Edward Montier
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| Directeur Patronage Saint-Philippe-Néri (d) | |
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| jusqu'en | |
| Président Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Édouard Alexandre Émile Montier |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation |
Institution ecclésiastique d'Yvetot (d) |
| Activités |
| Membre de | |
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| Distinctions |
Prix Archon-Despérouses () Prix Montyon ( et ) |
Édouard Alexandre Émile Montier, connu sous le nom de plume d'Edward Montier, né le à Bolbec et mort le au Havre[1], est un écrivain et poète français.

Son père était maître-meunier, et mourut en 1886, alors que le jeune Édouard effectuait sa scolarité au collège ecclésiastique d'Yvetot où il eut comme professeur préféré le père Eugène Julien, futur évêque d’Arras. Après son baccalauréat, il rejoignit sa mère à Rouen, et effectua des études de droit dans cette ville jusqu’à la licence. Inscrit au barreau de Rouen en 1893, il se lança en littérature avec un recueil de poèmes préfacé par Sully Prudhomme L’Idéale jeunesse. À la suite du départ de Rouen en de l’abbé Marie Edmond Auvray qui avait fondé le patronage Saint-Philippe Néri (patronage désigné en bref par le nom de Philippins), Montier présida aux destinées des Philippins de Rouen jusqu’en 1927. En 1915, il avait quitté la toge d’avocat pour se consacrer aux Philippins, à la littérature, ainsi qu’à l'enseignement au sein du pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle. En 1903, il reçoit le prix Archon-Despérouses[2] et le prix Montyon (1919 et 1931). Il a été reçu membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen en 1905. Il demeure 29 rue du Renard.
Catholique très engagé à gauche, proche du mouvement Le Sillon de Marc Sangnier, Montier fut attaqué par les anciens combattants rouennais et par l’Action française à la suite du discours pacifiste qu’il tint à de jeunes garçons allemands venus assister au Congrès de Bierville qui avait réuni plus de 4 000 participants de 33 nationalités en . En raison des sous-entendus concernant ses mœurs et son influence jugée pernicieuse sur la jeunesse[3], les autorités cléricales préférèrent l’éloigner de Rouen : Montier dut abandonner la direction des Philippins et partit enseigner à Nice.