Edward Colston

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Sépulture
All Saints' Church, Bristol (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Mortlake (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Edward Colston
Portait de Colston d'après Jonathan Richardson.
Fonctions
Membre du Parlement de Grande-Bretagne
-
Burgess (d)
Bristol
à partir de
Apprenti
Worshipful Company of Mercers
-
Membre du 3e Parlement de Grande-Bretagne (d)
3e Parlement de Grande-Bretagne (en)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
All Saints' Church, Bristol (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Mortlake (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Père
William Colston (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Sarah Batten (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de

Edward Colston, né le à Bristol et mort le à Mortlake, est un armateur négrier, négociant et mécène anglais du XVIIIe siècle associé à l'histoire de Bristol.

Issu d'une famille marchande prospère, Colston s'enrichit particulièrement grâce au commerce triangulaire dans les années 1680. Il se consacre ensuite jusqu'à sa mort à développer Bristol par le mécénat et la charité, ce qui lui vaut d'être élu député tory de 1710 à 1713. Après sa mort, il est durablement célébré comme un bienfaiteur de la cité portuaire. Depuis la fin des années 1990, cette mise en avant de Colston est cependant remise en question dans le cadre des débats mémoriels liés à l'esclavage.

Jeunesse

Edward Colston naît le à Temple Street (Bristol) de William Colston (1608-1681) et Sarah Batten (décédée en 1701). Aîné d'une famille d'environ onze enfants, Edward Colston est issu d'une famille marchande mentionnée à Bristol dès fin du XIIIe siècle et connue pour son implication dans la vie politique et civile de la ville[1]. Son père William, est l'un des piliers de la Merchant Venturers’ Society, guilde marchande créée au XIIIe siècle qui contrôlait le port de Bristol. Il est conseiller et shérif de Bristol en 1643 lorsque, dans le cadre de la guerre civile de 1642-1651, la ville est prise par les troupes du prince Rupert du Rhin ; royaliste convaincu, William est privé de ses charges par le Parlement britannique en 1645[1]. Si ces troubles appauvrissent la famille Colston, Edward peut néanmoins suivre ses études à Christ's Hospital, un internat d'élite, avant d'entamer un apprentissage à la Worshipful Company of Mercers en 1654. C'est avec cette société qu'il accomplit ses premiers voyages à l'étranger entre 1654 et 1672. Les historiens pensent qu'Edward a ensuite passé plusieurs années à gérer les affaires espagnoles de son père, revenu en grâce après la restauration de la monarchie anglaise, avant de retourner en Angleterre en 1672[1].

Carrière marchande

Edward réapparaît à Londres en 1672 comme commerçant de divers produits (en vin, huile et fruits notamment). Sa carrière connait un tournant majeur lorsqu'il rejoint la Compagnie royale d'Afrique, une société londonienne jouissant depuis 1672 du monopole sur la traite atlantique[2]. Les profits qu'il réalise grâce au commerce des esclaves lui permettent de développer des activités de prêt à partir de 1682[1]. En 1683, Colston est admis au sein de la Merchant Venturers’ Society de Bristol et deux ans plus tard, tout en continuant à résider à Londres, y reprend les affaires de son père après le décès de son cadet Thomas. Ce sont les années les plus lucratives de sa vie, où Edward Colston aurait possédé plus de quarante navires.

Lors de la Glorieuse Révolution de 1688-1689, Colston soutient le camp victorieux de Guillaume d'Orange-Nassau et s'implique dans son administration en prêtant de l'argent au gouvernement, puis en vendant directement des parts de la Compagnie royale d'Afrique au nouveau roi[1]. En 1689-1690, il est nommé gouverneur-adjoint de la florissante Compagnie[1]. En 1689, il achète une modeste résidence à Mortlake, dans le Surrey, vraisemblablement pour se couper du brouhaha de la vie commerciale londonienne. En 1692, il quitte la Compagnie royale d'Afrique, mettant fin à ses activités négrières[1].

Du temps où Colston en était l'un des dirigeants, la Compagnie royale d'Afrique a fait traverser l’Atlantique à plus de 80 000 Africains – hommes, femmes et enfants. Environ 19 000 sont morts durant les traversées[3].

Bonnes œuvres

Au cours des années 1690 et 1700, Edward Colston finance à Bristol l'amélioration des écoles et asiles de la ville, tout en faisant des dons réguliers aux églises de la ville[1]. Il aide également la région du Surrey où il réside et plusieurs associations caritatives londoniennes, l'ensemble de ses dons étant généralement conditionnés à l'observation dévote des rites anglicans, qu'il soutient en finançant des prêches et sermons[1]. Son soutien à la Haute Église irrite les membres majoritairement whigs du gouvernement local qui refusent en 1705 sa proposition de dons pour agrandir le principal orphelinat local de garçons, le Queen Elizabeth's Hospital (en)[1]. En 1709, Colston dote une école fondée par Arthur Bedford, le vicaire de Temple Church, laquelle prend pour nom Colston's Free School.

Ses bonnes œuvres et sa réputation dans la ville faisaient de Colston le choix logique comme candidat tory aux élections de novembre 1710, quelques mois après l'ouverture du Colston's Hospital (en) (renommé ensuite Colston's School), un internat privé administré par la conservatrice Merchant Venturers' Society[1]. Arguant de son âge trop avancé, il refuse de se présenter officiellement, mais est néanmoins élu et se rend à Bristol le pour participer à un dîner célébrant sa victoire, dîner renouvelé les quatre années suivantes[1]. Peu actif aux Communes en raison d'ennuis de santé, Colston y présente néanmoins quelques pétitions pour défendre les intérêts de Bristol, et il ne se représente pas en 1713[1].

Edward Colston meurt en sa demeure de Mortlake le et est inhumé après des funérailles grandioses à l'église de Tous-les-Saints de Bristol (en). Il lègue sa fortune à sa nièce Mary Edwards ainsi qu'à de nombreuses œuvres de bienfaisance, en particulier la Queen Anne's Bounty (en).

Mémoire

Notes et références

Annexes

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