Eduard Emil Eckert
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Eduard Emil Eckert, né à Dresde et mort le , était un avocat et essayiste allemand connu pour ses opinions antimaçonniques. Il milita pour faire interdire la franc-maçonnerie dans le royaume de Saxe[1]. Il édita le journal la gazette libérale de Saxe[2].
En 1851, il adressa une pétition à la diète de Saxe pour l'abolition de la franc-maçonnerie. En 1852, il adressa une plainte à la première chambre de la diète. Les 2 chambres statuèrent sur sa plainte. La pétition fut rejetée[3]. Il parvint à convaincre le ministre de la guerre Von Rabenhorst du bien-fondé de sa pétition. Celui-ci ordonna en à tous ses officiers maçons de démissionner de leurs loges respectives dans un délai de 3 mois[3]. À sa suite, de nombreux fonctionnaires et membres du clergé donneront également leur démission[4].
Lors de son voyage à Berlin, afin d'y militer pour l'abolition de la Maçonnerie dans les états prussiens, la police l'arrêta sous le prétexte d'une conjuration ourdie contre le roi et le princerégent[5]. Il en tira une brochure exposant ces faits[6]. Il obtint une audience d'Otto Theodor von Manteuffel, un opposant du Kronprinz Wilhelm. Il se convertit au catholicisme à Vienne[7]. Le décès d'Eckert fut attribuée à un suicide, mais dans le numéro du , le journal maçonnique de Leipzig (Die Freiermauer Zeitung von Leipzig) aurait déclaré ouvertement que Eckert a succombé sous les coups d'un assassin mystérieux[8].
Théories
Après les révolutions de 1848, Eckert étudia la possibilité que toutes ses révolutions simultanées n'aient eu qu'une seule source[9], les sociétés secrètes et parmi elles, la franc-maçonnerie[2]. Il expliqua que les objectifs de la maçonnerie ne sont pas seulement moraux mais aussi religieux[10] et que l'exclusion de candidats pauvres et sans influence révêlait ses objectifs économiques et politiques[10]. Il nia son caractère philanthropique, expliquant que le secret et l'exclusivité de l'ordre ne sont pas compatibles avec l'aide publique[11]. Il dénonça la proximité idéologique de la maçonnerie et du socinianisme[12], le déisme, le naturalisme et la sympathie ou appartenance du clergé protestant à l'organisation[13]. Il émit l'hypothèse que les loges se divisaient en 2: les théoriciens et les exécutants qui ignorent les véritables objectifs de la maçonnerie[14].