Edouard-James Thayer est le fils de l'armateur américain James William Thayer (1763-1835). Celui-ci, venu en France pendant la Révolution, avait acquis l'hôtel de Montmorency sur lequel il avait fait construire le passage des Panoramas[1] avant de se retirer des affaires[2].
Edouard-James est le frère d'Amédée Thayer (1799-1868), sénateur du Second Empire. Après la mort de leur père tous deux resteront propriétaires du passage des Panoramas.
La Restauration et la monarchie de Juillet
Comme son frère aîné Edouard-James eut pour précepteur le pasteur Jean-Albert Roux (1785-1852)[3]. Comme lui aussi il est membre actif de la Société de la Morale Chrétienne et lutte pour l'abolition de la traite négrière[4].
Il fait cependant partie du Comité central en faveur des Polonais, fondé en 1831 par La Fayette.
À la mort de son père en 1835, il hérite avec son frère, de la manufacture de coton et de l'hôtel de la Motte-Sanguin à Orléans[6].
La Seconde République et le Second Empire
En 1848, il tente en vain de se faire élire à l'Assemblée constituante de 1848. Chef de bataillon dans la garde nationale, il fait partie de cette 2e légion engagée lors des journées de juin à l'attaque de la barricade édifiée à la porte Saint-Denis; en cette occasion il est atteint d’une balle au pied[7]. Il sera promu plus tard officier de la Légion d'honneur le .
Edouard-James Thayer avait épousé, le en l'église Saint-Louis d'Antin[8], Marie-Louise ( - , Anvers), fille de Jean-Thomas Arrighi de Casanova (1778-1853), duc de Padoue, général d'Empire. Celle-ci sera quelque temps dame d’honneur de Marie-Clotilde, princesse Napoléon, femme de Jérôme[9]. Le couple n'aura pas d'enfant.
↑La version exacte de cette acquisition semble bien être celle de FITZGERALD (Desmond), Family notes, Boston, Merrymount Press, 1911 (lu en ligne sur Internet Archive le 13 mars 2019) plutôt que celle de SALIQUET (Chanoine [Antoine]), La famille de M. Thayer, Châteauroux, Mellottée, 1913, que l'on répète volontiers.
↑Journal de Viennet, pair de France, témoin de trois règnes, 1817-1848, Paris, Amiot Dumont, 1955, p. 86-87, à la date du 1er juillet 1837.
↑Pasteur de la paroisse Sainte-Marie, dont le lieu de culte était le temple du Marais, 17, rue Saint-Antoine (voir http://base.huguenots-france.org).
↑Lady Morgan, France in 1829-1830, London, Saunders and Otly, 1830.
↑Déjà admis en 1821, il ne se présenta pas. A. Fourcy, Histoire de l'École polytechnique, (lire en ligne)