Edoardo Malusardi
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| Conseiller à la chambre des Corporations XXXe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXIXe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXVIIIe législature du royaume d'Italie | |
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Edoardo Antonio Malusardi |
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Edoardo Malusardi, né le à Lodi et mort le à Turin, est un journaliste, syndicaliste, et homme politique italien.
De l'anarchie à l'interventionnisme (1910-1914)
Après avoir terminé ses études primaires, Malusardi abandonna ses études et trouva un emploi de plâtrier. Il rejoignit le mouvement anarchiste très jeune et se consacra à l'agitation syndicale et, à partir de 1910, à la rédaction de courts articles pour la presse libertaire.
Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il se convertit à l'interventionnisme et fonda l'éphémère journal La Guerra sociale avec Mario Gioda et Maria Rygier. Il s'engagea comme volontaire, étant blessé à plusieurs reprises. Il participa à la bataille de la « Trincea delle Frasche » () où Filippo Corridoni trouva la mort. Dans les années qui suivirent, Malusardi fut « parmi les initiateurs du mythe corridonien auquel le fascisme de Mussolini et le néofascisme d'après 1945 s'inspireront à plusieurs reprises ».
Fascisme et carrière syndicale (1919-1943)
Après la fin du conflit, il participa à la fondation des Faisceaux italiens de combat sur la Piazza San Sepolcro à Milan et s'impliqua dans l'Entreprise Fiume en collaboration avec Alceste de Ambris. Il s'engagea ensuite activement dans le syndicalisme fasciste, occupant progressivement diverses fonctions dont celle de secrétaire l’Union provinciale des syndicats fascistes de Turin, poste qu’il occupa de la fin 1927 à toute l’année 1931, fonction marquée par des conflits constants avec l’Union industrielle fasciste, et en particulier avec la FIAT. À partir de 1929, il fut membre de la Chambre des députés, puis de la Chambre des Faisceaux et des Corporations.
Après le 8 septembre 1943, Malusardi rejoignit la République sociale italienne (RSI) durant laquelle il joua un rôle discret. En pleine guerre civile, il dut faire appel à Mussolini en personne pour que celui-ci sauve de la mort l'un de ses fils engagé du côté de la Résistance et capturé par les fascistes.
Activités au sein de la CISNAL après-guerre (1950-1978)
Après la fin de la guerre, malgré son âge avancé, Malusardi poursuivi son activité syndicale au sein de la Confédération italienne des syndicats nationaux de travailleurs (CISNAL). Son approche des questions du travail resta inchangée, sentimentalement ancrée dans les souvenirs de Corridoni et de D’Annunzio comme en témoigne ses articles Filippo Corridoni et Socialità di D'Annunzio, publiés dans Il Maglio du et . Il mourut en .
Publications
- Filippo Corridoni, commemorazione tenuta in Parma il 23 ottobre 1929, Luigi Druetto, 1930.
- Elementi di storia del Sindacalismo Fascista, Lanciano, R. Carabba Editore, 1938.