Efrat
établissement humain israélien en Cisjordanie
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Efrat (en hébreu : אֶפְרָת), ou officiellement Efrata (en hébreu : אֶפְרָתָה), est une colonie israélienne considérée comme illégale par la communauté internationale[2],[3], implantée en Cisjordanie, territoire palestinien occupé, en 1983. Elle est construite en partie sur des terres palestiniennes confisquées, notamment celles du village d'Artas[4]. Efrat est située à 12 kilomètres au sud de Jérusalem, entre les villes de Bethléem et de Hébron, à 6,5 km de la ligne verte, du côté palestinien de la barrière de séparation israélienne[5]. La colonie se trouve dans les monts de Judée à une altitude allant jusqu'à 960 mètres au-dessus du niveau de la mer et couvre environ 6 000 dounams (1 500 acres)[6].
| Efrat (he) אֶפְרָת | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom officiel | Efrata (he) אֶפְרָתָה |
| Administration | |
| Pays | Territoires occupés par Israël |
| Territoire | Cisjordanie |
| Gouvernorats de la Palestine | Gouvernorat de Bethléem |
| Type de localité | Colonie israélienne Conseil local |
| District (Israël) | District de Judée et Samarie |
| Démographie | |
| Population | 11 825 hab. (2022) |
| Densité | 1 883 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 31° 39′ 21″ nord, 35° 09′ 00″ est |
| Altitude | 910 m |
| Superficie | 6,28 km2 [1] |
| Divers | |
| Fondation | 1983 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Efrat Municipalité |
| modifier |
|
Selon le Bureau central des statistiques d'Israël, la population s'éleve en Avril 2026 à 12 132 habitants[7].
Depuis 2024 Dovi Shefler est à la tête du conseil local d'Efrat[8].
Le nom « Efrat » fait référence à la localité biblique mentionnée dans le Livre de la Genèse,située à proximité géographique[9]. Selon Genèse 35:19 : «Rachel mourut et fut enterrée sur le chemin d’Ephrata, qui est Bethléem»[10].
Situation juridique
La communauté internationale dans son ensemble considère les implantations israéliennes de Cisjordanie illégales au regard du droit international mais le gouvernement israélien conteste ce point de vue[11].
L'établissement de colonies telles que celle d'Efrat s'effectue en dépit d'un document du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme le qualifiant de « crime de guerre » et du ministère français des Affaires étrangères le déclarant « inacceptable, illégal et irresponsable »[12].
En , le gouvernement des États-Unis a ouvert son premier service consulaire pour la Judée-Samarie à Efrat[13] afin de proposer une série de démarches administratives aux citoyens américains résidant dans la ville.
Confiscation de terres palestiniennes
Début 2009, l’administration civile israélienne déclare « terres d’État » quelque 1 700 dunams (170 hectares) de terres appelées « Khallet An-Nahla » par les Palestiniens et « Givat Eitam » (colline d’Eitam) par les colons. Une commission d’appel militaire approuve une décision d’ qui rejetait les objections contre la confiscation des terres déposées par les propriétaires fonciers palestiniens[14].
Ces terres étaient considérées auparavant comme faisant partie de Bethléem et du village palestinien d’ Artas[14].