Dans les années 1960, il est clair que le père d'Edward Coke, Anthony Coke, est le prochain propriétaire du domaine Holkham et qu'il en sera lui-même le prochain héritier. En 1961, à l'âge de 25 ans, Coke rejoint l’Angleterre et s'installe dans la région de Holkham pour se lancer dans l'agriculture et se familiariser avec la gestion du domaine.
Au début de l’année 1973, il reprend cette gestion, qui a sérieusement besoin d'être améliorée. Sur les trois cents maisons du domaine, une trentaine seulement ont des salles de bains, le château est encore chauffée par des feux à ciel ouvert et, comme il l'a dit plus tard, la ferme du parc est peut-être la seule ferme déficitaire du pays. C'est le début d'un projet de toute une vie visant à moderniser les méthodes agricoles, les bâtiments du domaine et le château, afin d'assurer un héritage viable pour les générations qui vont suivre.
En 1976, à la suite de la mort de Thomas Coke, 5ecomte de Leicester, et de la décision de son père Anthony Coke, le 6ecomte de Leicester, de rester en Afrique du Sud, il assume l'entière responsabilité, en tant que vicomte Coke, de la gestion du domaine Holkham. À la mort de son père en 1994, il devient 7ecomte de Leicester et propriétaire du domaine.
Le comte est passionné par la vaste collection d'art du château et est un fervent mécène des arts, prêtant de nombreuses peintures à des galeries et des expositions à la fois nationales et internationales. Passionné par l'histoire de la famille Coke et par tous les aspects du château, il entreprend la tâche majeure, qui dure dix ans, de restaurer le style original des fenêtres détruites par l'insertion de grandes vitres au XIXesiècle, et restaure dans la mesure du possible l'accrochage d'origine des tableaux.
En 1996, pour sa gestion du domaine, il remporte le prix Laurent-Perrier pour la conservation, récompensant spécifiquement les travaux de conservation exceptionnels réalisés pour assurer la pérennité de la population de perdrix grises.
Mariage et enfants
Leicester épouse Valeria Phyllis Potter, fille de Leonard A. Potter, le . Ils ont trois enfants:
Lady Laura Jane Elizabeth Coke (née le ); elle épouse Jonathan Paul en 1993; ils ont ensuite deux fils et une fille:
Barnabé Edward Oliver Paul (né le ),
Molly May Paul (née le ),
Fergus Arthur Paul (né le );
Rupert Henry John Coke (né en ).
Leicester et Valeria Phyllis Potter divorcent en 1985. Leicester se remarie à Sarah Forde, fille de Noel Henry Boys Forde, en 1986[3]. La comtesse est haut shérif de Norfolk pour 2013-2014[4].
Fonctions et mandats
Parallèlement à la supervision de la gestion du domaine, le comte de Leicester joue un rôle actif dans la vie publique. Il est chef du conseil d'arrondissement de King's Lynn & West Norfolk (1980-1985), président du comité de planification du conseil (1987-1991), commissaire au patrimoine anglais, administrateur du North Norfolk Historic Building Trust, administrateur fondateur et président du De Montfort University Global Education Trust, administrateur du Royal Anglian Regiment, président de la Country Landowners Association, lieutenant adjoint de Norfolk, président de l'Ancient Monuments Society et président de Wells RNLI. Il est président de la Historic Houses Association (HHA) de 1998 à 2003; en cette qualité, il est nommé CBE pour les services au patrimoine. Il continue son travail avec le HHA en tant que bienfaiteur.
Le comte est un passionné de sports en extérieur et veille à la réputation de Holkham en tant que berceau du tir à l'arc. Par ailleurs, au fil des ans, il organise les championnats de chien de chasse et d'épagneul du Kennel Club sur le domaine de Holkham. En 1978, il organise une foire de campagne dans le parc pour célébrer le 200eanniversaire de la tonte des moutons organisée par son ancêtre, le célèbre fermier, « Coke of Norfolk »[5].
Retraite et mort
En , Lord Leicester se retire de la gestion active du domaine et en cède le contrôle à son fils, Tom, le vicomte Coke (qui est depuis 2015 le 8ecomte). Il déménage dans une autre propriété du domaine en 2006, mais continue à s'intéresser de près à l'amélioration continue de celui-ci.