Edward-Alfred Cowper

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Décès (à 73 ans)
Weybridge, Surrey (Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau de la Grande-Bretagne Britannique
Edward-Alfred Cowper
Description de cette image, également commentée ci-après
Edward-Alfred Cowper
Naissance
Londres (Angleterre)
Décès (à 73 ans)
Weybridge, Surrey (Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau de la Grande-Bretagne Britannique
Domaines Énergétique, Sidérurgie

Edward-Alfred Cowper () était un ingénieur, mécanicien et métallurgiste britannique.

Edward-Alfred Cowper naît le à Londres. Son père, Edward Shickle Cowper (en), est un mécanicien spécialiste de l'imprimerie, en particulier des billets de banque[1]. Outre cette expertise, il est à la tête du département d'ingénierie du King's College de Londres[2].

En 1833, à 14 ans, il commence un apprentissage de 7 ans chez John Braithwaite (en), un des experts les plus reconnus de l'époque sur le chemin de fer[2].

photo de la halle et de locomotives à vapeur
La toiture de la gare de Birmingham New Street dans les années 1890.

En 1841, son apprentissage fini, il rejoint Fox and Henderson, ingénieurs spécialisés dans les structures et le chemin de fer. Il y conçoit la toiture de la gare de Birmingham New Street en fer puddlé. Alors que la conception initiale prévoyait des colonnes de support intermédiaires, Cowper propose une construction d'un seul tenant, plus adaptée à la configuration très encombrée de l’environnement de la gare. À sa construction, avec une portée de 63,3 mètres (211 pieds), cette halle est la plus grande toiture en fer du monde[2].

Il se marie en 1847 avec Juliana Hanson, âgée de 22 ans. Ils auront ensemble 8 enfants. En 1851, les Cowper vivent à Birmingham. En 1856, dans un brevet relatif à la fabrication de bougies, l'inventeur se présente comme domicilié à Westminster[2].

Il participe à la préparation de l'Exposition universelle de 1851, en supervisant la préparation des plans du Crystal Palace[2]. Mais en 1851, alors qu'il à 32 ans, il démissionne de son poste de chef du bureau des dessinateurs de Fox and Henderson, et commence à travailler à son propre compte. C'est pendant cette période qu'il conçoit et perfectionne le four régénératif à vent qui porte son nom. Un papier retraçant la genèse et les perfectionnements apportés à son four, et présenté en 1870 à l'Institution of Mechanical Engineers (en), est récompensé par une médaille de Watt et un premium Telford[2].

Il s'intéresse également au perfectionnement des machines à vapeur, en particulier sur la diminution de leur consommation en vapeur. Il se fait l'avocat des machines compound et des chemises de vapeur (steam jacket) pour surchauffer la vapeur utile entrant dans les pistons. Il met au point en 1858 un chemisage à vapeur du ballon récepteur entre les pistons de moteurs compound, que la Royal Navy adopte et surnomme la « bouilloire de Cowper » (Cowper hot-pot). Il suggère aussi de créer des machines compound dont les deux pistons (haute et basse pression) sont orientés à 90°, afin de simplifier les moteurs de faible puissance sans sacrifier leur rendement. Les corvettes de la Classe Briton (en) sont les premières à adopter ce principe[2].

En 1880-81, il préside l'Institution of Mechanical Engineers, dont il est un des membres fondateurs et au sein de laquelle il est très actif[2].

Il s'oriente alors vers des recherches plus scientifiques que techniques. En 1887, il effectue une série d'expérimentations pour vérifier l'équivalence entre travail et chaleur, complétant et validant les résultats de l'expérience de Joule[2].

Il décède d'une pneumonie aiguë le , à 73 ans, à Weybridge. Quelques semaines avant, il s'était associé avec son fils Charles E. Cowper, afin de soulager sa charge travail[2].

Invention du four à vent chaud

Autres inventions

Notes et références

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