De même que l'effet Kerr statique, cet effet d'optique non linéaire apparaît au troisième ordre.
Pour l'interpréter, considérons un champ électrique
dans un milieu de susceptibilité électrique d'ordre 3, notée
. La décomposition en puissance du champ électrique de la polarisation comporte un terme d'ordre 3, noté
, d'expression [6]
![{\displaystyle {\begin{aligned}\mathbf {P} ^{(3)}(t)&=\varepsilon _{0}\chi ^{(3)}E^{3}(t)\mathbf {e_{z}} \\\ &={\frac {1}{4}}\varepsilon _{0}\chi ^{(3)}E_{0}^{3}\left[\cos {(3\omega t)}+3\cos {(\omega t)}\right]\mathbf {e_{z}} ,\end{aligned}}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/b0ce2a3fab8abc5b93d6d3db8ab417d69c4ba05b)
où
est la permittivité diélectrique du vide.
Le terme correspondant à l'effet Kerr optique est associé au terme de pulsation
, d'amplitude
. En ne considérant que l'effet de ce terme, la polarisation du milieu
est
,
avec une variation de la susceptibilité
. Or l'indice de réfraction
étant lié à
par la relation
, cette variation se traduit par une modification de l'indice lumineux [7]
, pour
, avec
.