983 : Anou Banou ou les Filles de l'utopie[1] ; disponible en ligne sur vimeo : https://vimeo.com/168865017/6b28830444.
- 1983 : Venues d'ailleurs[1].
- 1980 : Comme la mer et ses vagues[1] (unique œuvre de fiction de la réalisatrice).
- 1974 : Pour les Palestiniens, une Israélienne témoigne[1] ; disponible en ligne sur vimeo : https://vimeo.com/210604103/fe8a827855.
Pour les Palestiniens, une Israélienne témoigne (1974)
Réalisatrice de ce film, Edna Politi est présentée comme une « cinéaste engagée » par Janine Euvrard[3]. Elle est une des premières cinéastes à porter à l'écran la question palestinienne selon le critique de cinéma Gérard Grugeau[4].
Anou Banou ou les Filles de l'utopie (1983)
Ce film retrace « l'histoire d'Israël depuis les débuts du sionisme jusqu'à nos jours, vue par des femmes qui furent parmi les premiers fondateurs de kibboutz »[5]. Dans son analyse de l'histoire des films documentaires israéliens, Yael Munk compte Edna Politi parmi les documentaristes femmes qui ont donné une nouvelle inflexion à ce genre cinématographique en Israël, contribuant à l'ouvrir davantage à l'altérité, et à le « féminiser » (Munk se plaçant ici dans le cadre des études de genre)[6].
Le Quatuor des possibles (1992)
Le Quatuor des possibles est centré sur « le Quatuor Fragmente-Stille an Diotima de Luigi Nono tourné à Royaumont (et à Venise) avec le Quatuor Arditti ». On y voit les Arditti analyser la partition, « tenter d'en approcher le mystère par l'interprétation et la réflexion sur des citations de Hölderlin mises par Nono comme indications de jeu »[7].