Edouard Carion
peintre belge
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Biographie
Famille
Edouard Carion, né rue d'Havré à Mons le , est le fils de François Joseph Carion (1788-1844), négociant et inustriel, et de Sophie Thérèse Joseph Delmotte (1784-1841). Par sa mère, il est le cousin germain du peintre Philibert Stevens[1].
Formation
Diplômé docteur en droit le à l'université de Liège, Edouard Carion suit les cours de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, sous le professorat d'Ernest Slingeneyer[2],[3].
Carrière
Edouard Carion se fait connaître du public au Salon de Bruxelles de 1857 et aux salons de Mons de 1858 et 1861[2]. Établi à Bruxelles, il est également industriel[2].
Edouard Carion meurt chez lui, boulevard Barthélémy no 23 à Bruxelles, à l'âge de 38 ans[4].
Œuvre
Caractéristiques
Edouard Carion est surtout connu pour ses peintures d'histoire[2],[5]. Son tableau Épisode de la bataille de Woeringen le s'inspire du récit suivant : « Le comte de Luxembourg saisit le duc de Brabant par le cou, espérant, à force de bras, l'arracher de son cheval. Malheureusement pour lui, à ce moment, un brabançon, Wauthier Van den Bisdomme, lui enfonça profondément son épée au bas des reins et le valeureux comte tomba raide mort de son cheval[6] ».
En 1860, le critique Adolphe Siret estime que pour peindre Charles IX, Catherine de Médicis et Élisabeth d'Autriche écoutant les psaumes de pénitence, « il fallait le génie d'un homme fait pour traiter avec succès un sujet d'une si effroyable portée. Que M. Carion revienne à des pensées moins vastes, et j'estime qu'il réussira. Il a une agréable palette[7] ». Eugène Van Bemmel est plus élogieux dans son appréciation de la même toile : « il y a une idée saillante, saisissante même dans le tableau de M. Carion. Nous tenons grandement compte à l'artiste des intentions que révèle tout son travail[8] ».
Expositions triennales
- Salon de Bruxelles de 1857 : Épisode de la bataille de Woeringen le [6].
- Salon de Bruxelles de 1860 : Charles IX, Catherine de Médicis et Élisabeth d'Autriche écoutant les psaumes de la pénitence[3].