Effet Sénèque
modèle mathématique qui décrit des phénomènes naturels
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'effet Sénèque est un modèle mathématique proposé par le chimiste italien Ugo Bardi[1] qui décrit des phénomènes naturels pour lesquels la destruction est plus rapide que la construction. Par exemple : l'effondrement d'une pile de sable est plus rapide que son amoncellement.
Résumé
Ce modèle est intimement lié aux travaux du Club de Rome (1972) décrits dans l'ouvrage Les Limites à la croissance[2] et sa principale utilisation concerne la description de différents phénomènes économiques liés aux pics d'énergies fossiles et/ou à la pollution.
Le nom est inspiré du philosophe romain Sénèque qui, dans son ouvrage Lettres à Lucilius, écrivit : « Tout ce qu’une longue suite de travaux constants, aidés de la constante faveur des dieux, réussit à élever, un seul jour le brise et le disperse. C’est donner un terme trop long à ces révolutions rapides que de parler d’un jour : une heure, un moment a suffi au renversement des empires. » (lettre 91[3])
Voir aussi
Bibliographie
- Tim Jackson et Robin Webster. "Limits to Growth revisited." Reframing Global Social Policy: Social Investment for Sustainable and Inclusive Growth (2017): 295.
- Novak, Peter. "Sustainable energy system with zero emissions of GHG for cities and countries." Energy and Buildings 98 (2015): 27-33.
- Illig, Aude, and Ian Schindler. "Oil Extraction, Economic Growth, and Oil Price Dynamics." BioPhysical Economics and Resource Quality 2.1 (2017): 1.
- Ugo Bardi, The Seneca Effect : Why Growth is Slow But Collapse is Rapid, Springer,
- Ugo Bardi, Extracted : How the quest for mineral wealth is plundering the planet, Chelsea Green Publishing,
- Ugo Bardi, The mineral economy : a model for the shape of oil production curves, Energy Policy 33.1, , 53–61 p.
- Dmitry Orlov, The Five Stages of Collapse : Survivors' Toolkit, New Society Publishers,
Articles connexes
- Risques d'effondrements environnementaux et sociétaux : étude du déclin ou de la disparition des espèces vivantes et de la civilisation industrielle