Edward Herbert Thompson ( - ) est un archéologue américain et consul au Yucatán (Mexique). Il consacre une grande partie de sa carrière à l’étude de la civilisation maya.
En 1879, Popular Science Monthly publie un article intitulé Atlantis Not a Myth où Thomson soutient que les civilisations indigènes d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale pourraient être des vestiges du continent perdu de l'Atlantide. L'article attire l'attention de Stephen Salisbury III, un riche habitant de Worcester, mayaniste et principal bienfaiteur de l'American Antiquarian Society. Avec le révérend Edward Everett Hale et le sénateur du Massachusetts George Frisbie Hoar, celui-ci convainc Thompson de s'installer au Yucatán pour explorer les ruines mayas et lui obtient une charge de consul des États-Unis[1].
Il effectue des premières fouilles sur plusieurs sites de la région maya Puuc, notamment Loltun et Labná. Il publie notamment une monographie sur les conteneurs souterrains de stockage de ce site, connus sous le nom de chultunes[4]. Il découvre et fouille un petit site qu'il appelle X'Kichmook[5].
Thompson est surtout connu pour la drague le Cénote sacré de 1904 à 1911: il en extrait des artefacts en or, en cuivre et en jade sculpté, ainsi que les tout premiers exemples de ce que l'on croyait être des tissus et des armes en bois mayas précolombiens. Il expédie la majeure partie de ces objets au musée Peabody[10].
En 1926, le gouvernement mexicain saisit sa plantation, l'accusant d'avoir enlevé les artefacts illégalement[11].